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 Piège poison [Mharcus]

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mar 10 Aoû - 15:59

Alors que mes lèvres dansaient sur les siennes, tombant parfois dans le piège de ses dents, de délicats doigts s'immiscèrent sous ma chemise de soie, venant courir avec tendresse sur mon dos. La douce pression de la main sur ma peau me laissa échapper un long souffle, une béatitude m'envahissant instantanément. Comme si tout le stress, les angoisses, les doutes, les questions, les sentiments refoulés étaient partis avec ce soupir. Mes muscles se relâchèrent, ma pression sanguine baissa, mon palpitant rétrograda, étrangement à l'inverse de celui de Luella qui s'agitait de plus en plus.
Je n'avais pas souvenir d'un tel état de détente depuis fort longtemps. J'étais à mon poste de Chef des Armées depuis maintenant un trentaine d'années et mes semaines de repos se comptaient sur les doigts de la main.

Les pouvoirs de l'amour sont gigantesques, plongeant deux êtres dans un cocon de bonheur tandis que leurs coeurs se lient à jamais dans une étreinte spirituelle. L'amour est un pouvoir incontrôlable en général, comme dans mon cas actuel. Il vous envahit brusquement, lorsque vos rétines envoient à votre cerveau une image. L'image de la personne que votre coeur recherche depuis le début, l'image de votre idéal. Puis vos oreilles vous communiquent d'autres éléments comme la voix et les mots, le tout s'ajoutant au parfum que vous transmet votre nez. Alors seuls deux sens attendent avec impatience de pouvoir vous fournir des détails, vos doigt imaginent déjà la douceur et la chaleur de la peau et votre bouche tente de deviner le gout de cette peau.
Le reflet de votre amour se tiens alors devant vous.

Je plongeais mes yeux dans les siens tandis qu'elle parlait. En effet, bien vue, un rapport permettrait de nous laisser un peu plus de temps.
Sa caresse longue et volante me fit vibrer de plaisir, m'arrachant presque un gémissement.
Ma main gauche quitta ses épaules et vient caresser sa joue, effleurer ses lèvres et ses paupières, longer son cou pour finir par dessiner un trait invisible le long du col de son chemisier. Je procédais lentement, plus par effleurement que par de vrais caresses et dans le même temps, ma voix s'éleva en un murmure souriant, sensuel et doux.

C'est bien la première fois qu'un espion essaye de savoir comment faire pousser des carottes au lieu de grappiller des informations sur les déplacements militaire. Puis approchant ma bouche de son oreille, je lui chuchotais un petit quelque chose.

Je vais te montrer les étapes de la vie d'un champs.

Plaçant ma main droite sur sa hanche droite, je donnais à mes doigts une forme de râteau, puis je la fit glisser sur sa peau en exerçant une pression qui devrait suffire à la faire frissonner.

Tout d'abord, on labour pour aérer la terre et la rendre plus fertile.

Mes doigts lui tapotèrent alors, avec une intense légèreté, le ventre en sens inverse de mon "râteau".

Après l'avoir laissé quelques semaines, on sème les graines selon l'époque et l'on arrose.

Je me penchais alors tout en relevant son chemisier de quelques centimètres. Lui embrassant le nombril avec passion, je retournais lui roucouler à l'oreille.

On entretien ensuite le champ avec amour et attention pour que le sol nous remercie en laissant pousser nos plantes.

Je reposais alors ma main à plat sur sa peau chaude avant de conclure.

Si nous nous sommes bien occupé de la terre en la respectant, nous pourrons ramasser le fruit de notre labeur et de notre amour pour cette terre qui nous accueille.

Je ne lui avais pas donner les techniques et ce que je venais de lui dire était loin d'être suffisant, mais j'avouerais que dans l'instant présent, la raison de sa présence à mes côtés ne m'importait guère.

Elle était là, c'est tout. Et quel bonheur de sentir son corps contre moi et son souffle dans mon cou..
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 11 Aoû - 14:41

Je me laissais faire, observant chacun de ses gestes avec un sourire, frissonnant sous ses doigts. Les grandes lignes de l'agriculture par Mharcus Feyron. un vrai bonheur. Je m'étais mise sur le dos pour le laisser oeuvrer et soupirais d'aise une fois la leçon terminée. Avec un regard plein de malice je lui adressais un sourire.

-Pour tous ces secrets révélés, je me dois de te remercier. Ce n'est pas tous les jours qu'un Fehort partage son savoir avec un enfant de l'air.-

Je me redressais et, d'un mouvement souple et rapide, j'enjambais le grand Mharcus, chef des armées de la Terre pour me mettre à califourchon, les mains enfoncées dans l'oreiller de chaque cotés de sa tête. Mes cheveux cascadaient de chaque coté de mon visage, filtrant les rayon bleus de la lune, laissant deviner dans la pénombre un sourire taquin. En prenant consciencieusement mon temps, je replaçais mes longues mèches derrière mon oreille avant de me pencher et de lui murmurer à l'oreille d'une voix enjôleuse:

-Ton prix sera le mien, très cher informateur...-

Et je déposais un baiser léger comme un souffle d'air dans son cou, un autre au creux de son épaule avant de remonter jusqu'à ses lèvres et de les frôler dans un soupir. L'agitation de mon coeur avait fait place à un océan calme et infini, un océan d'amour dont la profondeur n'était pas mesurable.
Sans le savoir, je l'avais tant attendu cet homme qui serait capable de me lier mieux que n'importe quelle chaîne. J'étais loin d'imaginer qu'il serait Fehort, loin d'imaginer qu'il aurait les cheveux blancs bien qu'il soit à peine plus vieux que moi, loin d'imaginer qu'il me tirerait des griffes de la mort et loin d'imaginer que notre premier contact serait un duel à mort qui avait ressemblé à une démonstration martial plus qu'autre chose. J'étais loin d'imaginer à quel point son odeur de pin et d'herbe fraîche pourrait être envoutante, à quel point ses grands yeux sombre pourraient briller d'une intelligence et d'un calme fascinant, à quel point son étreinte pourrait s'avérer protectrice et douce.
Je posais doucement mon front contre le sien et me laissait emporter par son regard. J'aurai pu m'y perdre des heures, sans aucune notion du temps. Puis mes lèvres se posèrent sur les siennes une nouvelle fois, papillon éphémère dans un geste de tendresse.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 11 Aoû - 16:36

Il était amusant de constater qu'elle semblait mettre autant de volonté pour me sauter dessus et m'embrasser qu'elle en avait mit pour me pourfendre lors de notre première rencontre.
Oh! Lala! Ce sourire...La petite lueur que je pouvais voir dans ses yeux me fit frémir.
Sans que je ne comprenne bien comment, elle se plaça à une vitesse assez impressionnante à califourchon sur moi, ses cheveux me caressant les joues. Elle me taquinait, prenait son temps, lentement elle arrangeait ses cheveux. Lorsqu'elle se penchant pour me parler à nouveau, je fermais les yeux et souriais comme un enfant heureux.
Ah mon prix serait le sien hein? Tu va voir ma jolie.

Quoi? Ah zut, la voilas qui m'embrasse le cou, tu va voir, tu ne perds rien pour attendre. pensais-je en gloussant.
Oui, je sais, un chef d'armées qui glousse pour un baiser dans le cou c'est moyen, mais à l'instant présent, je vous e dis en toute franchise, je n'en ai rien à faire.
Ses lèvres humides, douces et fraiches se promènent...Bon, je dois avouer que j'ai abandonné toute résistance à ce stade.
Elle posa son front sur le mien, et nos yeux se plongèrent les uns dans les autres, entamant une valse silencieuse, se noyant ensemble dans les flots de tendresse que nous nous échangions. J'étais perdu dans ses prunelles et heureux d'y être.

De nouveau ses lèvres emprisonnèrent les miennes. toujours front à front. Ma main droite retourna se réfugier sous son vêtement, câliner son dos avec douceur. Puis un petit quelque chose attira mon regard. Je passais délicatement un doigt sur sa joue gauche et je la sentis. La fine cicatrice résultant de notre difficile combat. Peut-être remarquerait-elle aussi la même cicatrice sur ma joue droite. Je souriais maintenant et lui servis un regard des plus aguicheur.

Je vais me payer moi même dans ce cas.

Je fis courir ma main droite sur tout son dos, le chemisier se relevant doucement au passage et, finis par trouver ce que je cherchais. Une cicatrice sur son bras gauche.

Tu as eu de la chance avec ce coup là, il aurait due te couper le bras...

Je relevais alors la tête et embrassais son cou. Mes deux mains étaient maintenant dans le bas de son dos, à glisser lentement sur sa peau. Récidivant mon baisé, j'en profitais pour lui coller une belle petite lêchouille au même endroit. Le cou est fait d'une peau très fine et donc les connexions nerveuses sont sensibles. Le petit coup de langue devrait la faire réagir, si je ne me trompe pas.
Je ne lui laissais cependant pas le temps de quoi que ce soit puisque me redressant encore un peu, j'emprisonnais son oreille entre mes dents, la repoussant délicatement pour me retrouver à sa place et elle à la mienne.

J'espérais juste ne pas être trop lourd.

[HRP : il me semble que l'on devrait changer de rubrique rdv chez les Z'Amours?]
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 23 Aoû - 19:35

[Intermède musical ]

Un rayon doré chauffait quelques lattes de parquet au pied du lit et ce fut le bruit de la rue qui me tira de mon sommeil. A moitié couverte par les draps, j'ouvris un oeil ensommeillé, puis un autre, je m'étirais longuement, arquant mon dos et mes reins au maximum, bandant chacun de mes muscles avant de me relâcher avec bonheur. Le vide à côté de moi et l'absence de vêtements autres que les miens sur le sol ne laissait pas de doute possible: j'étais seule à la maison. M'enroulant dans un drap pour m'en faire une toge, aucune envie de remettre mes habits, je m'extirpais du lit avec lenteur. Je jetais quelques yeux par la fenêtre: elle avait été ouverte, un léger souffle d'air entrait et il y avait de l'animation dans les rues.
En ouvrant la porte de la chambre, je trouvais un plateau de fruits. Je le pris d'une main et descendis jusqu'à la cuisine pour manger. J'avais pris au passage le livre sur l'art du vol que Mharcus m'avait offert. Tout en continuant ma lecture, je mangeais tranquillement, assise en tailleur sur un tabouret. Il devait être tard dans la matinée, peut-être même que c'était le début d'apres-midi puisque mon cher Fehort n'était plus présent. Le pauvre, il devait se sentir fatigué. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres. Je pourrais constater cela le soir même.

Mon repas terminé, je remontais dans ma chambre, fis un brin de toilette, sautais dans des vêtements confortables mis à ma disposition et je refis le lit. C'est habillée d'une tunique verte tombant sur un pantalon de lin blanc et retenue par une ceinture d'une simplicité extrême que je descendis de nouveau mais cette fois dans le bureau. La lumière y était excellente et j'avais vu un grande miroir oblongue caché derrière des piles de...de n'importe quoi. Je dégageais un petit espace et entreprit de défaire mes bandages. J'étais heureuse de constater que ce qu'il m'avait mit la veille avait fait des miracles. Si j'étais toujours incapable de voler, les chaires étaient propres et en très bonne voie de reconstitution. Il restait une belle crevasse et ça allait prendre du temps avait de se refaire entièrement et j'étais certaine de garder une superbe cicatrice mais c'était discret et tellement à la base que ce serait caché la plupart du temps. Les chairs étaient d'un rose tendre plein de vie et aucun gangrène n'était visible, d'un coté comme de l'autre. Les mouvements que je pouvais effectuer étaient les indices immanquable que muscles et tendons s'en étaient tirés. Mharcus avait non seulement sauvé ma vie mais aussi sauvé mon aile. Je vis mon reflet sourire, un sourire plein de gratitude et d'affection. J'avais une dette.
Avec un ligne humide j'ôtais quelques saletés mais je devais me rendre à l'évidence, tout était propre et je n'avais même plus besoin de bandage. Heureuse, je pris la direction de la salle d'étude. La grande vitre donnait sur l'arrière et j'étais certaine que personne ne pourrait me voir. J'entamais alors une série de mouvements d'assouplissement. Cela concernait aussi les ailes. Les yeux fermés, installée dans le coin le plus vide possible, je maîtrisais chacun de mes mouvements, calculant la force de chacun de mes coups et de mes gestes. Je passais ainsi deux heures, grimaçant parfois quand mon aile blessée faisait un effort trop grand pour elle.
Le reste de ma journée se perdit dans la lecture et la pratique de la musique. J'étais assise sur un rebord de fenêtre avec une flûte traversière entre les lèvres quand j'entendis la porte claquer. Il était tard déjà mais Mharcus m'avait dit travailler tard parfois aussi n'étais-je pas inquiète. Et si c'était un garde, peu importait, j'avais l'autorisation du propriétaire de la maison. Je continuais donc à jouer, révélant ma présence dans la pièce.

[hj: flemme de faire de trop gros développement.]

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 23 Aoû - 20:58

J'étais épuisé, fourbu et terriblement triste et angoissé.
Je venais de perdre un Roi et plus encore, un mentor, un père adoptif en quelque sorte. Comme pour confirmer que cette soirée devait être l'une des pires de ma vie, un orage éclata, déchirant le ciel des ses éclairs, étirant les ombres sur le sol de façon brève et saccadée. La pluie se mit à tombée, dure et puissante, me trempant jusqu'aux os. Je n'accélérais cependant pas le pas, déboussolé et effrayé que j'étais.
Arrivant devant la porte de ma maison, je congédiais tous les gardes sauf un afin de ne pas attirer l'attention.
Tous s'inclinèrent malgré la pluie et le vent qui fouettait leur visage. J'entrais et laissais la porte claquer contre le battant avant de verrouiller.

J'écoutais brièvement le calme prédisposant dans ma demeure et entendit alors quelqu'un jouer de la musique à l'étage. Une flûte à parement, la mienne sans doute, Luella surement. Qui d'autre, un garde? Aucun n'oserait faire cela, il s'agissait donc bien d'elle.
Je gravis lentement les marches jusqu'à la pièce où elle se trouvait, une chambre inutilisée disposant d'une grande fenêtre, raison pour laquelle ce n'était pas là que je ne l'avais pas installé. Je baissais la poignée et poussa la porte qui tourna sur ses gonds, grinçant légèrement en fin de course. Puis je restais immobile.

Mon visage exprimait une neutralité parfaite, à la limite de l'impossible et j'avais les bras ballants, pendants inutilement contre mes flans. J'avais froid, j'étais même gelé, comme si ma chaleur corporelle avait foutue le camps, je tremblais de peur et de chagrin. Mes vêtements et mon armure gouttaient abondamment sur le plancher, mes cheveux collaient à mon visage comme ceux d'un mendiant en hivers par gros temps. Ma couronne avait légèrement glissée vers l'arrière mais ceignait tout de même ma chevelure d'argent d'un bandeau sombre.
Le plus explicite quand à mon état, je le sentais, était mes yeux.

Ci lisait forcement ma douleur, ma détresse, mon état de perdition plus que total. Je ne savais pas, je ne savais plus ou n'avais-je jamais su? Que devais-je faire? Qui devais-je croire? Qui devais-je intégrer à mon cercle de confiance? Où devais-je aller? Qui étais-je?
La seule chose certaine était que je savais qui aimer, cela aussi cela se voyait dans mes yeux vitreux.

Un rictus, puis une larme coula de mon oeil droit, roula sur ma joue et glissa sur mon cou avant de disparaitre dans la masse détrempée de mes habits.
Mon oeil gauche envoya alors la petite soeur et sans sanglot, sans hoquet, sans soubresaut, mes larmes se mirent à s'échapper, inondant mon visage encore un peu plus, laissant mes pupilles brillantes d'humidité et de terreur.
Un seul mot s'échappa alors de ma bouche, perçant le barrage de mes lèvres, me déchirant la gorge malgré sa brièveté. La voix tremblant horriblement comme guidée par mes pleurs, trahissant la profondeur de mon chagrin mais également de mon amour, je dis :

Lu...

J'eu alors une perte totale d'équilibre, les sens brouillés, et réussis de justesse à m'accrocher au montant de la porte, le visage tordu par la douleur de mon esprit.
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 23 Aoû - 22:29

J'étais restée immobile en entendant des pas dans l'escalier. De pas lourd et lents. je mettais cela sur le compte de la fatigue. Les 24 dernières heures avaient du être éprouvantes pour lui. Quand la porte s'ouvrit, je jetais un regard vers celui qui entrait et qui, je n'en doutais pas, était mon Fehort. Mais à la même seconde je me paralysais, toute musique cessant.
Il était trempé, abattu, il semblait alourdit par quelque chose. Mes yeux se posèrent ce qui lui ceignait le front: la couronne Fehort. Quand on est militaire, on apprend à reconnaitre les attributs du pouvoirs, peu importent les races.
L'incompréhension, l'inquiétude, l'angoisse passèrent dans mon regard. Pourquoi ? Je croisais son regard et ce fut comme un coup de masse qui ébranla ma conscience. Quelque chose de terrible venait de se passer. Nous ne bougions pas. J'étais pétrifiée par un présentiment d'une ampleur horrifiante, la sensation que quelque chose de très mauvais venait de se produire et que j'allais en souffrir. Et pourquoi cette couronne ? Il y avait déjà un roi. mais ce n'était pas Mharcus... enfin pas depuis qu'il s'était esquivé ce matin...

Il suffit d'un mot pour briser le charme et le silence entre nous. Comme si on venait de me foudroyer sur place, je me levais d'un bond, abandonnant la flûte sur le rebord de la fenêtre et je me précipitais sur Mharcus.
Mon premier réflexe fut de m'attaquer aux attaches de son armures. Je lui enlevais morceau après morceau, habile et rapide que j'étais car habituée à montrer à mes recrues. Toutes les races avaient les mêmes. Ou presque. Une fois débarrassé de sa coquille, je lui enlevais doucement la couronne et la posais sur une commode juste à coté. Je lui enlever avec délicatesse sa chemise détrempée et l'amenais jusqu'au lit. Il était frissonnant de partout, je ne savait pas depuis combien de temps il était sous la pluie mais je n'allais pas le laisser se tuer. Je l'invitais à s'assoir et lui retirais bottes et pantalon, tout aussi trempé. Le relevant un instant, je nouait une serviette rangée pour moi autour de la tailler avant de lui retirer son sous-vêtement. D'un autre serviette, je le frottais vigoureusement pour le réchauffer, essorais ses longs cheveux qui gouttaient. Il s'était rassis sur le lit. Les habits détrempés gisaient sur le sol, formant de petites flaques sur le parquet et j'étais bien contente qu'il les ai enlevé. Je ne savais pas ce qui faisait trembler un homme aussi fort que lui mais avant de le savoir, je voulais lui apporter la chaleur qui était la mienne. Le froid de la solitude tue plus surement qu'un hiver rigoureux.

Une fois séché et un peu réchauffé, j'enlevais à mon tour ma tunique pour rester avec mon soutient-gorge et le serrais dans mes bras, que la chaleur de ma peau contamine la sienne, que la chaleur de mon amour regagne son coeur qui semblait prit dans la glace. J'étais debout mais sa tête arrivait sur ma poitrine. Je passais ma main dans ses cheveux avec douceur. Il tremblait comme une feuille.
Quelque chose d'autre que la pluie le glaçait. Sans m'écarter, les doigts toujours perdus dans ses cheveux, écartant les mèches qu'il avait devant les yeux, je cherchais à le rassurer.

-Racontes moi-

Mes mots étaient un souffle, un murmure. Je voulais partager cette douleur qui se lisait si bien dans son regard.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 23 Aoû - 23:24

Je me suis laissé faire comme un enfant qui vient de rentré chez lui après s'être perdue et avoir erré sous la pluie plusieurs heures durant.
J'étais transis par un froid aussi bien extérieur que intérieur. Une âme en perdition sur un océan de complications. Paralysé par une terreur indéfectible et horrifié par une vision passée. Hanté par une présence maintenant révolue.

Puis elle est arrivée. M'inondant de sa chaleur, insufflant à mon coeur tout l'amour qu'elle pouvait. Arrêtant ma chute aux enfers par le simple contacte de sa peau, de ses mains dans mes cheveux, de sa poitrine contre ma tête...du battement de son coeur résonnant en moi comme une lueur dans les ténèbres, comme un espoir, comme un amour dans le néant. Elle me frictionna pour me réchauffer et cela fonctionnait, j'avais moins froid. Il ne me fallut pas bien longtemps pour que cessent mes larmes et que mon coeur réchauffé ainsi que mon esprit apaisé commencent à planer. Je m'endormais d'épuisement assis sur le lit, contre ses seins alors qu'elle était debout.
Puis elle exposa sa requête, me tirant de ma somnolence.

Je me redressais, le regard plus vaillant bien que toujours empreins de tristesse et lui lançais un regard montrant toute ma gratitude et tout mon amour pour elle. Une Aluïs peut-être, mais mon coeur était sien.
M'allongeant dans le lit, je lui intima de me rejoindre. Qu'elle s'installe près de moi, me réchauffe, me rassure et me soutienne. Car ce que j'ai à lui raconter sera certes bref, mais très douloureux pour moi.
J'étais maintenant sous la couverture, je m'étais débarrassé de la serviette qui saillait à ma taille et j'étais aller chercher refuge contre elle, recroquevillé comme un gamin qui cherche la protection de sa mère lors d'un orage.
Ma voix, rauque de chagrin, s'éleva alors en un murmure.

Mon Roi est décédé ce soir. J'étais à ses côtés à sa demande et sa dernière volonté fut que, en l'absence d'héritier, je prenne la couronne.

...


Tournant alors les yeux vers elle pour plonger dans son regard tendre, je terminais.

Je suis le nouveau Roi du peuple Fehort.

...

Il était pour moi un père adoptif depuis la mort de mon père. Il était mon mentor et m'avais offert sa confiance. Il était bon, juste, droit et ouvert...J'ai perdu l'être le plus cher à mon coeur après ma mère et maintenant toi.


Une larme roula de nouveau, je me collais encore un peu plus contre ma Luella, allant chercher le maximum de chaleur contre sa peau, posant de nouveau la tête sur sa poitrine et l'enlaçant, comme si elle risquait de disparaitre. Quelques larmes disparurent dans son soutien gorge. Je m'agrippais à elle me laissant bercer par son coeur et sa chaleur. Je voulais parler, mais mes forces avaient disparus, terrassées par tant de fatigue et de chagrin.
Je m'endormis alors, bercé par la présence de l'une des deux femmes de ma vie, chavirant dans un sommeil lourd sans rêves ni cauchemars mais accompagné de la douceur de celle qui avait envahit mon coeur pour l'enfermer dans un cocon d'amour.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mar 24 Aoû - 0:30

Je le gardais contre moi, contre mon cœur encore un instant. Il ne tremblait plus. Plus trop. J'étais rassurée à présent. Je le laissais échapper à mon étreinte un instant avant de le rejoindre sous les draps. Je le pris de nouveau dans mes bras. J'avais besoin de le sentir contre moi, sentir la chaleur revenir en lui, la vie couler normalement dans ses veines, son cœur s'apaiser.
Je l'écoutais parler tout en caressant son visage, les yeux plongés dans les siens, dans ces iris hypnotiques, dans ce regard chaud et rassurant. Et pourtant c'était lui avait le plus besoin d'être rassuré. La nouvelle m'étonna mais sans plus. La couronne en disait déjà long et si ma conscience s'était demandé pourquoi, quelque part j'avais déjà tout compris. Je reléguais le détail et l'analyse à plus tard, pour l'instant je devais m'occuper de mon petit roi, de cet homme devenu un oiseau perdu et que je serrai contre mon cœur. Ce soir il avait perdu pour la deuxième fois son père.

Je ne répondis rien à ses révélations car il n'y avait rien à répondre. Je n'avais perdu personne dans ma famille, mes frères vivaient, mes parents aussi. Mais j'aimais mes hommes comme une seconde famille et quand j'en avais perdu dans la prise de la Tour, mon chagrin avait été immense. J'avais perdu mon second, j'avais bercé son corps sans vie en versant des larmes intarissables sur son visage couvert de sang. L'on m'a dit plus tard que mes cris avaient résonné bien au-delà de la tour. Mon cœur portait encore cette peine mais les mots de sa famille et le temps aidant, la souffrance n'était plus la même et j'arrivais à sourire quand ma mémoire faisait appel à son souvenir.
Je souhaitais la même chose pour Mharcus. Mais dans les premiers instants, je ne pouvais que le serrer contre moi et le bercer.

Je le sentis se détendre petit à petit et quand sa respiration devint lente et régulière, je me levais, silencieuse comme une ombre. J'allais éteindre les bougies, plongeant la pièce dans le noir. Les nuages de pluie étaient si sombre que la lumière de la lune bleue ne passait pas. Le noir était total. Comme si le monde savait que ce soir, la lumière qui guidait un peuple s'était éteinte. Et le ciel pleurait pour lui. Et pour l'homme qui désormais dormait dans mon lit, écrasé par la fatigue et la tristesse.
Je retirais mes vêtements et me glissais de nouveau dans les couvertures pour revenir près de mon beau militaire. Je le protégeais de mes bras, lui offrant mon souffle, mon coeur et ma chaleur. Je créais pour lui un univers où nous serions seuls, loin de la mort et du chagrin, loin de la pluie et des ténèbres. Un univers que nous serions les seuls à connaître et à peupler.
Alors qu'il dormait, je récitais à voix basse, en passant mes doigts dans ses cheveux avec tendresse:

[b]-Toujours derrière
Toujours devant

Nous sur la route et lui courant
Le rattraper et le pourfendre
Ce n'est qu'un rêve fait de cendre
Celles des vies qu'il nous arrache
Amis, enfants, parents, toutes nos attaches

Mais toi, petit prince de lumière
Tu sais qu'il est inutile de lui faire la guerre
Tu l'acceptes et le caresses
Tu sais que tu ne peux le tenir en laisse
Alors tu le regardes courir en souriant

Ainsi passe le temps
Toujours derrière
Toujours devant
Et toi petit prince, entre tes larmes, tu souris
Parce que tu l'as bien compris

Si nos coeurs se lient, le temps les occis
A cela tu ne peux rien
Mais tu refuse le chagrin
Car ils sont tous une lumière au fond de toi
Et jamais elle ne s'éteindra.-[/b
]

Une larme roula sur ma joue pour aller se perdre dans les draps. Il fallait avancer, même si notre route était pleine de chagrin, même si ceux avec qui nous marchions restent en arrière et que nous ne pouvons pas les retenir, les entraîner avec nous. Il fallait toujours avancer avec l'idée qu'ils ne font que changer de route et que les rejoindre sera toujours possible. Mais qu'à ce moment là, il faudrait avoir vu et entendu assez de choses pour avoir de quoi raconter de belles histoires.
Un sourire aux lèvres, je déposais un baiser sur son front avant de fermer les yeux et de m'endormir à mon tour.

Mon rêve m'entraîna au bord d'un étang. Sous un grand marronnier, il y avait un banc. Et sur ce banc il y avait Braan, mon second. C'était un garçon de mon âge. Nous étions les plus jeunes. Il était jovial, toujours optimistes, terrible lors de joutes orales. Mais irréfléchi, passionné, emporté. Trop sur de lui aussi et trop fanfaron. Avec un coeur en or et gros comme ça, toujours un mot pour rire ou pour réconforter, pour encourager. Les yeux d'un bleu incroyable et les cheveux noir comme l'onyx, il avait des ailes aux plumes bleues et rouges, représentatives de son caractère. Il était assis là et regardait l'eau en souriant. Je m'avancais vers lui et nous restions là, sans bouger ni parler.
Dans mon sommeil, je souris de plus belle.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 25 Aoû - 13:29

Il y avait quelque chose d'intensément agréable lorsque encore en partie endormie, je commençais à émerger. Une chaleur envahissait mon corps, réconfortait mon coeur et apaisait ma conscience. Je n'avais pas bougé en dormant, et gardant toujours les yeux clos, je fis glisser une main dans mon dos. Mes doigts frôlèrent alors la bouillonnante peau de Luella ce qui fit apparaitre un sourire sur mon visage.
J'ouvris lentement les yeux et me tournais vers elle en douceur pour ne pas la réveiller. Elle avait le visage rayonnant de celle qui fait un adorable rêve, elle était magnifique dans la lueur du rayon de soleil qui passait au travers des rideaux.

C'était un nouveau jour, avec son lot de tâches difficiles et tristes, mais un beau jour. Le Ciel rendait hommage au feu Roi Fehort par un radieux soleil après l'avoir pleuré toute la nuit durant.
Je devais enterrer un Roi et lui rendre hommage à mon tour avant de prendre sa place. Je devrais ensuite mettre sur pied dans les plus brefs délais l'expédition de la Tour Isolée. Je trouve que ce nom lui va bien aux égards de celui de la région qu'elle contrôle.
J'eu un pincement au coeur en pensant qu'il fallait renvoyer Luella chez elle. Etant maintenant le Roi, cela serait bien trop étrange qu'elle reste auprès de moi.
Je li murmurais à l'oreille d'une voix plus joyeuse que a veille, bien que toujours le coeur lourd.

Bonjour ma belle Aluïs.

Je déposais un doux baisé sur ses lèvres avant de me lever.
Après un bain chaud et rapide, je pris de nouveaux vêtements propres. J'enfilais un caleçon blanc sous mon pantalon de soie vert sombre. Une chemise également de soie et de la même couleur sur les épaules, je revêtit ensuite ma cuirasse de parade. Une cuirasse de cuir vert très sombre, tressé de fils d'acier et renforcé de bandes métalliques, un magnifique dragon doré ornait mon torse. Mes bottes renforcées aux tibias et mes cuissardes protégeaient mes jambes tandis que des brassards ornaient mes avants-bras et mes poignets.
Je nouais mes cheveux propres aux reflets roux et argentés en une grande queue de cheval avant d'attacher mes épées dans mon dos.
Je retournais dans la chambre et posais pour finir la couronne sur le haut de mon crâne.

Je quittais ma maison après avoir déposé sur mon oreiller le petit mot suivant :

"Luella,

Les devoirs m'attendent et je me dois de protéger mon peuple.
Tu ne peux pas imaginer à quel point tu m'as été hier d'un grand secours ni combien tu m'as réconforté et apaisé.
Aujourd'hui, je serais sacré Roi de façon officielle après les hommages dues à mon défunt prédécesseur .
Je ne sais pas quand je pourrais de nouveau te prendre dans mes bras et humer ton doux parfum, mais j'en suis déjà fou.

Je t'embrasse de tout mon amour.

Ton homme

Mharcus"


La journée fut forte en émotions. L'enterrement du Roi plongea le peuple dans le silence, le respect et les larmes silencieuses. Il avait été aimé de tous, grand roi et grand protecteur, juste et bon, des qualités rares de nos jours. Les conseillés et moi même avons recommandé son âme aux Dieux en publique avant de lancer la procession.
Le cortège allait du palais au caveau Royale, traversant la ville de bout en bout de sorte que ceux qui travaillaient ou ne pouvaient se déplacer puisse s'incliner une dernière fois devant le Grand Roi.
En tête, les conseillés que je suivait avec deux dizaines de soldats d'élite. Venaient ensuite les chamanes. Juste derrière eux, six soldats portant la dépouille, eux même suivis des domestiques privés du Roi et d'un bataillon.
Arrivé devant le caveau, les chamanes exécutèrent les rituelles ainsi que les sacrements.

Après qu'il fut placé dans son cercueil de marbre et que le caveau soit scellé, tous le monde retourna au palais. Sur le balcon, les conseillés firent leur discours et se prêtèrent garant de ma nomination par l'ancien Roi et de nouveau, des rituels eurent lieu. Je dus promettre tout un tas de choses comme d'assurer la protection du peuple et ses intérêts au péril de ma vie si nécessaire, de tout faire pour lui assurer paix et prospérité et la promesse qui me fit sourire intérieurement tout en m'angoissant également, promettre de tout faire pour me trouver une femme et mettre un héritier au monde ... Hum!

On me demanda alors de faire mon premier discours, près que l'on m'ais remis officiellement la couronne. Epreuve que je redoutais. J'affichais donc la même droiture que de mon temps de chef des armées, cette allure qui captivait mes troupes, et me lançais.

Nous avons aujourd'hui enterrer celui qui à jamais restera dans nos coeur comme le plus grand des Rois Fehorts. Pour moi, la peine est double puisque j'aimais cette homme comme s'il fut mon père adoptif. Il m'a dit un jour que nous étions tous ses fils et ses filles. Un homme au coeur pure, aimant son peuple plus que tous, doué d'une grande bonté, du sens de la justice et du pardon, à l'écoute et attentif à nous tous. Il a voué sa vie à notre cause toujours dans le respect des autres, y compris des ennemis du peuple Fehort.

Je suis avant tout un soldat. Nombre d'entre vous me connaissent, certains ce sont battus à mes côtés; Certains même on sauvé ma vie. Vous savez que je suivrais de mon mieux la ligne tracée par notre Roi. Je ne suis pas un tyran et jamais je n'exploiterais le peuple. Jamais je ne lancerais une conquête si je ne suis pas certain que nous avons de grandes chances de l'emporter. Je ne puis offrir une victoire, mais je peux mettre toutes les chances de notre côté.

Je suis cependant persuadé que nous ne devons continuer de vivre en conflit éternel avec les autres races. Certes, notre dernier pacte de paix à mal finit. Le peuple Aluïs à du vouloir se venger de nous, de ce que nous avons put commettre de par le passé et que nous avons voulue oublier, par honte. Nous nous sommes également vengé de choses horribles qu'ils ont fait, mais cela doit cesser. Quelque soit la race, même les Parias, qu'avons-nous gagné à nous entretuer durant des centaines d'années et qu'avons nous à gagner à continuer?
Une expédition est montée pour capturer une Tour neutre. Si les Aluïs en connaissent l'existence, ils ne savent comment la voir et y entrer. Je connais le secret de cette Tour Gardienne, raison pour laquelle je pars avec le convois. Je vois en cela un espoir. Nous sommes un peuple puissant car jamais nous n'avons connue la famine et le manque de nourriture.

Nous nous sommes fait avoir il y a quelques temps, mais montrons, non, prouvons aux autres peuples que les Fehorts sont des êtres doués de raison. Prouvons leur que que savons pardonner. Prouvons leur que le passé nous à enseigné à vivre et non à tuer. Prouvons leur que nous sommes un peuple puissant tant par le bras que par l'esprit. Prouvons leur que nous sommes sortit grandit de nos défaites comme de nos victoires.
Prouvons à cette Terre et à tous ses peuples que nous sommes doués d'un coeur, de détermination et de force, montrons leur notre union et notre volonté de vivre en paix. Je jure devant vous de tous faire pour apporter la paix. Je le jure devant les Dieux, devant le Grand Roi et devant mon père.


Je sentis une larme couler sur ma joue. Je regardais dans la direction de ma maison, la fenêtre de la chambre où j'avais laissé Lu dormir. Elle représentait pour moi l'espoir de ce que je venais de dire.

[HRP : Klyah, si tu pouvais faire juste une réponse pour faire la réaction du peuple à mon discours. Cela ne me semble pas correct si je le fais moi même. Merci]
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Piège poison [Mharcus]

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