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 Piège poison [Mharcus]

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Luella
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MessageSujet: Piège poison [Mharcus]   Lun 5 Juil - 21:15

J'étais dans la galère. J'étais en territoire ennemis et il me restait un sacré bout de chemin avant d'arriver au bort du territoire. Je comptais passer du côté de la parcelle isolée. Sinon, j'étais bonne pour traverser touuuuute la forêt plus touuuuuuuute la plaine. Et à découvert dans la prairie, j'étais morte en moins de deux. J'avais beaucoup de talent pour ce qui était de la baston mais avec toute une armada de Fehort aux fesses, j'étais certaines d'y passer ou presque. Et là, j'avais pas vraiment la possibilité de voler. Pourquoi ? Bon alors reprenons du début, vous voulez bien ?

Ma mission, que je n'ai pas le choix d'accepter ou non, était de me faufiler dans les champs Fehorts pour voir comment ils cultivaient certaines céréales. Nous avions des territoires qui pouvaient peut-être accueillir de l'agriculture mais nous n'avions pas la technique. Bien sur, nous savions faire pousser une ou deux choses mais pour faire un vrai rendement qui puisse nourrir la population, il nous fallait le savoir-faire des fils de la terre. Et vous imaginez bien qu'ils n'allaient pas gentiment nous donnez la méthode. J'avais donc pour mission de savoir comment on faisait pousser les plantes. Pour le moment, c'était la phase récolte. J'avais passé la semaine à prendre des notes et à regarder. C'était détestable de rester cacher de la sorte mais je n'avais pas le choix. J'avais remis mon travail à Lust qui fila comme une flèche pour le donner à mon instructeur. Et moi je restais une nuit de plus pour repartir le lendemain. Mais la chance tourna avec le vent et je tombais sur un garde qui prenait une pause. Le bougre se mit à crier comme un putois et j'eus beau le mettre KO rapidement, il avait ameuté sa garde. Je filais donc vers la forêt. Les chiens sur mes traces, je disparus dans les bois en moins de deux et les semait. Malheureusement, l'un d'eux avaient le pouvoir de manipuler le bois pour en faire des épines de toutes tailles. Et une écharde de la taille d'un lance m'avait sectionné un muscle. J'avais retenu mon cri mais mon aile droite était fichue. Ne conservant que mon corsage de cuir, j'utilisais ma chemise pour bander rapidement ma plaie et évitais ainsi les traces de sang.

Et voila comment j'en étais arrivée à marcher en forêt, le plus vite possible, vers la parcelle isolée. De là je pourrais récupérer Lust qui irais chercher du secours parce que marcher jusque chez moi, une aile en vrac, bof. Ca faisait un mal de chien, en plus ! Je respirais avec du mal et une douleur dans mon dos me vrillais terriblement. Je fis une pose en m'appuyant contre un arbre et je me laissais glisser jusqu'au sol avec un soupir. Je serrais tellement les dents que j'avais mal à la mâchoire. Mon ailes droite pendait tristement à mes cotés.

-Aller ma grande, encore quelques kilomètres et tu y es.-

Je ne prêtais pas vraiment attention à ce qui m'entourais et j'eus à le regretter. Près de moi, une petite plante avec de jolie fleur poussait tranquillement. je n'y faisait pas du tout attention jusqu'à ce que je pose la main dessus. Une vive douleur me traversa la main et je la retirais avec un cri. Cette saleté avait des épines monstrueuse et avec horreur, je vis comme un liquide jaunâtre suppurer. La vermine, elle était surement empoisonnée. Je me relevais d'un bond et sentis tout de suite le sol tanguer. C'était très désagréable. Sans faire plus attention, je continuais cependant ma route. A croire qu'une mauvaise étoile m'avait repérée ! J'en chaînais les catastrophes.
Titubante, tremblante, je continuais à avancer vers ce qui serait certainement ma libération. Je sentais mon coeur battre douloureusement dans ma poitrine. Cherchait-il à s'échapper ? Et mon souffle qui se faisait plus rare. Mes jambes fléchissaient et ma vue se bouillait. J'avançais en me tenant à chaque arbre. Un voila noir s'était abattu sur mes yeux et je ne distinguait presque plus rien. Ma tête semblait sur le point d'exploser. Tout à coup je sentis des palpitations. Je tombais à genoux, une main sur le coeur, en train de suffoquer. Je n'en pouvais plus. Mais je ne pouvais pas mourir comme ça tout de même ! Soudain, mon coeur sembla s'arreter. Je cherchais un moment mon pouls et constatais qu'il n'existait plus. Puis mon coeur repartit avec un terrible effort qui m'arracha un râle. Je n'en pouvais plus.

-Tu...tuée par une...Plante...C'est ri...Ridicule...-

Je m'effondrais au sol, les limbes de l'inconscience m'emportant au loin.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 5 Juil - 23:44

Lorsque la section de garde en lisière de la Forêt Bleue arriva, un soldat m’apprit que les gardes avaient fait une prisonnière. Une Aluïs. D’après les dires enjoués du soldat, elle aurait été surprise tandis qu’elle espionnait des champs et se serait piquée sur une plante. La « pauvre » fille de l’air avait été retrouvée aux termes d’une poursuite, plongée dans une lourde inconscience. L’un des hommes avait également réussis à la blesser en transformant d’inoffensifs buissons en pieux et lances pointues et tranchantes. L’intruse avait une aile paralysée par sa blessure. Incapable donc de fuir par les airs.
Pour un coup de chance, c’est vraiment un coup de bol. Moi qui depuis des mois cherchait à connaître notre ennemi, j’avais l’occasion d’analyser un spécimen.

On m’apprit qu’elle avait été placée en cellule, ne me demandez pas pourquoi elle n’a pas été conduite chez un guérisseur, mais cela vaut sans doute mieux.

Ben merde alors !

Comment vous expliquer ce que j’ai ressentis en arrivant devant ladite femme ailée. Je suis resté facilement cinq minutes planté sur place à observer la prisonnière qui faisait la fierté de la section SFFS23 (Surveillance des Frontières Ferhorts Section 23).
La chevelure aubrun me rappelait le violent combat que nous avions mené, lorsque ses mèches fendaient l’air en rythme avec son impressionnante épée. Son teint halé éveillait en moi le souvenir du sang qui avait coulé en quantité si infime que j’en étais venu à me demandé si l’un comme l’autre nous aurions put tuer notre adversaire. Je me souvenais également de ses yeux, bien que clos, d’un brun légèrement plus clairs que les miens mais pétillant d’une soiffe de combats et de grandes victoires.
Je me ressaisis alors et cogitais à vitesse grand V … voir encore plus grand. Une fois que je fus de nouveau droit comme un mur d’enceinte et que toutes traces de surprise eu disparue, que j’eu effacé de mes yeux toutes émotions, je fis face aux soldats et les félicitais, les envoyant boire à ma santé. Ils l’avaient mérité bien plus qu’ils ne le pensaient. Puis en retenant deux gardes, je leur ordonnais le transfert de la prisonnière.

Conduisez là dans ma demeure. A l’étage, il y a une chambre inoccupée qui n’a qu’une minuscule fenêtre et une porte robuste avec serrure. Installez là dedans mais ne la brutalisez pas. Il faut qu’elle se remette, que je puisse l’interroger.

Je filais ensuite avertir le roi qui ne se posa pas plus de questions qu’à l’habitude, ce qui se comprenait du fait de ses 498 ans.

Ma pauvre et belle terrible ennemie. Chaque détail de notre combat me revenait doucement.
Durant près de six jours, je m’attelais à préparer des contre poisons que je la forçais à avaler, je nettoyais sa piqure ainsi que sa blessure, désinfectant chaque centimètre de peau et de chair pour éviter une infection. Elle avait eu la chance de se prendre un poison certes mortel mais très lent. Je lui changeais son pansement deux fois par jour et après les soins quotidiens, je m’en allais à mon poste, après avoir placé un garde devant sa porte qui devait m’avertir en cas de réveil. J’usais de mon temps libre pour chercher des potions plus rares mais plus efficaces, je broyais des plantes et préparais des décoctions visant à épurer le sang ou à régénérer plus rapidement les tissus musculaires et de l’épiderme.
Chaque soir, je restais assis sur une chaise après le départ du garde et je lui faisais avaler des mélanges liquides de plantes, de racines et de fruits pour que son corps inerte régénère ses réserves de vitamines et de fibres.

Et je l’observais. Je passais des nuits à l’observer tandis que sa conscience la faisait voyager dans des lieux que jamais je ne visiterais.
Puis je m’endormais.

Puis je me réveillais. La fine lumière du jour filtrant par la petite fenêtre éclairait chaleureusement la pièce. Je prodiguais à Luella ses soins habituels et une fois mon armure revêtit, je m’apprêtais à partir lorsqu’un gémissement m’alerta.
Luella sortait de sa torpeur. Les potions la laisseraient dans le flou encore quelques heures et elle allait sombrer de nouveau d’ici une ou deux minutes, mais le poison était maintenant de l’histoire ancienne. Seul sa carence alimentaire et sa blessure à l’aile la tiendrait en état de faiblesse pour encore quelques temps.
J’accourus dans la chambre que je ne verrouillais même pas et me penchais sur elle, posant une main apaisante sur son épaule gauche avant de lui murmurer quelques mots.

Luella, c’est Mharcus le Fehorts. Vous ne craignez rien ici, vous me connaissez et savez que je ne vous ferais pas de mal si vous ne pouvez vous défendre. Vous avez été empoisonnée mais vous êtes guérit. Reposez-vous, les contre poison vont vous faire tourner la tête encore quelques heures et vous serez totalement hors de danger.

J’hésitais quelques secondes et ajoutais.

En cas de problème, je serais en bas.

Je fis alors passer le message à un garde que je resterais chez moi pour veillez à la guérison de la prisonnière et m’installais à mon bureau pour lire divers livres sur la peinture et le chant, avant de prendre ma plume et de composer une chanson qui irait rejoindre toutes les autres de mes œuvres dans une armoire.
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mar 6 Juil - 0:46

Par moment, je me souviens avoir reprit presque conscience. J'entendais des voix, je sentais des mains sur moi, la douleur me traversais un instant et puis plus rien. Le noir chaud et accueillant du sommeil. mais pas le sommeil habituel, fragile et plein de rêves. Pas au début du moins. Non, là c'était plutôt la sensation de chaleur et l'arrêt total du cerveau: pas de pensées, pas de questions, pas de sensations, pas de raisonnement, rien. Juste un état, il faut le dire, larvaire. Le contentement du sort qui nous a été attribué et la stagnation dans cet état sans volonté d'en sortir. Et puis, petit à petit, les moments d'éveil se firent plus fréquent. J'entendais clairement une voix près de moi mais impossible de comprendre le moindre mot. Mes paupières restaient résolument closes et pas un muscles ne fonctionnait. Je sentais parfois quelque chose me glisser dans la gorge et quand mon sens du goût s'activait, je priais pour qu'il retombe en sommeil tant les mixtures étaient mauvaises. Je ne savais pas bien ce qu'il se passais, je perdais toute notion du temps mais je me sentais de mieux en mieux et la voix, que je reconnaissais désormais quand elle était présente, me rassurait. Le ton me semblait plutôt aimable et mon oreille avertie, malgré mon état déplorable, reconnu un son grave et vibrant qui devait être très agréable à entendre en temps normal c'est à dire quand on comprenait les paroles. Mon sommeil se fit plus léger et je me mis à rêver. Des rêves un peu effrayants parfois et souvent sans queue ni tête. Des histoires de plantes, des pieux, des forêts de glace, des cieux orageux, des grenouilles géantes et des champs de cadavres. Le plus souvent, je me retrouvais prisonnière, je fuyais quelque chose où j'errais, seule et désorientée. Je voulais à chaque fois me réveiller mais impossible. Et puis une phrase tournait en boucle dans ma tête: "Nout et Geb sont les opposés d'un tout.". Impossible de lui trouver un sens.
Et puis un jour, je me sentis sortir de cette torpeur générale qui m'avait habitée pendant dieu sait combien de temps. J'ouvris doucement les yeux et la lumière me fit mal. Je les refermais, inspirais profondément et tentais de remuer. Quelque chose comme le dernier râle d'un animal qui meurt remplaça le "Où suis-je?" que je voulais prononcer. J'avais la gorge sèche et tout le corps ankilosé. J'entre-ouvris à peine les yeux que quelqu'un vint près de moi et un poids qur mon épaule me signala un contact. Les paroles, je ne les comprit pas tout de suite. Je replongeais dans une douce somnolence en attendant que mon corps se sente près.
Je ne saurais dire combien de temps il me fallut pour émerger mais une fois chose faite, j'ouvris enfin les yeux pour de bon. La encore, le soleil m'aveugla mais je levais le bras pour m'en protéger. Avec plaisir, je constatais que je pouvais enfin bouger. J'étais très faible mais je pouvais bouger. Avec milles précautions et nombres d'efforts, je me redressais et jetais un regard curieux sur la pièce dans laquelle j'étais. Ma vision était encore floue et je sentais déjà ma tête bourdonner. Le mobilier était sobre, la pièce était claire, la fenêtre minuscule mais bien orientée et mon lit contre un mur. Il y avait pas mal de livre et je cru voir comme une table ou un bureau plus loin. Tout était en bois. Puis les paroles me revinrent doucement en tête et le nom prononcé sembla se graver en lettres de feu dans mon esprit: Mharcus !
Mon souffle s'accéléra brutalement et la pièce se mit à tanguer légèrement tandis que j'essayais de comprendre. Ca ne pouvais pas être vrai, il devait y avoir une erreur de compréhension. Ou simplement, il existait un Mharcus chez les Aluïs. Et ici j'étais...Je ne savais même pas où j'étais ! Je tentais de bouger mes ailes et une souffrance terrible émana de la droite. Je n'étais pas encore guéri apparemment. Dans un effort de volonté, je me mis assise au bord du lit et, accrochée à tout ce que je pouvais, je me trainais vers la fenêtre. J'avais l'impression d'être revenu dans la forêt. Je jetais un coup d'oeil par la vitre et retint un cri de frayeur: des dizaines de Fehorts se baladaient dans la rue. J'étais donc bien chez eux ! En plein chez l'ennemi ! J'étais morte, cuite, grillée...Seule, faible et blessée contre tout ça, je ne survivrais jamais. Et si j'étais vraiment chez Mharcus ? Cette pensée m'effraya au plus haut point et, enroulée dans mes draps, je rejoignis la porte. Mes jambes tremblaient terriblement mais je me soutenais le plus possible: je devais sortir d'ici. S'il m'avait soigné, si c'était vrai que je lui devais la vie, alors je ne voyais qu'une solution: il voulait avoir le plaisir de me torturer et de me tuer après m'avoir interroger sur mon peuple ou sur nos Tours. J'allais finir avec les ailes arrachées, des bouts en moins et rendre mon derniers souffle dans une fosse, quelque part dans un coin perdu. Non non et non, il fallait que je parte avant. Je ne voulais pas de ça, pas de cette fin. j'avais fais trop d'efforts pour arriver à ma vie pour qu'elle se termine comme ça. Et il m'avait vu faible en plus ! Raaah, quelle humiliation. Avoir été sauvée par un Fehort.
Je sortis de la chambre sans faire de bruit et contemplais l'escalier. Pas de rambarde, j'allais devoir me débrouiller. Les premières marches furent les plus durs puis je sentais l'habitude revenir. Je me sentais confiante en ce qui concernait le reste aussi je lâchais le mur qui ne m'avait pas quitté jusqu'ici. Grosse erreur. Mes jambes se dérobèrent sous moi et je m'effondrais sur le parquet. Me relevant avec les mains, je fixais le bois du sol avec colère, comme s'il était le responsable. Mes longs cheveux faisaient un rideau devant mon visage. J'entendis des pas dans une pièce proche et relevais la tête brusquement. Je devais filer. Mais où ? Je n'avais plus que l'escalier comme voie d'issue. Marche arrière toute, je remontais aussi vite que possible les marches. J'étais assise sur l'une des dernières marche du haut, le souffle court, des mèches devant les yeux, quand il apparut. La seule réaction que j'eus fut la pétrification totale. Comme si ne plus bouger allait me rendre invisible. En même temps, j'avais de quoi le souhaiter: j'étais entortillée dans des draps, une ailes pendant d'un coté, l'autre à demi-ouverte pour m'aider à monter, les cheveux en pétard, incapable de tenir sur mes jambes et, le pot aux roses, j'étais dans la maison de l'Ennemi, en face du chef des armées Fehorts et sans aucun moyen de défense.
J'ouvris la bouche pour parler mais rien ne me vint à l'esprit. Je restais donc là, à le regarder du haut de mon escalier, le coeur faisant des pointes et des zéros. Il avait toujours la même tête (pas étonnant en d'un autre coté), les mêmes yeux bruns de la dernière fois, la même carrure, le même air sérieux. Je devais avouer que je ressentais une pointe de soulagement de le voir et presque de la joie. Un visage familier dans une situation si désespérée, même si c'est celui du type qui a voulu vous tuer et qui le veux surement toujours, c'est réconfortant. Je finis par articuler le truc le plus ridicule de l'univers:

-Je...Je suis tombée...-

Pathétique, non ? C'était la première chose qui m'était venu à l'esprit. Comme s'il en avait quelque chose à faire. Et puis, ça semblait un peu évident. Je devais ressembler à un pauvre chaton mouillé et perdu sous la pluie, image même de ce qui inspire la pitié. La, j'étais tombée très bas. Mais j'avais trop mal à la tête pour m'en soucier.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mar 6 Juil - 10:13

Je m’étais assoupi à mon bureau, un livre sur les différents instruments de musique à cordes dans les mains. Bon naturellement, le bouquin avait depuis rejoint la poussière du plancher. Un sommeil léger s’était emparé de moi, conséquence directe des dernières nuits passées à veiller sur la prisonnière pour m’assurer qu’elle guérirait bien et que sa blessure ne s’infecterait pas.
Puis un bruit me tira de mon sommeil, manquant de me faire tomber de ma chaise. Une chute ? L’air agar, je me redressais et remis ma cervelle en route. Qui a bien put tomber ? Ce n’est pas moi, le garde est parti…

Luella !

Oui, je crois qu’à moins qu’un fantome ne soit venu me jouer des tours ou qu’un voleur se soit infiltré chez moi il n’y avait que cette possibilité là. L’Aluïs avait due se réveiller et tenter de se lever. Ce que je fis dans un raclement de chaise avant de rejoindre le hall d’entrée qui menait à l’escalier. J’avançais rapidement, inquiet qu’avec sa chute, son aile ne se soit abîmée de nouveau. Je montais les marches deux à deux pour m’arrêter net une fois presque en haut.
Ben ça alors. Qu’est-ce qu’elle fiche ici ? Je vis sont air terrifier sur son visage et ses cheveux en vrac ainsi que ses ailes et le fait qu’elle ne soit vêtue que d’un drap, de son pantalon et de sa chemise renforça cette image de la fille de l’air en cage et terrorisée.
Puis elle arriva à grande peine à prononcer quelques mots.
S’affichait alors sur mon visage neutre un sourire. Un sourire sans ironie, sans malice, sans colère ni méchanceté. Un sourire tout ce qu’il se fait de plus amusé. A sa remarque pour le moins évidente, je répondis une autre ânerie.

C’est ce qu’il me semble en effet.

Je parcourus alors les dernières marches pour venir m’agenouiller devant elle. J’écartais les cheveux qui m’empêchaient de voir ses yeux, ses grands yeux bruns, et les lui passais derrière les oreilles. Il me fallait mettre immédiatement les choses au clair. La raison pour laquelle elle se trouvait dans les escaliers était soit qu’elle avait voulue me trouver, soit qu’elle avait cherchée à fuir. La connaissant, je pencherais étrangement plus pour la seconde option. Bizarre non ? Je plongeais un regard que j’espérais rassurant pour la meilleure adversaire qu’il m’eut été donné de rencontrer. Un regard doux et sincère. On ne ment pas à quelqu’un que l’on estime et que l’on respecte, même s’il s’agit d’un ennemi.

Luella, tu es chez moi. Je te donne ma parole de soldat qu’aucun mal ne te sera fait tant que tu ne chercheras pas à fuir, à menacer un Fehort ou à entrer en contact avec les tiens et cela par quelque moyen que ce soit.

Avisant alors l’endroit où nous étions, je décidais de la reconduire à sa chambre où elle serait mine de rien plus à l’aise que dans mes marches. Je me redressais et lui tendis la main.

Allons, tu ne vas pas rester ici ! Reviens sur ton lit, que je te fasse porter à manger. Tu es encore fai..en vois de guérison et il y a mieux pour cela que les escaliers.

Je la savais fière, notre combat me l’avait prouvé. Je m’étais donc ravisé de l’emploi du mot faible pour ne pas la blesser dans son amour propre. Pourquoi malgré qu’elle soit une ennemie ? Que dire, je respecte mes ennemis, surtout ceux de valeur comme elle.
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 7 Juil - 17:45

J'eu un mouvement de recul quand il s'approcha mais je ne pouvais pas aller bien loin. J'avais mal au ventre et la tête qui tournais. Je voyais une peu flou et j'avais trop chaud. Saleté de poison, vilaine plante, stupide forêt. J'avais vraiment pas de chance. Je l'écoutais avec attention et aquiessais sans un mot. Je me sentais au plus mal et je ne décelais pas de trace de mensonge dans sa voix.
J'acceptais, après un temps de réflexion, la main qu'il me tendait. Je me relevais avec difficulté et repris bien vite ma place dans le lit, poussant un soupir de soulagement quand le monde cessa de tourner autour de moi. Ca faisait du bien de poser sa tête sur un gros oreiller. Avec du mal, je me rappelais de ce qui s'était passé pendant ma convalescence. La voix que j'avais si souvent entendu n'était donc pas celle d'un Aluïs mais celle de Mharcus. Il était donc le responsable de ses infâmes bouillies. Il n'y avait qu'un Fehort pour faire des trucs aussi répugnant avec des plantes. Mais je devais admettre que ça avait été efficace. Je ne tenais plus spécialement à m'enfuir. Ma petite crise de panique m'avait épuisée et je ne me sentais plus la force de quitter mon lit pour la journée. Avec précaution, je me mis assise un moment et me dévissais la tête pour voir mon aile. Comme la blessure était à la base, c'était comme essayer de voir dans son propre dos. Mais avec les années et une bonne dose d'entraînement, tous les Aluïs étaient plus ou moins capable de regarder ce qui se passait au niveau de leurs ailes, même si en général on maudissait les dieux pour ne nous avoir donné un cou plus flexible. Un bandage propre l'entourait et la plaie avait l'air saine. Mon étrange hôte avait fait un travail remarquable. Je me demandais combien de temps j'étais restée dans les pommes. Avec toute la délicatesse du monde, je dépliais d'abord de haut de mon aile et constatais avec plaisir que ce muscle là n'avait pas souffert. En revanche, tout ce qui touchait à la rotation de la base était affreusement douloureux. La seule position confortable était de la garder repliée contre moi. Je soupçonnais un tendon d'avoir été sectionné car une fois debout, mon aile traînait lamentablement derrière moi. Il allait falloir que je tue celui qui m'avait fait ça. Je guérirai, j'en étais sure, quelque chose me disait que je n'étais pas condamnée à marcher. Mais je ne savais pas combien de temps il me faudrait pour retrouver l'usage de mon membre. Et sans mes deux grandes amies blanches, impossible de partir d'ici. Fuir à pied la cité Fehort alors qu'on est Aluïs, c'est de la folie furieuse. Et je n'étais pas assez suicidaire.
Tournant la tête de l'autre coté, j'inspectais mon autre aile. J'avais conscience que je ne prêtais aucune attention à Mharcus mais je devais d'abord m'assurer du bon fonctionnement de mon corps. Je dépliais doucement chaque articulation et je due même me pencher en avant jusqu'à presque être pliée en deux pour pouvoir l'ouvrir en entier. On ouvre pas ses ailes dans une maison normalement, c'est de l'impolitesse. Mais un Fehort ne devait pas le savoir et c'était un cas un peu particulier. Un sourire se dessina sur mon visage alors que je battais doucement de l'aile, créant un léger courant d'air. Je forçais un peu et sentis tout de suite la puissance du souffle qui me fit pencher sur droite. Ravie, je repliais mon aile valide et me laissais aller contre les coussins. J'avais remarqué que les plumes étaient un peu en vrac, d'un coté comme de l'autre et que je devrais faire ma toilette mais ça me paraissait normal que Mharcus n'ai pas même pensé à cet entretient. Il est difficile pour une autre race de comprendre l'amour que les Aluïs portent à leur ailes. Elles sont ce qui les porte sur le vent et leur entretient est une chose que l'on apprend en même temps que la propreté. Des plumes bien entretenues assurent une qualité de vol excellente. Bien sur, ceux d'entre nous qui avaient des ailes de cuir type chauve-souris ou d'écailles, plus lourdes mais plus résistantes, ceux là n'avaient pas les mêmes choses à faire pour les garder en bon état mais tous nous apprenions à les maintenir propre et en bonne santé.
Je ne pouvais plus voler et je devais admettre que c'était une chose qui me restais en travers de la gorge. Pas tant parce que je ne pouvais pas fuir, ça encore ce n'était pas vraiment grave parce que j'étais bien au fond, dans cette chambre, avec un infirmier si attentionné. C'était surtout parce que une majorité des Aluïs apprend à voler avant de marcher. Les ailes grandissent en même temps que nous et peuvent nous porter très tôt. Quand un bébé n'a pas encore le sens de l'équilibre terrestre, il à en revanche la parfaite notion de son placement dans l'espace, notion clé si nous voulons pouvoir voler et faire des figure sans perdre le nord. Ce sont nos ailes qui, bien souvent, nous aident à nous mettre debout les premières fois et elles servent de balancier quand on perd l'équilibre. Alors ne plus pouvoir voler, c'est comme dire à un Nerise qu'il ne peut plus nager ou à un Fehort qu'il ne peut plus marcher. Ça me minais un peu le moral mais au moins, une aile sur deux c'est déjà pas mal. Je tournais enfin mon regard vers mon sauveur (il fallait bien l'admettre, il m'avait sauvé d'une mort par empoisonnement) et lui adressais un sourire un peu timide. C'était gênant d'être là mais j'étais reconnaissante pour les soins qu'il m'avait administré.

-Merci pour l'hospitalité et les soins. Ça avait mauvais goût mais ça m'a sauvé. Je suis ici depuis combien de temps ? Qui m'a récupéré ?-

Une question me brûlait la langue mais je n'étais pas sure de vouloir la poser. Oh et puis zut:

-Et qu'est ce que tu vas me faire maintenant que je suis réveillée ?-

J'imaginais bien qu'il ne m'avait pas tirer des griffes de la mort par pure sympathie. Il voulait quelque chose de moi et je n'arrivais pas à savoir quoi. Je voyais mon arme dans un coin de la pièce. S'il l'avait voulu, il l'aurait simplement prise. Ca devait avoir un rapport direct avec moi ou les Aluïs sinon, à quoi bon me sauver ? Peut-être voulait-il savoir ce que je faisais dans les champs ? Je n'étais pas disposée à lui révéler grand chose, même si ma gratitude envers lui me pousserait à lui dire deux ou trois chose, il ne fallait pas pousser mémé dans les orties: nous n'étions pas copains comme cochons.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 7 Juil - 19:31

Après qu'elle eu acceptée ma main, je la soutient jusqu'à son lit, passant un bras autour de ses hanches et tenant sa seconde main dans la mienne. Ainsi elle ne risquait pas de tomber si elle se prenait les pieds dans le drap qui trainait dangereusement au sol. Ce contact était étrange. La chaleur qui émanait d'elle était apaisante, elle était apaisée. Inquiète mais tranquille. Oui, bon je sais que cela ne veut rien dire, mais comment voulez-vous expliquer ceci autrement? Elle se laissa transporter et je la vie contente de pouvoir s'allonger de nouveau.

Je l'observais tandis qu'elle vérifiait mon travail ainsi que l'état de son corps, admirant sa souplesse et souriant lorsque le courant d'air produit par son aile valide fouetta mon visage. J'étais assis sur une chaise, à deux mètres à peine d'elle, mes yeux bruns suivant chacun de ses gestes et ce jusqu'à ce qu'elle se tourne vers moi et ouvre la bouche. Les questions qu'elle me posa étaient légitimes, aussi lui répondis-je sans cérémonie.

Tu as passé six jours dans les plaines des songes et cela fait, aujourd'hui, le septième que tu passe dans ma maison. Ceux qui t'ont récupéré sont cela même qui t'on blessé et pourchassé.

Je me levais et m'approchais d'elle en souriant.

Lorsque l'on trouve un adversaire de valeur, on ne peut le laisser périr, cela enlèverait tout le plaisir de croiser le fer avec lui. Je ne t'ai cependant pas soigné pour me battre avec toi. Je souhaitais te garder en vie pour pouvoir t'interroger. Les raisons de ta présence chez-nous, combien était avec toi, etc. Mais pour le moment, tu dois te reposer et reprendre des forces.

Il due paraitre étrange à l'Aluïs que je lui préconise de récupérer. Elle était faible mais totalement en état de répondre à mes questions.

Sache que je ne suis pas sans coeur, je sais que la captivité est dure à vivre, aussi es-tu libre d'aller et venir dans cette maison, de lire les livres que tu y trouveras. Je ne peux cependant pas te laisser sortir d'ici et les soldats on pour ordre de t'abattre à vue s'ils te voient. Ne fait donc pas la téméraire plus que nécessaire.

Des pas dans l'escalier, trois gardes entraient et déposaient un grand bac plein d'eau tiède, une pile de linges blanc propres ainsi qu'un plateau de fruits, légumes et d'une cruche d'eau fraiche.

Je me dirigeais alors vers la sortie après avoir remercié les gardes et pris le pommeau de son cymeterre. Je lui adressais un clin d'oeil et rompis le contact avec ses yeux.

Je suis content que mes soins est-été efficaces. Repose toi, mange et lave toi, je ne quitte pas la maison et si tu as besoin de quelque chose, prévient moi.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 7 Juil - 22:35

J'avais regarder entrer les gardes avec appréhension mais comme l'avait dit Mharcus, ils ne me firent aucun mal. Ils repartirent aussitôt. Et mon infirmier de Fehort aussi...Avec mon arme ! J'ouvris la bouche pour protester mais il était déjà partit. Je pouvais aller où je voulais dans la maison ? Je ne m'en priverai pas, je récupèrerai mon arme et que ça lui plaise ou non, je la garderai. Elle m'était trop précieuse pour que je la laisse entre ses mains. Mais j'avais le temps. Avec précaution, je pris le plateau de nourriture et l'inspectais. Il n'y avait ni viande, ni poisson. Un vrai régime végétarien. Pas de fromage, pas de lait. Juste des légumes et de fruits.

-Au moins, je vais pas manquer de vitamines avec ça.-

J'étais plus habituée à manger des plats préparés que juste des aliments posés dans une assiette mais je n'avais pas à me plaindre, j'avais super faim et besoin de me remplir le ventre. Je ne gagnerais pas beaucoup d'énergie avec ça mais après avoir mangé, je pourrai demander des oeufs ou de la viande. Je mangeais tranquillement mes légumes en regardant la poussière voler dans la lumière par la fenêtre. C'était une belle matinée. Je me sentis très vite beaucoup mieux et j'arrivais même à me lever pour manger mes fruits sur le bord de la fenêtre. Je regardais les gens vaquer à leurs occupations. Certains avaient des oreilles de renards, de chat, ronde ou en pointe. C'était assez marrant. J'étais contente que Mharcus ait simplement les oreilles pointues parce que avec de la fourrure, c'était tout de suite comique ou bizarre et je n'aurais jamais pu le prendre au sérieux avec de pareils choses sur la tête. Un gamin dans la rue leva un moment le nez vers la fenêtre et me regarda avec un certain étonnement. Puis il sembla voir mes ailes et eu l'air tout simplement terrifié. Je suis tirais la langue avant de mordre dans ma pèche. Non mais, c'était des façons ça de regarder les gens fixement.
Une fois mon repas terminé je m'approchais de la bassine. Je sortis de mes habits sales avec beaucoup de lenteur à cause de mon aile et parce que je manquais un peu de force. Je me frottais la moindre parcelle de peau aussi fort que possible pour retirer toute la crasse. Je supportais difficilement d'être sale. Pas vraiment la saleté comme quand on se roule dans la boue, plutôt la saleté qu'on accumule à force de ne pas se laver. Au bout d'une semaine, c'était normal.
Une semaine. J'arrêtais de me récurer un moment pour penser. Mon pauvre bébé volant devait être au abois, ne sachant où me retrouver. Et mes parents qui attendais de mes nouvelles. Et mes coéquipiers qui attendaient mon retour pour plancher sur mes infos...J'avais abandonné beaucoup de monde. Comme pour appuyer ma pensée, mon aile me lança de nouveau et je portais une main par dessus l'épaule pour presser le bandage. J'avais fais attention à ne pas le mouiller. Mais ce n'étais pas l'heure de me laisser aller. Ils s'en sortiraient tous sans moi et tant qu'on avait pas de preuves de la mort, personne n'irait m'enterrer vive. Mon second pouvait très bien prendre les rennes et Lust pouvait venir sur mon appel. Mais Mharcus n'aimerait surement pas, il aurait peur que j'envoie des messages. Mieux valait le laisser dans son nid. Un fois propre comme un sous neuf, je sortis de mon bac d'eau presque froide maintenant et enfilais des habits propres. C'était un peu léger sans mon attirail de cuir mais, bien sur, on me l'avait enlevé. Puis ce furent le tour de mes ailes. Il fallait nettoyer presque chaque plume et les lisser dans le bon sens. Il me fallut deux bonnes heures pour en finir. Propre de la tête au pieds, les cheveux attachés et plumes en bon ordre, j'étendis les linges humides pour les laisser sécher et descendis. Mes jambes n'étaient plus faibles, la tête me tournait beaucoup moins et je voulais absolument récupérer mon épée. Mais dans quelle pièce ? Une fois en bas, je me rendis à pas de loup dans le hall d'entrée et entendis du bruit dans une pièce non loin. Je passais la tête dans l'encadrure de la porte et vis Mharcus de dos. La pièce semblait être son bureau. C'était plein de livres, de parchemins et autre. Il avait l'air absorbé par sa lecture. Je vis mon cimeterre dans la pièce. Bon, c'était lui qui l'avait. Je ne savais pas vraiment pourquoi mais je ne voulais pas le déranger et mourrais d'envie de visiter sa maison.
En route pour la pèche aux infos croustillantes, je passais mon chemin sans un bruit. Cuisine, salon, bibliothèque, tout était très sobre mais agréable. J'ouvrais quelques livres par-ci par-là. Ils y en avait partout. Il n'avait donc que ça à faire ? Lire ? Je découvris beaucoup de livres sur les Aluïs et m'étonnais un peu de cette curiosité. En quoi connaitre notre culture l'aiderait-il à nous vaincre ? Il était très curieux, c'était le moins qu'on puisse dire. Un petit air me vint en tête, un truc très dansant et je parcouru la maison en me tortillant tout en fredonnant la chanson. Je battais le rythme en claquant des doigts et executais quelques pas de danse dans le salon en esquivant les livres. Aucun placard et aucune étagère n'échappa à ma visite et quand finalement ma chanson arriva à sa fin, je retournais du coté du bureau. J'avais tout vu et j'en retirais une chose: il aimait les livres. Arrivée au bureau, je toquais contre le chambranle et entrais. J'adressais un sourire à mon charmant hôte et me dirigeais vers mon cimeterre. Je le sortis de son fourreau et examinais la lame: aucun dommage que je ne lui connaissais déjà, il n'avait donc pas fait mumuse avec en tapant comme une brute que quelque chose. Ou alors il avait fait très attention de ne pas frapper trop fort. Quoi qu'il en soit, je me sentais mieux avec elle dans les mains.
Je m'assis en tailleur à même le sol entre des piles de livres qui étaient plus hautes que moi, mon armes sur les genoux et je pris le premiers ouvrage qui me passait sous la main. Un truc sur les plantes. A part les dessins, je ne comprenais rien et ne cherchais pas à comprendre. je n'ai jamais beaucoup aimé les plantes et elles me le rendent bien.

-Je m'ennuyais dans ma chambre. Tu fais quoi ?-

C'était vrai, je m'ennuyais dans ma chambre. La motivation principale était mon cimeterre: j'aime pas qu'on touche à mes affaires. Mais ensuite, j'avais fais un tour parce que je m'ennuyais. C'est humain non ?

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mer 7 Juil - 23:51

Lorsque Luella frappa à ma porte, j'étais plongé dans un livre intitulé Survivre en Territoire Hostile. Je ne savais absolument pas depuis combien de temps je lisais, mais la moitié du livre était déjà copiée dans ma tête. Je me retournait et l'observais, méfiant, attraper sa cimeterre. Elle observa la lame, comme si elle redoutait que je ne l'ai transformé en scie. Elle ne l'a pas remarqué, mais ma main droite avait disparue sous le bureau et s'était refermée sur le pommeau d'un long poignard. Ben quoi? On n'est jamais trop prudent.
Je la suivis du regard tandis qu'elle s'asseyait et alors seulement je me détendis. Je pris le temps de l'observer après qu'elle eu parlé. Les habits blancs qu'elle portait avaient été cousues dans un tissus extrêmement fin et doux. On n'en ressentait presque pas la présence et leur couleur donnait un véritable air angélique à Luella. Je plongeais mes yeux dans les siens, mon air sévère perdura quelques secondes avant de laisser place à un doux sourire.

Ces habits te vont bien.

Puis je lui jetais le livre qui m'occupais. Rédigé par un Pys il y à de cela près de quatre cent ans. Je sortis de mon fauteuil et m'avançais. J'agrippais le pommeau de son épée et une fois de plus, je lui souris.

Je préfèrerais conserver ta lame. Elle va être confiée à un forgeron pour être nettoyée et affutée. Je suppose que si tu es ici c'est que tu as visité le reste, non?

Je jetais un oeil par la fenêtre et le soleil déclinant me fit penser au pansement. Je lui tirais une chaise et lui intimais de prendre place, posant une boite avec bandages et lotion de nettoyage.
Durant une bonne quinzaine de minutes, j'étais penché derrière elle, dans son dos et je nettoyais délicatement les contours de sa blessure. j'exigeais toute ma concentration pour ne pas lui faire mal, et j'avais imprégné les linges d'un anesthésiant qui endormirais la douleur pour quatre bonnes heures. Etant habile de mes mains, j'effleurais sa peau pour la récurer, mais la proximité de mon nez et son cou était dure. Les effluves qui émanaient d'elle était légères et finement parfumées de menthe. Je reconnaissais le parfum de pin qui relevait toujours l'eau des bains des Fehorts.
Je mis ensuite doucement en place le nouveau pansement, prenant toutes les précautions avec son aile. Après avoir soulevé cette dernière pour accrocher le bandage, je caressais les plumes pour les redresser. J'avais lue depuis peu que c'était les bases de l'entretien des ailes Aluïs.

Je m'accroupis devant elle et mes yeux braqués sur les siens affichaient une joie incompréhensible, un léger déroutement et trahissaient que la douceur dont je faisais preuve n'avait pas pour but d'endormir la vigilance. J'étais juste content de la revoir et l'observer ainsi était plaisant.

Tu avais raison de dire que l'on se reverrait, mais je suis certain que tu n'imaginais pas que ce serait pour que je te soigne et te bichonne.

Je lui adressais un clin d'oeil avant de me relever.

Je te poserais des questions, mais demain.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 8 Juil - 0:24

Quand il me lança le livre, je l'attrapais de justesse avant qu'il ne me tombe sur la tête. Il avait l'air antique. Il gardait vraiment des trucs super vieux chez lui...Peut-être que d'être fils des arbres centenaires vous donne un amour immodéré pour les vieilles choses et le papier ? Je le vis reprendre mon arme chérie et m'expliquer ce qu'il en ferait. J'eus une mine déçue et un peu inquiète: il allait confier mon arme, ma sœur, mon bras à un ÉTRANGER ! Ma belle lame Xuhecor dans les mains d'un forgeron Fehort...Heureusement que je la connaissais par cœur, il ne pourrait pas faire l'échange sans que je m'en rendre compte. La demande de me mettre assise me dérouta un peu mais je m'exécutais sans un mot. Le compliment, j'avais fais semblant de ne pas l'entendre mais il avait failli me faire rougir. Je n'avais pas l'habitude du blanc mais j'imaginais bien que ça devait coller avec mes ailes. Je pris place, le livre fermé entre les mains et attendis. Je jetais un oeil curieux par-dessus mon épaule pour voir ce qu'il trafiquait. Des bandages ? Il allait changer mon pansement visiblement. C'était très...attentionné de sa part. Je le laissais faire, un étrange sentiment de bien-être et de confiance se diffusant en moi. Il avait les mains chaudes et douces, ses gestes étaient mesurés et je ne ressentis aucune douleur. J'aurais bien aimé regarder à quoi ressemblais ma plaie mais je n'osais pas me retourner de peur de l'interrompre et parce que je sentais son souffle presque dans mon cou. Ce n'était pas désagréable mais mon regard n'osa pas se lever et restait cloué au sol. J'étais une statue de pierre, je retenais presque mon souffle. La proximité me tétanisais sans que je sache bien pourquoi. Enfin au moins, je ne risquais pas de tomber de ma chaise, je m'y cramponnais. Une fois l'opération terminée, je sentis une mains caresser mes plumes et je compris qu'il était en train de les remettre en ordre. Délicate attention.
Un frisson parcourut mes ailes, faisant bruisser mes plumes. Il vint se mettre devant moi, accroupis et je piquais un fard soudainement. Pourquoi il faisait ça ? Pourquoi me regardait-il comme ça ? Il avait l'air heureux. Jamais personne ne m'avait adressé un tel regard et je ne savais pas trop comment l'interpréter. Il semblait juste au anges de me regarder comme ça. C'était de me voir dans ces habits qui lui faisait ça ? D'avoir soigné mon aile ? De me savoir prisonnière de lui ? Non, c'était plus simple comme joie. Juste, de la joie. C'était très perturbant et je ne su trop que faire à par le regarder droit dans les yeux et esquisser un sourire gêné. Il avait le chic pour me déstabiliser celui-là. Il fallait que je le tue rapidement. En plus c'était dégradant d'être si faible à côté de lui. J'étais cassée de partout et sans arme alors que lui, il était en pleine possession de ses moyen, en terrain connu et armé, je n'en doutais pas. Mais d'autre part, c'était agréable de se faire coucouner de la sorte. Ça ne m'étais pas arrivé depuis ma grosse grippe d'enfance.
A sa remarque je souris, cette fois franchement. Non, ça pour ne pas m'y attendre, je ne m'y attendais pas. Mais il fallait des surprises dans la vie. Pour ce qui était des questions, je lui était reconnaissant d'attendre demain. Je me sentais un peu fatiguée et avec une nuit de sommeil, je serais plus attentive à ses questions et pourrais esquiver plus facilement.

-Tu ne m'as toujours pas dis ce que tu faisais. Pourquoi lis-tu autant ? Tu t'ennuies ? Tu vis tout seul ici ? J'irai en prison une fois guérie ?-

Pour le moment je n'y pensais pas trop mais ça semblait trop idyllique de pouvoir rester prisonnière ici. Ils allaient certainement me mettre dans un cachot, quelque chose comme ça.
Je me relevais à mon tour et fixais toujours Mharcus, sans animosité, juste avec curiosité.

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 8 Juil - 10:08

Nos regards se croisèrent, encore. Depuis que nous nous connaissions, nos yeux ne cessaient de se rencontrer. Comme si son brun aimantait le mien et inversement. Parfois je cherchais son regard, parfois mes pupilles trouvaient les siennes toutes seules. J’aimais regarder les gens auxquels je parlais, mais avec elle il y avait une différence. Nous nous toisions du regard parfois sans parler, sans savoir ce qu’il fallait dire ni même si une chose devait être dite ou non. Etrange, déroutante, intrigante était cette sensation que nos yeux se cherchent ainsi.
Lorsqu’elle me posa de nouveau des questions, je me redressais et pris sur mon bureau un flacon d’un liquide orangé ainsi qu’un linge propre et je reviens devant elle et je lui pris la main. Cette main qui avait rencontrée la plante venimeuse. Je versais un peu du contenue de la fiole sur le tissus et tout en tenant doucement sa main fraiche, je nettoyais la piqure.
Elle avait la peau douce, fraiche comme si les vents du ciel coulaient dessus en permanence.

Une fois la piqure aseptisée, je lui pris le poignet et étudiais chaque centimètre carré de sa main, cherchant d’éventuelles traces de reprise du poison. Tout en ce faisant, je répondis à ses questions de ma voix neutre, calme, douce et légèrement grave.

Je lis autant pour savoir. J’aime savoir, découvrir, apprendre et essayer. Je ne m’ennuie pas puisque c’est là l’un de mes passe-temps favoris. Je lis, j’écris, je peints, je sculpte, je joue de la musique, j’apprends divers instruments, je chante mais ça tu le sais déjà, je compose aussi. Je vis seul ici, en effet. Je suis surement trop occupé pour que quelqu’un vienne vivre ici sans se sentir seul pour autant.

L’examen terminé, je me relevais et lui adressais un sourire. Bon, je sais que pour quelqu’un qui à l’habitude d’afficher en permanence un air neutre je souris beaucoup lorsque je suis avec elle, mais que voulez-vous, c’est ainsi. Je lui caressais la joue, doucement, plus un effleurement d’ailleurs. Le genre de caresse que l’on donne à un enfant pour le consoler.

Ta prison est ici. Tu n’iras pas ailleurs sauf si tu fais des bêtises. Je compte sur toi pour que cela n’arrive pas. Je serais attristé de devoir trancher ton joli cou autrement qu’à l’issue d’un violent et long combat. Suis-moi.

Je la guidais dans la maison jusqu’à une pièce qui jouxtait ma chambre. L’une des plus grandes pièces de la maison. Ma bibliothèque. Des étagères qui longeaient la totalité des murs, laissant juste l’espace pour la porte et pour une grande fenêtre. Une gigantesque table en bois était placée au centre. Des instruments de musique, un chevalet avec un tableau incomplet, une boite de matériel de sculpture, ainsi que plein d’autres choses. Les étagères allant du sol au plafond, à plus de deux mètres étaient pleines de livres. Tout un pan de mur était rayonné par race. Je possédais près de deux-cent ouvrages par race. Sur tous les domaines, les cultures, croyances, mœurs, musique, histoire, chaque domaine était présent.
Le reste de la bibliothèque, soit les trois-quarts, contenait toutes sortes d’ouvrages. Musique, chant, histoire, peinture, sculpture, art de la guerre, armes, poésie, récits et tant d’autre que je dois oublier. Tous rangé, classé, ordonné, rien ne trainait. Cette pièce est mon sanctuaire et l’ordre y ai impeccable. Pourquoi y ais-je emmené l’ennemie ?

Me tournant vers elle, j’étendis les bras de chaque côtés de mon buste et lui souriais, fier.

Tu es ici dans mon antre. C’est ici que je passe presque tout mon temps libre.

Réfléchis Mharcus, la considère tu vraiment comme une ennemie ?
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Dim 18 Juil - 19:42

J'avais accueilli ses réponses avec un sourire aux lèvres. Un érudit ?Pourquoi pas. L'art et la guerre n'était pas incompatibles. Les Xuhecors étaient même remarquablement doués pour mêler les deux. Je me laissais guidée avec plaisir, repassant par les couloirs déjà explorés et les pièces visitées juste avant. on était loin de l'ambiance aérienne et légère de chez moi mais ce n'était pas mal non plus. La pièce qu'il me fit visiter, je ne l'avais pas explorée à cause de la porte fermée dont je redoutais la serrure grinçante. Je fus émerveillée par le foisonnement de livres et de matériel artistique. Il y avait de tout et pour tous les goûts. Des instruments à corde, à vents, des percussions, de quoi faire de la poteries, de la peinture, des partitions de chant et tellement de livres ! Où que mon regard se pose, il y avait de quoi s'occuper. Je me demandais bien combien de temps il avait fallu à ce général en chef pour réunir autant d'oeuvres étrangères. Nos bibliothèques étaient généralement bien gardées et pour cause,plusieurs de nos ouvrages avaient été volés au cours de raids ou de combats. Nous avions, bien sur, nous aussi des livres de toutes les races mais ils valaient moins à nos yeux que ceux que nous avions perdus. J'étais certaine d'en trouver ici et avec de la chance, j'aurais même le temps de les lire. Mon très cher petit Fehort semblait tout content de lui et son air ravi me tira un sourire mi amusé, mi attendrit. Il avait raison d'être fier de lui, il avait à portée de main une somme d'informations incroyable et de quoi s'alimenter le cerveau toute sa vie...enfin une grande partie tout du moins.

-Chouette caverne. Tu dois bien t'amuser avec tous ces
livres avec toi...Et tu trouves le temps pour travailler au moins?-


J'avais du mal à me dire qu'il était chef des armées Fehorts mais qu'il passait son temps à peindre et jouer de la musique. Je suis d'accord qu'il faut avoir l'esprit ouvert mais il avait un job quand même, il devait l'assurer. Enfin, ce n'était pas vraiment mon problème. Je m'approchais de la toile en cours de conception. Je n'arrivais pas à voir ce que ça allait représenter mais je n'étais pas une experte en peinture. A chaque race son art, les Aluïs c'est la musique plus qu'autre chose. Les pigments venant de la terre, les Fehorts étaient plus doués dans la peinture et bien entendu, dans la sculpture sur terre. Les Nerises étaient de remarquables danseurs et les Xuhecors, de formidables guerriers, tant a mains nues qu'avec des armes. Je devais bien reconnaitre les capacités de chacun. Il ne sert à rien de nier toute une race en bloc, sans prendre en compte les aspectes de sa culture qui peuvent se révéler intéressants.
J'approchais des instrument de musique et chatouillais une ou deux cordes qui lancèrent leur note avec ce qui semblait être une certaine joie. Je savais jouer de pas mal des instruments que Mharcus avait en réserve mais je ne me sentais pas vraiment le coeur à cela. J'étais contente d'être chez le chef des armées Fehorts, c'était une prison comme beaucoup en rêverait mais je n'oubliais pas que c'était tout de même une prison, que j'étais blessée et qu'il n'en restait pas moins mon ennemi, et cela malgré toute l'affection que je lui portais. Parce qu'il fallait bien le reconnaître, je lui portais plus d'affection que je ne voulais bien le montrer. Il m'avait sauvé d'une mort lente et particulièrement déshonorante, il avait soigné mon aile et je lui devait surement d'être séquestrée chez lui et non dans un cachot. En gros, je lui devait beaucoup. Et puis, il était gentil et prévenant, c'était agréable d'être en sa compagnie alors j'avais du mal à le voir comme le gros méchant de l'histoire.
Avec un soupir, la tête un peu lourde, je me laissais aller sur une chaise, promenant mon regard sur toute la pièce et adressais un sourire joyeux à mon hôte:

-J'aime bien ta maison, c'est agréable d'y être. Je pourrai monter un peu de lecture pour mes soirées de temps en temps ? C'est peut-être un peu abusé mais je m'endors assez tard en général et lire est un bon préambule au sommeil.-


HJ:désolée, gros manque d'inspiration =S faudrait qu'il arrive un truc parce que pour le moment je peux pas faire grand chose, je ne suis pas la maîtresse des lieux =)

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Dim 18 Juil - 23:34

Je posais devant elle quelques livres dont certains avaient étés renforcé du fait de leur grand âge. Un recueil intitulé "Contes et Légendes Aluïs Oubliés", un autre traitant du "Chant de la Terre", qui contenait divers chants Fehorts, un superbe ouvrage sur la naissance des différentes races qui avait pour titre "Le Monde" et le dernier que je lui collais sous le nez, je dois avouer avoir hésité. Une couverture de cuire couleur bordeaux, des reliures dorées et des pages usées par les temps. Ce livre, l'un de ceux que mon père m'avais légué était un véritable trésor. D'après lui, il devait avoir plus de quatre cent ans et provenais d'un butin lors d'une bataille avec les Aluïs. La dernière page était explicite, ce livre n'avait jamais été recopié ni confié à quelqu'un d'autre qu'à un descendant direct de l'auteur.
Je braquais mon regard sur celui de Luella et lui tendis le manuscrit.

Celui-ci, je te l'offre puisque n'en ayant pas utilité. "La Science du Vol et de l'Air" est son titre et chaque endroit du livre que tu pourrais voir réparé l'à été par mon père. Il semblerait que cet exemplaire soit l'unique et n'ayant pas d'aile...

Je me sentais à la limite de la nullité absolue à exposer ainsi mon présent. La seule valeur qu'avait ce livre pour moi était le souvenir de mon père. Un air sombre passa sur mes yeux et le souvenir de mon père m'attristais, sentiment m'assaillant brusquement. Mon air neutre fit place à ma rudesse toute militaire et ma courtoisie s'envola presque instantanément laissant libre mon ton sec et inquisiteur. Mes yeux, eux laissaient voir ma peine.
Je lui collais le livre dans les bras et posa ma main sur son épaule.

Tu devrais retourner te coucher, d'ici quelques heures un garde t'apportera à manger et je n'ai rien à t'infliger comme traitement médical ou comme interrogatoire avant demain, comme promis. J'espère à ce sujet que tu ne me fera pas regretter d'avoir limité tes souffrances. Si tu m'y contraints, je serais obligé de t'envoyer au cachot et d'user d'autre méthodes...ce que j'aimerais éviter.

Je sortis alors sans un autre mot et quitta ma maison. J'avais pour obligation d'assurer certains travaux militaire et de gestion. Si elle savait seulement que la garder chez moi était aussi une excuse pour me reposer un peu. Toute la pression actuelle était énorme et même moi j'avais besoin de décrocher un peu. Sa compagnie était reposante et agréable car nous avions une certaine sympathie l'un pour l'autre. Il me semble que c'est de la sympathie.
Lorsque je revient, très tard le soir, pas une lumière ne brillait dans ma demeure. Je me rendis à ma chambre en silence et pris place sur mon balcon. J'étais épuisé et j'avais comme d'habitude placé mes épées sur mon lit et mon armure sur son support. J'étais là, au frais, en simple pantalon de toile et chemise de soie blanche lorsque j'entonnais une douce chanson de mon cru à la mémoire de mon père. Une histoire de courage, d'honneur, de vaillance, d'amour et de compréhension.
Mon père avait été de ceux qui pensaient que les races étaient égales mais qu'il leurs fallait un guide pour s'unirent et vivre en paix.
M'avait-il offert aussi cette vision du monde?

Ma voix s'élevait doucement, portant très peu loin pour ne réveiller personne.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 0:44

Un changement si radical me prit de court. Je tenais le livre contre moi et regardais le Fehort avec un air de pure interrogation. C'était à n'y rien comprendre: en une seconde il était passé d'hôte agréable à geolier froid et distant...Je le regardais partir avec stupéfaction, la bouche un peu ouverte comme pour ajouter quelque chose mais il avait déjà disparut. Je me renfrognais:

*Ben merci, sympa le changement de personnalité ! Et si tu crois que je vais tout te servir sur un plateau d'argent demain, tu rêves en couleurs mon chéri.*

Je me levais, mes livres à la mains et repartis en direction de ma chambre. J'avais entendu la porte d'entrée claquer aussi savais-je qu'il était sortit de la maison. Je tirais la langue au battant en bois comme s'il pouvait me voir au travers. Réaction des plus puéril, je l'admet, mais ça me sortait tout seul. Je remontais mes escaliers en maugréant.
C'était stupide, je n'avais aucune raison de m'irriter de ce comportement. Et pourtant, je me sentais agacée par ce retour à une attitude plus "normale". Peut-être parce que je me sentais alors enfermée pour de vrai, peut-être parce que je me sentais dominée et que cela m'était insupportable...Ou peut-être simplement parce que je l'aimais bien, au fond, et que ça me chagrinais de ne plus le voir sourire. Ca me semblais improbable mais je ne pouvais pas affirmer le contraire sans risquer de me voiler la face et je tenais à être toujours au clair avec moi-même.
Une fois dans ma chambre, je me laissais tomber sur le lit, les livres toujours serrés dans les bras. Je regardais leurs couvertures et j'eus un sourire en constatant qu'il m'avait refilé des bouquins de musique. Merci. Pour le dernier, il avait l'air aussi vieux que le monde. Mharcus avait dit qu'il s'agissait de "Le Science du Vol et de l'Air". Je feuilletais rapidement l'ouvrage et pus admirer les excellentes réparations qu'on lui avait appliqué. Je tenais en main l'unique exemplaire d'un livre qui avait presque l'age de mon arrière-grand-mère. Je ne doutais pas qu'il devait avoir une valeur spéciale auprès du Fehort, non pas parce que c'était un livre rarissime mais parce que c'était un don de son père. Rare sont les personnes qui ne chérissent pas les lègues de leurs parents. Je me promis à moi même d'en prendre grand soin. Avec un soupir d'aise, je me laissais aller contre mon oreiller et entamais ma lecture. Je laissais ma lampe allumée jusque tard puis, quand le sommeil me piqua les yeux, je refermais mon livre en glissant la petite lamelle de cuir qui servait de marque-page à l'endroit où j'en étais, je soufflais ma lampe et m'enroulais dans les draps. Un vague souvenir de dîner me parvint quand mon estomac émit une faible protestation et je me rappelais avoir entendu des pas dans l'escalier à un moment donné. Le garde n'avait même pas toqué et il avait certainement posé le plateau devant la porte avant de repartir vite-fait. Et moi, en pleine lecture, je n'avais pas fait attention.
Consciente que je devais reprendre des forces, je me levais à contre-coeur et allais prendre mon plateau devant la porte, comme je l'avais soupçonné. Au moment de refermé ma porte de chambre, j'entendis celle d'en bas s'ouvrir. A cette heure de la nuit, ça ne pouvait être que Mharcus qui rentrait. Il avait finalement été bosser et il rentrait bien tard. Je comprenais qu'il vive seul: entre les bouquins à ne plus savoir quoi en faire, les horaires pas possibles et une humeur aussi changeante que des vents d'orage, aucune femme ne serait assez folle pour s'attarder ici...Moi ça ne comptait pas, j'étais prisonnière. Je refermais ma porte presque entièrement et jetais un oeil dans le couloir. Je vis une ombre passer en silence. Il était bien gentil de ne pas faire trop de bruit. Soit il était discret de nature, ce qui, pour un Fehort, me semblais étonnant, soit il se souvenait que j'étais à l'étage. Quoi qu'il en soit, il allait dans sa chambre pour le moment et moi je refermais entièrement ma porte avec moult précautions pour ne rien faire grincer. J'avais ouvert la fenêtre pour que l'air nocturne puisse circuler. J'étais une fana de la nuit. Les vols de nuit me ravissaient et je pouvais regarder les étoiles pendant des heures. Je n'avais jamais eu le courage d'apprendre les constellations mais j'avais le rêves d'aller toucher les étoiles un soir. Avec des ailes, ce genre de rêve ne parait pas si fou que ça. C'est cette fenêtre ouverte qui me permit d'entendre la mélodie au-dehors. Je m'agenouillais sur le rebord et me penchais à fond pour voir d'où cela pouvait venir. Je fus à peine surprise de voir que c'était mon chef préféré qui poussait la chansonnette. Avec un sourire, je l'écoutais. J'aimais vraiment sa voix, c'était un son vibrant, des basses mélodieuses qui ont tendance à rassurer les gens. Je ne m'étais pas encore beaucoup documenté sur le pouvoir des sons, je commençais à peine à les découvrir mais je pouvais déjà dire que les basses avaient tendance à apaiser tandis que les aigus étaient hautement désagréables et agressifs pour les nerfs.
La chanson était jolie quoi qu'un peu utopique. Si un monde de paix était possible sur Azeviel, il n'était pas pour maintenant. Le rêve de tous ces gens qui avaient, de leur union, fait naître ceux que nous appelions les Parias, le rêve de voir les peuples unis comme eux l'étaient, c'était pour moi de la folie. Une belle folie peut-être, mais de la folie tout de même. Depuis des siècles et des siècles que nous nous battions, que d'autres rêvaient et essayaient en vain de changer le monde en donnant l'exemple, rien ne bougeait. Les mentalités étaient encrées et quand des unions se formaient, la malédiction semblait s'abattre et les pactes finissaient toujours brisés. Comme celui entre Fehorts et Aluïs. Aussi bonnes soient les volontés, il semblait que nos natures ne soient jamais faites pour s'accorder. Avec la mélancolie dans l'âme, je regagnais mon lit et me roulais dans mes draps. Les yeux grands ouverts, j'attendis plusieurs heures sans que le sommeil ne vienne. Mon aile me démangeait et quelque chose me tracassait mais j'étais incapable de dire quoi. Je fini par sortir de mon lit et battre vigoureusement de mon aile valide, comme si les puissantes bourrasques pouvaient chasser mes soucis.
Une fois le trop plein d'énergie dépensé, je sortis de ma chambre en douce et me glissais dans celle du Fehort avec le silence d'un souffle de vent. Dans le noir, je n'y voyais pas grand chose mais j'entendais clairement sa respiration, lente et régulière: la respiration du dormeur. Même éveillé on ne pouvait simuler un tel rythme à moins de connaître son souffle de dormeur et de ralentir assez son activité corporelle pour y parvenir. Je m'étais moi-même entraînée et il était tout simplement impossible de se réveiller et de continuer à simuler. Il fallait simuler l'endormissement puis le sommeil sans jamais tomber réellement dedans car le vrai réveil occasionne toujours un changement de rythme. Je pouvais donc savoir s'il quand il se réveillerait. Si il ne faisait pas semblant de dormir depuis le début, bien entendu...Mais j'en doutais fort. Je me déplaçais avec douceur, de peur de heurter quelque chose qui serait dans l'ombre. Je voyais le contour grossier des choses mais il est facile de manquer quelque chose dans le noir. Je pris la direction du balcon. Je n'avais pas de balcon moi et j'avais besoin de sortir un moment au risque de devenir claustrophobe. Sans même y penser, j'avais trouvé la cause de mon soucis: le manque d'air. Je passais rarement une journée sans sortir alors être enfermée de force, vous imaginer la contrainte.
Je n'avais pas l'intention de m'échapper, juste de respirer un peu. Par une fenêtre ce n'est pas la même chose qu'être entièrement dehors. Je me glissais donc discrètement dehors et inspirais un grand coup. C'était comme si j'étais restée en apnée pendant des jours entiers et qu'enfin je refaisais surface. Sans y réfléchir, je déployais mais ailes pour sentir la brise glisser sur mes plumes. Même ma blessure se tint coite pendant ces instants et je pus presque bouger mon aile normalement. Je battis doucement des deux ailes et goûtais avec délice à leur puissance. Il s'en fallait de peu pour qu'elles ne m'emportent. A cet instant, je pouvais tenter de m'envoler pour sortir de la ville et rejoindre un endroit caché avant de me sauver. Mais comme pour me rappeler chez qui j'étais et ce qu'on avait fait pour moi, je perçus de nouveau la respiration du Fehort dans la chambre. Avec un soupir de murmurais au vent:

-Ok,ok, j'ai compris...-

Et je fis demi-tour pour retourner me coucher. Demain, une journée moins agréable s'annonçait.

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 10:00

Je n’avais pas prêté attention au temps que j’avais passé sur mon balcon avant d’aller me coucher. Ce qui est sur en revanche c’est que j’y avait passé un certain temps.
Je me suis endormis rapidement, mais comme tout militaire, mes sens restaient aux aguets. Je ne saurais cependant dire si le grincement laconique de la lame de parquet que j’entendis provenait de mon esprit ou bien réellement de ma chambre. Ce qui est certain en revanche c’est que cela me réveilla. J’ouvris brusquement les yeux et vis une silhouette se diriger vers la porte, un halo blanc dans le dos. Ombre légère et silencieuse, planant presque sur le sol dans de fluides mouvements. Une grâce fantomatique brisée par le reflet de la lune sur quelque chose de grand et blanc.

Mon pantalon de lin se froissa sur le drap lorsque je bondis sur la forme, poignard en main. De mon avant-bras, je poussais violement l’être contre le mur et ma petite lame se colla sous sa gorge. Dans le mouvement, l’astre nocturne éclaira brièvement un visage. Une femme, des cheveux de feu … des ailes…Luella.
Pour une surprise, on peut dire qu’elle me … surprit grandement.
Je ne savais que faire tant j’étais étonné. Avait-elle essayé de fuir ? De m’assassiner ?
Je relâchais ma pression tout en la maintenant contre le mur et je fis disparaître mon poignard.

Même dans le noir, je voyais ses yeux, mélange de réalité et d’une projection faite par mon esprit. Mon bras gauche la retenant contre le mur, le droit battant mon flan, inutile, je l’observais. Je sentais son souffle qui avait accéléré, sans doute la surprise, me fouetter le visage. Son odeur venant chatouiller agréablement mes narines tout comme ses cheveux me chatouillaient le bras. Collé contre elle, je sentais ses formes raffinées contre mon torse.

Non d’un pommier stérile, je perdais la tête ou quoi ?

Je la relâchais vivement et ouvrit la lumière, ce qui me fit fermer les yeux quelques secondes.
Je lui tournais le dos et parlais enfin. Ma voix était encore en proie à la surprise, à l’incompréhension mais il n’y avait étrangement nulle colère. C’était ma voix douce, grave et neutre qui s’échappait de mes lèvres.

Pourquoi es-tu ici Luella ?

Je me retournais brusquement, l’air tout de même un peu sévère et mon regard planté dans le sien.

As-tu tenté de t’échapper ou de me tuer ?

Je na la quittais pas des yeux, je ne clignais même plus des yeux. Je devais donner l’impression d’être imperturbable.
Je la dévorais en fait littéralement des yeux, ne fermant pas les paupières pour ne pas la perdre de vue.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 13:07

J'avais presque atteint la porte quand il se jeta sur moi. Je le vit du coin de l'oeil mais l'heure tardive et les médicaments n'aidant pas, tous mes réflexes furent comme anesthésiés et je le perçu, comme au ralentit, s'abattre sur moi comme un loup sur un faucon à terre. Mon cerveau avait réagit mais mon corps n'avait pas suivit et en un rien de temps, je me retrouvais plaquée contre le mur, prise en étau entre le bois frais dans mon dos et un corps chaud...qui semblait être sur le point de me tuer.
J'aurais du me méfier de cette latte de bois qui avait grincé. J'avais réagis trop tard, encore une fois et un craquement avait retentit dans la chambre. Mais comme je n'aspirais qu'à retourner dans mon lit, je n'avais pas fait attention et j'avais continuer mon petit bonhomme de chemin...Avant de me faire clouer au mur comme un vulgaire papillon. Je savais bien que c'était Mharcus, ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre. Pourtant, je cherchais des yeux les traits de son visages pour m'en assurer, comme si le fait que ce soit bien lui améliorait ma situation. Mais il était à contre-jour (ou plutôt à contre-lune) et je ne voyais qu'une ombre se découper dans l'obscurité. Lui, cependant, sembla me voir car il relâcha son étreinte et le froid métal quitta ma gorge. Je lâchais un bref soupir, un peu plus détendue maintenant que je n'étais plus en danger de mort immédiate.
Nous restâmes un instant là, sans bouger, à se regarder sans vraiment se voir, dans le silence nocturne. Je sentais mon coeur faire des bonds: il m'avait faire une de ces peurs ! Sauter sur les gens en pleine nuit, ça ne se fait pas...Mais au moins, il était prudent, on ne risquait pas de l'assassiner de si tôt. Mais peut-être les battements de mon palpitant n'étaient-ils pas entièrement du à la surprise, même si elle avait été grande. Je me sentais étrangement mal à l'aise tout à coup et d'un autre coté, j'étais assez bien. Bon, peut-être mis à part la douleur sourde qui s'était réveillée dans mon dos quand mon aile avait été écrabouillée contre le mur... Mais à part ça...

*Hey ! Réveilles toi ma fille ! T'es en plein délire là ! Youhou, y a quelqu'un ? Tu sais qui il est alors arrête de rêver, tu dérailles.*

La honte me saisi et heureusement qu'il faisait noir parce que je piquais un fard impressionnant. Le temps qu'il s'écarte pour aller allumer la lumière, j'avais repris une couleur normale, chassé son odeur boisée de mon nez et sa chaleur de mon corps et je me serais bien frappé la tête contre le mur pour me remettre les idées en places mais ce n'était pas encore le moment.

-Pourquoi es-tu ici Luella ?-

Je baissais le regard. C'est vrai après tout, j'étais entrée dans sa chambre pendant qu'il dormait, j'avais mis le nez dehors sans autorisation et j'allais repartir comme une voleuse. Il y avait de quoi se poser les questions et surtout deux, qu'il me posa d'ailleurs. Etais-je ici pour le tuer ou bien pour m'enfuir ? Un sourire un peu triste naquit sur mes lèvres et je relevais la tête. Il me fixait sans ciller. Ses prunelles étaient si semblables aux miennes...
Ca me peinait un peu qu'il puisse penser que je manquais assez d'honneur pour le tuer pendant son sommeil. J'étais une guerrière, pas un assassin.

-Tu penses vraiment que j'aurais pu tu tuer dans ton lit ? C'est presque une injure d'avoir cette pensée à mon égard. Je sais que tu ne m'as pas en très haute estime mais gardes-toi de ce genre de jugement. Je ne suis pas si sournoise.-

Je me laissais glisser le long du mur et me repliais un peu sur moi-même pour porter la main à mon aile blessée. Ca me lançait, c'était comme un rythme de tambour. Je pressais le bandage entre mes doigts comme si le tenir et le serrer pouvait amoindrir la douleur. Je regardais fixement le parquet.

-Je ne comptais pas m'enfuir non plus. J'y ai pensé, mais...-

Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait retenu. J'avais juste eu le sentiment que je devais rester.

-J'avais juste besoin de respirer un peu. Une fenêtre c'est trop petit. J'avais besoin de sortir un peu, de ressentir la caresse du vent, le frais de l'air qui cours sur ma peau et sous mes ailes. Je ne voulais pas te réveiller, 'en suis désolée, tu as travaillés jusque tard.-

Je lâchais mon aile et me redressais pour m'étirer: ça demandait une certaine torsion de la colonne cet exercice et à chaque fois j'avais besoin de m'étirer un peu pour ne pas me sentir bloquée. Je levais les yeux vers le Fehort qui me me faisais face et lui adressais un sourire lumineux. Je n'avais pas vraiment de raison mais ça me venait tout seul. Je me relevais et m'approchais sans le quitter des yeux. J'étais à moins d'un mètre quand je m'arrêtais.

-Je t'ai entendu rentrer, j'allais me coucher. Je n'arrivais pas à dormir alors je suis descendu ici parce que j'ai vu que tu avais un balcon. Je ne savais pas que tu avais le sommeil aussi léger...Je retourne me coucher maintenant.-

Je fis un pas en arrière, le regard toujours plongé dans le sien.

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 13:59

J’étais presque certain qu’elle ne m’aurait pas tué dans mon sommeil, mais la situation pouvait tout de même le laisser supposer. Elle semblait mal à l’aise et peinée, ce qui au vue de ce qui venait ce produire était tout de même un minimum. Mais son regard revient vers le mien et il me radoucit instantanément. Je la laissais parler, sans bouger d’un cil, toujours la même expression sur le visage. Je l’écoutais me reprocher ma pensée comme quoi elle aurait put m’assassiner et notais une compréhensible tristesse lorsqu’elle avoua avoir songé à fuir.
Luella avait de la chance d’être justement Luella, sans quoi elle serait déjà au cachot pour cinq jours sans nourriture, juste de l’eau.

Je sentis mon cœur se briser pour elle lorsqu’elle expliqua la raison de sa présence ici. Je me sentais mal pour elle…triste même. Le fait qu’elle soit par terre pour se masser l’aile affaiblit que j’avais du écraser contre le mur me désolait. Puis son sourire illumina son visage comme la lampe avait illuminée la chambre, ses yeux rencontraient les miens…et je m’y perdis.
Il est dur pour un fièr guerrier comme moi d’avouer qu’une paire d’yeux peut vous mater. Pourtant, c’est ce que ceux de Luella firent. Je ne voyais plus que ses deux yeux brun clairs, deux noisettes parfaites et superbes. Qui s’approchaient…Qui s’approchaient ?

Je reviens sur terre lorsqu’elle s’arrêtait juste devant moi, me laissant le souffle court. Pourquoi s’était-elle approchée ? Pourquoi me souriait-elle ainsi ? Pourquoi ne s’était-elle pas enfuie alors qu’elle l’aurait put facilement ?
J’étais paumé. J’étais content qu’elle ne soit pas partie, c’est la raison de cette joie qui me laissait perplexe. J’étais content qu’elle soit restée parce que j’appréciais, surement plus que ce que voulais bien reconnaître, sa présence. Son parfum me parvient de nouveau et sa peau luisante me fit baisser enfin les yeux. Ces derniers me piquaient.

Attends !

Lui dis-je en la retenant par l’épaule tandis qu’elle faisait un pas en arrière. J’eu un frisson lorsque deux de mes doigts effleurèrent son cou. Je repris son regard dans le miens.

Pourquoi n’as-tu pas fuis alors qu’à cette heure et par ma négligence tu le pouvais ?

Si je l’avais pus, je me serais mis des baffes. C’est quoi cette question mon gars ? Et arrête de regarder ses yeux comme ça. Que t’arrive-t-il bordel ?
Bonne question, qu’est-ce qui me prends de la retenir ainsi ? Et pourquoi mon nez cherche-t-il son odeur…sa douce odeur ?

Sans que je m’en rende compte à temps pour l’en empêcher, mon pouce gauche esquissait une brève caresse sur la délicate peau de son cou.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 18:05

En me sentant retenue, je pensais avoir droit à des réprimandes ou carrément à une sanction pour avoir mis mon nez à l'extérieur. Je ne pensais pas qu'il me demanderait pourquoi j'étais resté, juste qu'il se contenterait de profiter de ma folle décision pour me boucler définitivement. Oui, il avait été négligeant. Mais quelque chose au fond de ma tête me souffla l'idée qu'il avait posé des chaînes bien plus solides que celles en acier pour que je renonce de mon plein gré à la liberté. Et cela, sans même s'en rendre compte. Mais il avait raison: pourquoi n'étais-je pas parti ? Le ciel me tendait les bras et même en piteux état, avec de la volonté et une bonne dose d'effort, mes ailes m'auraient portées en dehors de la ville. J'ouvris la bouche et bafouillais quelque chose que moi même ne compris pas. Allons bon, voila que ça recommençait ! Ca devenait ridicule cette histoire: depuis quand un Aluïs est-il dérouté devant un Fehort ? Je devais inventer un mensonge et vite. Je détournais les yeux et marmonnais rapidement un truc auquel moi-même je ne croyais pas tant c'était mal dit:

-J'aurai pas eu la force et il y a des gardes.-

C'était dit avec tant de conviction que s'il y croyait, il était le dernier des crétin. Et comme ce n'était pas le cas, je le savait pertinemment, il n'allait jamais gober ça. Je poussais un soupir et replongeais mon regard dans le sien. J'y trouvais un certain réconfort et je me détendis un peu. Un sourire gêné étira le coin de mes lèvres.

-Je n'en sais rien. J'y songeais, j'allais le faire et puis...-

*Et puis j'ai pensé que c'était comme te trahir et je voulais rester chez toi.*

-Et puis je ne l'ai pas fais, c'est tout.-

A ce moment là, j'aurai aimé que sa main remonte sur ma joue mais il ne fallait pas rêver. Et comme pour rappeler que nos monde étaient différents, un frisson parcourut mes ailes. Ne pouvant soutenir plus longtemps ce regard qui finirait par avoir raison de moi, je me détournais une fois de plus, un air de profonde tristesse peint sur le visage. Je venais de poser les pieds sur terre: je ne pouvais pas me laisser aller de la sorte. Aussi déplaisant et triste que ce soit, je n'en avais pas le droit. Nos races, nos cultures, notre guerre allaient contre et j'avais une place à tenir. Allais-je tomber moi aussi dans ce piège et croire que la bataille pour les Tours n'était rien à cotés de moi et ma vie ? Je ne pouvais pas me le permettre. J'avais trop cru à l'infériorité des autres pour accepter que les choses soient autrement. Sinon c'était me contre-dire moi même. Je me mordais la lèvre de trop de pensées contradictoires. Je ne voulais pas faire de Mharcus mon ennemi, je ne pouvais plus le voir comme tel et cela, en dépit de tout ce que je voulait bien admettre.
Je me retrouvais déchirée entre ce qui m'avait retenu ici et ce qui m'avait poussé à presque partir. Et pourquoi fallait-il qu'il ai la voix si douce et la main si chaude ? Sans oser le regarder je fis un nouveau pas en arrière, puis un autre et encore un en murmurant:

-Il vaut mieux que je remonte me coucher.-

Je me retournais vers la porte, sentant le froid qui revenait maintenant que la chaleur de sa main avait disparut. J'ouvris la porte et me retournais à moitié, le regard toujours fuyant.

-Bonne nuit.-

Et je refermais en silence derrière moi. C'est presque au pas de course que je regagnais ma chambre et je m'adossais même contre ma porte, comme poursuivit par un ennemi invisible. Je ne comprenais plus rien à ce qui m'arrivais. Les choses changeaient et je ne savais pas pourquoi. J'étais perdue dans mes propres pensées. Je me mis à faire les cents pas dans le noir. Il fallait que je me calme, d'abord il fallait retrouver le calme pour pouvoir penser. Je respirais profondément un instant mais je sentais toujours l'agitation en moi. Je me laissais tombée sur mon lit, presque eu bord du désespoir. Je ne savais plus quoi penser. J'avais toujours été persuadée de la dominance de ma race mais voila qu'un Fehort me faisait douter de tout. J'étais prisonnière et je ne saisissais même pas ma chance de m'enfuir. Pourquoi ? Parce que j'avais entendu mon geolier soupirer dans son sommeil ! Simplement pour ça ! Parce que...parce que...parce que je voulais rester avec lui, tout bêtement. C'était atroce à avouer mais c'était bien là la raison pour laquelle j'étais restée: parce qu'il était là. J'étais bien en sa compagnie, j'aimais bien cette maison, je me sentais presque en sécurité et repartir maintenant pour Anugès, c'était rompre pour de bon avec ce qui avait pu commencer à se tisser et je n'avais pas pu m'y résoudre. Mais que m'arrivait-il pour que je sacrifie ma liberté pour quelqu'un ? Pour un ennemi ? Pour un Fehort ? Pour un enfant de la terre ? Etais-je devenue folle ? Avais-je été droguée ? Ma blessure m'affectait-elle ?
C'était trop pour moi, trop en une soirée. J'allais devoir tout remettre en question. Et tout ça parce que le regard d'un homme faisait tanguer toutes mes convictions...Ah ben bravo Lu, t'as décroché le pompom...

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 19:26

La première tentative d’explication me fit presque rire. Un léger sourire se dessina tout de même sur mes lèvres. J’attendis, elle et son sourire gêné de ceux qui ne savent pas trop quoi dire, qu’elle trouve autre chose de plus … réaliste.
Sa seconde excuse, bien que ne donnant en fait absolument aucune réponse à ma question, me paraissait plus vraie.
Son regard me fuyait, ce qui me désolait tant j’aimais ses yeux.
Puis elle sortie, mes yeux n’ayant plus les siens à contempler, mes doigts n’ayant plus sa peau à toucher, mon nez n’ayant plus son parfum à humer.

Un froid hivernal s’abattit dans ma chambre. Je restais debout, immobile, comme si je contemplais le fantome de Luella. Le froid s’emparait de moi. Son absence, l’absence de sa chaleur, de sa voix, de son sourire…
C’est comme si toute ma chambre était partie avec elle, me laissant seul dans un vide glacial.
Perdu dans mes pensées, noyé dans ses yeux, je n’était plus que l’ombre de moi-même. C’est ainsi que je restais debout, face à la porte par laquelle elle était partie pendant près de dix minutes.

C’est une chouette qui me tira de ma transe.
Bon sang Mharcus, reprend toi mon gars. Qu’est-ce qui te prend de perdre tes moyen face à une empiafée d’Aluïs ?
Depuis quand le Chef des Armées Fehorts peut-il … se laisser … par une Aluïs ? Une ennemie ?

J’explosais alors, toutes mes questions mes doutes, tout.

Assez !! C’est quoi ton problème Mharcus ? Tu es l’un des hommes les plus importants du peuple Fehorts, l’un des plus, si ce n’est le plus, influant depuis que le Roi vieillit. Comment peux-tu te permettre de te comporter ainsi avec une ennemie ? Comment peux-tu te permettre de te laisser aller et d’être faible face à elle ? Comment peux-tu te permettre de tomber amou…

Tilt !

Ca y est, c’est sortit, pas complètement mais presque.
A tant travailler à masquer mes émotions pour être crédible face aux troupes et aux ennemis, je n’arrivais plus à les décoder. Tant d’éléments que je n’avais pas vus, pas compris…ou pas voulu comprendre.
Mais les faits étaient là et mon cœur venait de me le crier. C’était comme s’il avait hurlé : « Arrête de me torturer, choisi de le reconnaître ou de l’oublier, mais arrête de me malmener !! »
Mais c’était enfin monté au cerveau.
J’étais amoureux de Luella.

J’eu un frisson. J’avais peur. J’étais terrifié même. Comment ? Pourquoi ?
Mais ce sont des questions pour lesquelles il n’existe pas de réponses.

Je sortis de la chambre et me glissais jusqu’à la sienne. Qu’est-ce que je faisais ? Pas la moindre idée.
Sans frapper, j’entrais. La pièce était plongée dans le noir et lorsque je vis la silhouette de la belle Aluïs, j’allais à sa rencontre. La saisissant par les épaules, je la poussait de nouveau vivement contre le mur, bien que nettement plus doucement que précédemment et plongeais mes yeux dans les siens, à la lueur de la Lune. Mes mains glissèrent de ses épaules à son cou.

Puis je l’embrassais.

Brièvement, avant de la relâcher et, suffisamment gêné pour toute l’armée réunie, de me recroqueviller dans un coin sombre de la pièce proche de la porte, les joues en flammes. J’avais envi de disparaître. Elle devait bien se marrer. Je la voyais déjà s’échapper et raconter à qui veut que le Grand Mharcus, Chef des Armées Fehorts, fût amoureux d’elle, une Aluïs.
Je venais de détruire l’intégralité de l’honneur Fehorts, de réduire en cendres les efforts des soldats.
Elle mettrait cette faiblesse à profit, j’en était certain.
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Jeu 22 Juil - 20:46

J'étais là, à me retourner le cerveau pour comprendre ce qu'il m'arrivait, à chercher une explication, quand cette dernière entra toute seule dans ma chambre. Au sens propre du terme puisque ce fut Mharcus qui entra. Ma chambre était baignée dans la lumière argentée de la lune aussi ne pouvais-je me tromper sur l'identité de celui qui entrait. La stature, le visage, l'expression, les yeux, les gestes, il n'y avait pas de doutes possibles. Par contre, de là à savoir ce qu'il me voulait, c'était autre chose. Il avança sur moi d'un pas décidé et j'aurai reculé s'il ne m'avait pas prit par les épaules pour me coller de nouveau contre le mur. Ca avait une allure de déjà vu mais en beaucoup plus agréable et moins brutal. De nouveau je sentais ses mains chaudes sur moi et c'était comme si le monde avait retrouvé un haut et un bas et que chaque chose était à sa place. Je ne pouvais faire autrement que de le regarder dans les yeux et de sentir son souffle sur ma peau. C'était tout ce que mon coeur désirait, je m'en rendait compte maintenant puisqu'il s'apaisait enfin. Mes pensées orageuses s'en furent d'elles même et je me laissais aller.
Avec un frisson je sentis ses mains remonter dans mon cou et je vis son visage s'approcher. Mon cerveau était aux abonnés absents pour le moment et je ne perçu même pas mon propre mouvement pour aller vers lui, un infime mouvement à peine perceptible. Et un instant plus tard, nos lèvres étaient jointe comme si la chose était naturelle. C'est pendant cette seconde là que tout mon monde bascula littéralement pour devenir complètement différent. Il était temps de voir les choses d'un autres oeil maintenant que mon coeur n'était pas du même avis que ma raison. Et je me fiais toujours plus au premier qu'au second. Pourtant, j'ai un sursaut de conscience raciale. On ne pouvait pas, on étaient trop différent, pas de la même race, en guerre, avec un statut quo de prisonnière-geolier, en plein sur son territoire et...et...Et je n'avais pas de suite car il n'y en avait pas.
Le charme prit fin quand il se retira puis s'éloigna sans que je comprenne pourquoi. J'avais compris pourquoi il était venu mais je ne comprenais pas pourquoi il repartait. Il alla s'assoir dans un coin, dans l'ombre, surement honteux de son geste. Et moi j'étais là, comme un poisson muet, la bouche qui s'ouvrait et se fermait sans qu'un son ne franchisse la barrière de mes lèvres. Il n'avait pas le droit de m'embrasser et de partir comme ça. Mais alors que je pensais ça, je compris en même temps pourquoi. Je fermais la bouche pour de bon (heureusement que le ridicule ne tue pas sinon j'aurai été foudroyée.) et ce fus mon tour de m'avancer d'un pas décidé. Je m'agenouillais devant lui et d'une main lui relevais le menton pour planter mon regard dans le sien avec aplomb. Il était temps pour moi d'assumer ce que je ressentais, sentiment qui était né en dépit de toutes mes convictions.

-Je n'arrive pas à croire que ce soit pour toi que j'envoie valser ma vie.-

Et sans lui laisser le temps de répondre, ce je l'embrassais à mon tour mais plus passionnément. Un élan du coeur que je ne pouvait réprimer et qui s'exprimait désormais. Une chose que jamais je n'avais ressentit et qui ce soir me saisissait. Il était gonflé de m'avoir volé mon coeur comme ça. Profiter de ma convalescence pour faire ça, ce n'est pas fair-play. Mais j'en étais étrangement heureuse. Je m'occuperais de voir le monde différemment plus tard, pour l'heure j'en étais à lui dire que la frontière de nos monde avait volé en éclats et que s'il avait fichu sa vie en l'air avec un baiser, je faisais de même pour lui.
Instinctivement, ma main alla se glisser derrière sa nuque, dans ses cheveux puis revint caresser la joue avant de s'éclipser en même temps que le baiser prenait fin. J'en retirais un sentiment de bien-être profond et une chaleur nouvelle. Je murmurais cette fois avec mon de sévérité:

-Tu es fou, Mharcus Feyron. Nous voila dans de beaux draps maintenant.-

Avec un sourire en coin je passais de nouveau ma main sur sa joue avant de piquer un baiser sur son front et de m'assoir à mon tour en face de lui, sourire aux lèvres.
On était dans la me**e et pourtant je n'avais jamais été aussi bien.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Ven 23 Juil - 2:05

C’est un regard presque farouche que je lui opposais lorsqu’elle me releva le menton. Puis ses lèvres emprisonnaient les miennes avec fougue. Je me sentis frissonner sous ses caresses, n’entendant que très distraitement ce qu’elle me dit. Je ne comprenais qu’une chose, ce que je ressentais au plus profond de mon cœur, elle semblait le ressentir aussi. Je sombrais alors, perdu dans les élans de mon cœur, oubliant travail, guerre, Tours, races, responsabilités, tous. Il n’y avait plus qu’elle.
Je sentais son doux parfum m’enivrer, sa chaleur me bercer, ses lèvres laissais dans ma bouche un délicieux gout de fraicheur. En bref, je venais de déconnecter.

J’entendis très bien sa dernière phrase puisqu’elle venait de rompre l’enchantement en libérant mes lèvres. Je lui rendis son sourire et capturais sa main lorsqu’elle me caressa la joue.
Après qu’elle soit assise, je baissais légèrement la tête sans la quitter des yeux et … je lui tirais la langue. C’était visiblement contagieux, cette manie de montrer sa langue.

Je suis fou, oui, mais tu es folle de ne pas avoir fuis lorsque tu le pouvais. Nous sommes donc fous tous deux.

Je gardais sa main dans la mienne et de l’autre, je me saisis de son épaule pour la retourner et l’adosser contre moi. Je l’enlaçais fort et jetais mon nez dans son cou si doux, si accueillant, si chaud.
Mes mains trouvèrent naturellement leur place dans les siennes, nos doigts se mêlant, sur son ventre. Puis pour répondre au baiser qu’elle avait déposé sur mon front, c’est dans son cou que j’en plaçais un avant de lui attraper l’oreille avec les dents et la mordiller doucement. Je me sentais libéré, comme si toute la pression de ces derniers mois venait de cela, du sentiment refoulé que j’avais pour elle. Il s’était enfin échappé et maintenant, mon cœur était léger.
J’étais aux anges à cajoler la femme choisie par mon cœur et cela malgré les difficultés qu’une telle relation allait engendrer. Mais je ne voulais pas y penser.
Lâchant son oreille, je lui glissais un murmure.

Comment vais-je pouvoir t’interroger efficacement maintenant ?

Il n’y avait rien d’autre que la joie, le bonheur et l’amour qui paraissait dans ma voix. Je sentais mon cœur qui battait la chamade dans ma poitrine et je ne savais plus quoi faire. J’avais le sentiment que temps qu’elle serait là, contre moi, je serais bien n’importe où, même sur le parquet de sa chambre.
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Mar 27 Juil - 2:14

Je me sentais en sécurité, au chaud et une joie immense baignait tout mon corps. Comme si plus rien n'existait, comme si aucun problème ne pouvait se dresser sur ma route. C'était parfaitement absurde mais délicieusement agréable. Plus de guerre et de combat, plus d'ordre, d'espionnage, de mission, de capture, plus d'ennemi et d'allié, juste cet homme qui, en dépit de tout ce qui pouvait le mettre à mon opposé, avait réussi là où personne encore n'avait eu de succès. Je ne savais pas si c'était un rêve, la réalité ou le début d'un cauchemar car nous étions désormais dans une situation épineuse. Je n'avais pas la tête à cela et lui non plus mais c'était pourtant le cas.
Mais pour le moment, je jetais au diable patrie, idéaux et politique pour ne me concentrer que sur le bonheur plein et entier que je venais de découvrir. Je me prenais au jeu, je me tortillais un instant en riant quand il saisit mon oreille et en profitais pour me lover un peu plus contre lui.

Comment vais-je pouvoir t’interroger efficacement maintenant ?

Je tournais un peu la tête et posais une bise sur sa joue avec un sourire mutin.

-Il va falloir changer tes techniques d'interrogatoire et innover un peu je crois.-

Je me sentais étrangement disposée à partager avec lui nombre de choses. Je n'oubliais pas que s'il savait quoi que ce soit, il serait par la suite obligé de se servir de ses informations sous peine d'attirer les soupçons aussi ne comptais-je pas lui révéler quoi que ce soit de primordial mais pour le reste, j'étais disposée à négocier mes informations. Le prix dépendrait de l'offre mais il s'adapterait à la personne qui payrait, cela allait de sois. A cette pensée, un sourire malicieux illumina mes traits.
Il ne pouvait pas me demander de livrer mon peuple sur un plateau tout comme je ne pouvais pas lui demander la pareille. Il allait falloir choisir les informations importantes des non importantes sachant que nos fonctions nous poussaient à certaines obligations. Je pensais à mes camarades de section qui devaient se faire un sang d'encre pendant que moi je nageais dans le bonheur. Les pauvres. Il faudrait que je demande à Mharcus l'autorisation de jouer d'une petite ruse pour qu'il ne se lancent pas dans une opération punitive ou de sauvetage. Un blabla sur la possibilité d'obtenir des renseignements inédits pendant mon "enfermement" serait un motif suffisant pour les tenir à distance tout en gardant le contact pour les rassurer. Lust ferait son boulot et il m'était fidèle à 200%. Même s'il avait désormais un rival avec qui partager mon coeur.
Avec un air joueur, je me libérais de la douce étreinte de Mharcus et fuyais sur mon lit, m'enfouissant dans les draps comme une enfants qui fuirait le grand méchant loup.

-Pitié doux seigneur, ne torturez pas une pauvre femme faible et sans défense.- dis-je d'un ton suppliant mais les yeux emplit de joie et de malice.

J'espérais qu'il mordrait à l'hameçon et me rejoindrais dans mon jeu. Après tout, il avait commencé et tendu une perche alors il ne pouvait pas m'en vouloir de poursuivre dans cette voie.
La nuit était vraiment pleine de surprise. La veille, je me serais jetée par la fenêtre pour fuir et désormais, je pensais au plan à mettre en oeuvre pour rester. C'était le monde à l'envers...Mais tant que l'homme en face de moi, avec ses beaux yeux et son regard tendre, l'habiterait, je m'y sentirais comme chez moi.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 9 Aoû - 13:33

Mais où ce sauvait-elle? Je l'observais fuir vers ses draps et me lancer une supplication des plus réussie bien que trahie par ses yeux. Je fus sur le coup légèrement déconcerté, mais mon coeur me dirigeait depuis maintenant plusieurs minutes et mon hésitation fut brève. Je me relevais et accrochais sur mon visage le regard dur d'un soldat qui va procéder à "l'interrogation" de quelque vil espion ennemi. La démarche lente et les yeux mauvais, j'approchais du lit.
Lorsque je me plantais à côté, j'affichais un large sourire et plaçais un poing de chaque côté de la tête de ma belle dame ailée.

N'ayez crainte belle demoiselle, vous n'aurez à souffrir que de mon amour.

Je l'embrassais de nouveau, m'asseyant sur le lit pour ne pas lui tomber dessus. L'une de mes mains alla se promener dans ses soyeux cheveux.
Puis je me redressais et posais les mains sur ses hanches, au travers du drap, avant de parler à nouveau.

Souffrez belle dame, souffrez comme jamais.

Puis je fis gigoter mes doigts, la chatouillant juste entre le bassin et les premières côtes, souriant comme un enfant espiègle.

Rien d'autre qu'elle et l'instant ne voltigeait dans mon esprit. Tout n'était que jeux enfantins, joie et amour. J'étais totalement coupé du reste du monde. Il n'y avait plus qu'elle. Luella et ses cheveux, ses yeux marrons, ses formes gracieuses et élégantes, presque félines, son rire doux et jovial, sa voix velouté et aguicheuse, sa chaleur délicate et son parfum envoutant.

[PS: désolé de pas avoir répondu hier, j'étais à un mariage et je me suis endormis dans ma cuisine en rentrant =s]
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 9 Aoû - 15:26

[hj: dans ta...cuisine ? oO Ta femme t'a interdit le lit conjugal ou quoi ? Tu piques du nez dans les endroits plutôt improbables x) j'espère qu'à défaut de dormir où il faut, t'as bien dormi.]

Je le vis s'avancer avec un air fermé et résolue puis me sourire largement. Je sentais le mauvais coup venir mais je l'avais cherché aussi, je ne bougeais pas de mes positions retranchées sous les draps. J'observais chacun de ses mouvements, prête à faire face à n'importe quel assaut.
Je ne savais pas si l'on pouvait souffrir de l'amour de quelqu'un mais visiblement il avait son idée. Un baiser, une caresse et voila que je baissais la garde ! Je réalisais à la dernière seconde le sort qui m'attendais mais il était trop tard. Et oui, la grande guerrière Aluïs était terriblement chatouilleuse et c'était un point faible que ses frères avaient d'ailleurs exploité à bien des reprises dans leur enfance. J'en étais donc réduite à me tortiller sur le lit pour me libérer de l'étreinte, m'étouffant de rire, suppliant d'une voix rendue essoufflée que la torture s'arrête. Si c'était ça sa méthode d'interrogation, ça risquait plus de me faire mourir de rire qu'autre chose car j'étais bien incapable de parler si ce n'était pour lancer une supplique dans un éclat de rire.
A bout de souffle, je réussi à m'extirper du piège dans lequel j'étais tombée et me laissais retomber lourdement, la tête sur l'oreiller, allongée derrière Mharcus. Dans un dernier effort, je me redressais pour enrouler mes bras autour de son cou, l'embrasser et le tirer en même temps vers moi, l'entrainant dans une chute vers l'oreiller. Je le libérais avec un sourire avant de me blottir contre lui, inspirant profondément la douce hauteur de pin et d'herbe fraîche qui était la sienne. Si tous les fils de la terre sentait aussi bon, j'allais finir par me demander si les Aluïs sentaient le nuage. Bien au chaud, je me laissais aller à ne plus rien penser. Avec le jour viendraient les problèmes mais pour le moment, la nuit saurait garder notre secret, alors pas la peine de s'en faire.
Je n'avais pas été aussi heureuse et confiante depuis bien longtemps. Je faisais la plus belle erreur de ma vie mais je l'aurais refais si on m'avait donné une autre chance. Réfléchissant malgré tout au matin qui ne tarderai que quelques heures à venir, je demandais d'une voix sereine, les yeux toujours fermés:

-Qu'est ce que tu vas leur raconter à tes soldats ? C'est crédible chez les Fehorts d'interroger une ennemie dans sa propre maison ? Tu vas devoir t'absenter la journée maintenant que tu n'as plus d'infirme comateuse à t'occuper ?-

Je ne savais pas en quoi pouvait consister le quotidien d'un chef des armées. Personnellement, je ne m'occupais que d'une petite cinquantaine d'homme, à peine plus, et nous nous connaissions tous, pour les plus anciens. Je passais mes journées avec eux, à former les Six nouvelles recrues en apprentissage, à envoyer des ordres de mission à droite à gauche, à vérifier que chacun faisait sa part de travail et à écouter les comptes rendus que je devais rédiger ensuite au propre et remettre au grand gourou qui les transmettrait à je ne sais qui. La seule personne à qui j'avais à faire dans la hiérarchie était Maître Sha, le recruteur qui était venu me chercher. Lui, son air sévère et froid, ses tenues de cuir sombre et ses grandes ailes d'écailles noires et brillantes. Il cachait un grand coeur et une grande patience, j'avais beaucoup de respect et d'affection pour lui, c'était pour cela que j'acceptais de recevoir des ordres de sa part et de celle de personne d'autre. C'était aussi parce que je rendais fou tous les autres militaires qui finissaient avec l'envie de me trancher la tête et moi l'envie de les balancer par dessus le bord de la ville. Mon quotidien était donc plutôt calme et convivial mais j'imaginais bien qu'être chef des armées Fehort, c'était un autre poste qui exigeait d'autres dispositions. Il fallait avoir les épaules solides.
Je me lovais un peu plus dans cette douce et rassurante chaleur, percevant presque un battement de coeur.

[hj: désolée, j'étais pas très inspirée. Faudrait qu'un soldat toque en bas ou qu'un truc se passe mais comme moi je suis que prisonnière (pauvre de moi =p) je préfère pas faire jouer de PNJ Fehort]

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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 9 Aoû - 16:47

La réaction de l'Aluïs à mes chatouilles fut bien au delà de mes espérances. Je l'observais en riant, se tortiller, gigoter, crier, se cambrer, tenter de soustraire son corps à mes doigts horriblement efficaces. Au bout d'un certain temps, je réduisis les chatouilles, craignant de la voir succomber à un excès de rire. Chose particulièrement rare entre ennemis, je vous l'accorde. Je la vis s'écrouler essoufflée sur le lit, cherchant son oxygène comme après avoir passé plusieurs minutes sous l'eau. J'eu un sourire en voyant la teinte pourpre de son visage.
Lorsque ses bras m'emprisonnèrent, je me laissais faire et ma tête ne mis guère de temps à toucher l'oreiller. Je ne fis rien, la laissant se placer comme elle l'entendait. Ceci fait, je lui enlaça les épaules d'un bras, mon autre main allant caresser tendrement son ventre chaud.

La fraicheur de son parfum vient de nouveau me brouiller les idées, enfin disons le peu d'idées qu'ils pouvait me rester, la douceur de son cou n'eu d'autre choix que d'accueillir mon nez tout comme la chaleur de son corps du s'échanger avec la mienne.
Voir ses yeux clos me fis sourire. La lumière argentée de la Lune baignait son visage, mettant en valeur sa beauté et la finesse de ses traits. Je dus me forcer à arrêter de la contempler pour l'écouter. Elle avait raison, je devais trouver une justification, bien que je ne puisse abandonner mes tâches. Il me faudrait concilier les deux. Mais pour l'heure, j'avais autre chose à lui dire que la réponse qu'elle attendait.

Tu es belle. Lui murmurais-je au creux de l'oreille, comme si je lui confiais un secret. Bon, certes dans le cas présent elle devait déjà être au courant. J'entrepris alors de lui répondre d'une voix douce.*

Nous n'avons pas pour habitudes de procéder aux interrogatoire ailleurs que dans les cachots, mais mes hommes connaissent les grandes lignes de notre rencontre première. Tu imagine bien que je voulais connaitre la raison de votre présence à ton groupe et à toi. Il connaissent également mon sens de l'honneur et quand je t'ais vue et que j'ai ordonné ton transfert ici, ils ont compris qui tu étais. Il savent que tu es MON adversaire et trouvent normal que tu te trouve entre mes mains. Qu'ils te trouvent dans mes bras est une autre histoire cependant. Ils savent que tu est en forme depuis ce matin, nous disposons donc d'encore une semaine avant qu'ils ne commencent à se poser des questions.
Concernant mes absences, je vais en effet devoir m'absenter en journée souvent jusqu'à tard le soir. Un peu à l'image d'aujourd'hui. Je quitte cependant ma maison vers dix heures, rarement avant.


Je déposais un baisé dans son cou et la serrais contre moi lorsqu'elle se lova encore un peu. Ma main glissait alors doucement sous son chemisier, cherchant la douceur et la chaleur directe du ventre. Mes lèvres emprisonnèrent ensuite les siennes pour de longues minutes, ma mains poursuivant ses caresses sous le vêtement.

[Oui, je m'endors n'importe ou, mais non, je ne me suis pas fait virer du lit XD j'avais un peu mal partout au réveil, mais bien dormis.
La nomination de Mharcus comme roi va être dans ce topic.]
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Luella
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MessageSujet: Re: Piège poison [Mharcus]   Lun 9 Aoû - 17:43

Un sourire étira le coin de mes lèvres quand la réponse à ma question arriva? Réponse qui n'en était pas une et à laquelle je ne fis aucun commentaire. Sa seconde réponse ressemblait déjà plus à ce que j'avais demandé. Une semaine de tranquillité ? C'était déjà pas mal. Il serait temps d'aviser ensuite. Quand il me parla de ma mission, j'en revint à penser à pourquoi je me trouvais sur la terre Fehort. C'était une raison des plus bête mais il était normal que ma présence soit anormale. Mes informations récoltées étaient déjà à Anugès depuis un bon moment, Lust faisait un travail remarquable. Nous n'avions pas voler de biens grands secret mais comme nous n'avions aucun livre ou traité sur l'agriculture, il avait bien fallu observer par nous même. Seuls les enfants de la terre savaient la cultiver et récolter ses fruits. Tous les autres peuples devaient se contenter de chasser et de récolter. Certes, ça faisait du travail car pour qu'un commerce ai du stock, il fallait un sacré nombre de bras pour aller chercher les victuailles mais c'était compter avec les périodes de manques de certains produits. Les Fehorts n'avaient jamais ce genre de problème, leurs champs n'avaient jamais subi le moindre dommage, la surveillance étant trop étroite.
Je frissonnais quand je sentis la main chaude de mon chef militaire se glisser sous mon vêtement pour trouver le contact de ma peau. Il avait la peau rude des guerriers qui manient les armes régulièrement mais ses gestes avaient la douceur d'une brise d'été et dégageait une sensualité particulière. Le silence nous étreignit un long moment, le temps d'échanger un long baiser. Mon esprit erra pendant tout ce temps dans un océan de bien-être, de douceur et d'amour. Ses lèvres avaient la chaleur de la passion et je passais ma main dans son dos, cherchant le bas de sa chemise pour me faufiler en-dessous. Je lui emprisonnais de temps à autre les lèvres entre mes dents avant de les relâcher. Mon pouls s'accélérait et des élans d'affection enserraient mon coeur. Les minutes s'étirèrent et quand notre discours muet prit fin, je ne pus que sourire, un sourire plein d'une joie immense et sans limites.
Sur un ton joueur je lui expliquais la raison de ma présence sur ses terres:

-Si j'étais près des champs quand on m'a trouvé, c'est parce que j'apprenais. je vous observais pour apprendre à faire pousser des plantes. Les Aluïs ne sont pas des cultivateurs mais nous avons des terres arables dans les montagnes et avec des cultures en terrasse, nous pourrions palier à certains manques avec la culture de certaines plantes. Mais nous sommes des ignorant et nous n'avons aucun écrit pour nous apprendre alors j'ai été envoyée pour apprendre. Mais il me manque trop d'informations. J'ai envoyé ce que j'avais observé à Anugès mais c'est peu, trop peu. Avec ces révélations, tu auras de quoi remplir un rapport tout à l'heure.-

Il fallait se montrer convainquant pour qu'aucun soupçon ne plane sur l'étrange durée de l'emprisonnement qu'était le mien. Et peut-être que, rassuré d'avoir matière à travailler, Mharcus resterait un peu plus longtemps avec moi. Normal non ? Il serait resté pour m'arracher des informations et les espions sont réputés pour garder leur secret bien caché alors c'était un acte non négligeable que d'en obtenir un en une nuit.
Ma main courait dans son dos en une longue et légère caresse, appréciant le contour de chaque muscle, la chaleur qui se dégageait de la peau et sa douceur.

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