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 Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]

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Mharcus
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MessageSujet: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Lun 28 Juin - 12:57

[HRP : désolé, j'ai habitué à une meilleure qualité, mais il me faut le temps de me familiariser avec l'univers et le personnage]

Celui qui vous dit que le calme n’est pas bon conseil se trompe allègrement. Il n’y a rien de plus précieux que le calme pour pouvoir réfléchir, et qui sait combien j’ai besoin de faire fonctionner ma matière grise. Sans ma logique et mon travail de l’esprit, la puissance de mon bras est futile, inutile, sans intérêt. Le savoir, voici ce qui constitue l’arme la plus destructrice au monde. Connaître son ennemi permet d’avoir sur lui une longueur d’avance. La fin de l’alliance qui nous unissait aux Aluïs nous a bien prouvé qu’il fallait toujours se méfier.

Nous ne connaissions pas nos alliers, mais nous en saurons plus que nécessaire sur nos ennemis.

Je me suis réfugié sur La Parcelle Isolée pour vider ma tête des ennuis passés et des affrontements à venir tout en en profitant pour lire de multiples livres sur les Aluïs. Je suis ainsi. Je ne peux resté sur un échec et il m’est inconcevable de lancer une attaque de représailles sans avoir avant établit un plan d’attaque minutieux ainsi que le plan de secours. Trop de vies dépendent de mes décisions et je refuse catégoriquement de mener à une mort inutile les hommes et femmes qui se battent sous mes ordres.

Je suis le Chef des Armées, pas le Boucher du Royaume.

Tiens, ce livre est mouillé…Zut, je l’ai mis dans l’eau. Mince, cela m’apprendra à lire en me trempant dans une rivière. Non mais, franchement qu’elle idée stupide.

Mais tellement agréable. Bon bref, je ne vais pas épiloguer sur le fait que le contact de ma peau et celui frais et chatouilleur de l’eau coulant doucement le long de la berge est agréable au possible. Il est de toute façon plus que temps que je sorte et me rhabille. Bon et que je mette ce livre à sécher.

J’ai promis au roi de reprendre le territoire qui nous a été sournoisement volé par ces empiafés d’Aluïs. Ils ont profité de notre alliance pour étouffer notre méfiance puis pour nous trahir aussi sournoisement qu’habilement. Je ne veux cependant pas nous précipiter dans la gueule du loup et pour cela, la réflexion avant l’action est obligatoire. C’est en partie en cela que consiste mon travail. Réfléchir, guider, ordonner et adapter les combats aux situations qui se présentent.

Bande d’oiseaux mal lunés, vous allez payer votre basse besogne par le sang, je vous le promets.

Qu’entends-je ? Ce n’est pas vrai, même dans un endroit qui porte le mot Isolée dans son nom je ne peux être seul ?

Je me suis rapidement habillé et est regroupé les livres dans mon sac avant de grimper vite fait dans un arbre où je devient alors invisible de par ma maîtrise du camouflage…Mais que…Et zut, j’ai oublié le livre que j’ai mis à sécher.
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Luella
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Lun 28 Juin - 19:41

-Aller bande de mou du genoux ! On avance plus vite que ça sinon on va finir par faire du sur place !-

Je volais à tir d'aile mais les pauvres qui tentaient de me suivre avaient plus de mal. C'était tous de gros costauds de l'armée régulière et seul deux d'entre eux, les plus mince mais aussi les plus compétent, faisait partit de ma section et volaient juste derrière moi. Les soldats n'étaient pas ravi-enchantés d'être sous les ordres d'un capitaine d'une section différente et pire encore, sous les ordres d'une femme. Il avaient reçu l'ordre de suivre mes commandements, la mission ne nécessitant pas toute l'élite. C'était un peu embêtant de devoir se les trimballer mais je n'avais pas le choix. En plus ils étaient stupides: nous étions en route pour les Trois pics quand l'un de ces idiots nous avait obligé à dévié de notre route. Sauf que ce crétin finit entra chez les Fehorts qui, bizarrement, ne peuvent plus nous voir en peinture, et nous fûmes prit en chasse. Cela faisait presque trois jours que nous volions aussi vite que nos ailes pouvaient nous porter, le peuple de la terre à nos trousses. Et impossible de retourner au Mont Refuge d'où nous venions, cela nous aurait obligé à faire un chemin plus long et notre trajet avait trop dévié. Nous avions alors opté pour la Parcelle Isolée, endroit le plus sur et le plus proche, sans compter que c'était un endroit parfait pour nous reposer. Nous savions que les Fehorts ne nous suivraient pas car la zone était neutre et peu dangereuse donc c'était en général un endroit où tous pouvait se réfugier, les poursuivants les laisseraient en paix par respect pour cet endroit préservé de tout combat. Heureusement pour nous que nous étions dans la région car il aurait fallut voler jusqu'au Marait Maudit, terre des enfants du rêve, survivre et rentrer enfin à la maison. Alors que là, nous approchions de la faille et nous pourrions passer quelques jours tranquilles sur la Parcelle Isolée pour nous remettre.
Je devais avouer que quelque part, ça m'arrangeais bien, ces petites vacances improvisées. Je revenais de plusieurs missions barbantes et fatigantes et j'étais certaine qu'on en avait encore inventé tout spécialement pour moi pendant mon absence au Mont Refuge... bande d'esclavagistes ! Il n'y avait que mon recruteur que j'acceptais d'écouter quand il s'agissait d'ordre et de boulot parce qu'il savait y faire avec moi mais depuis un moment, c'était un gros emplumé qui venait me dire quoi faire et si l'on ne m'avait pas retenu de force, je lui aurais fait exploser la tête de tant de suffisance dans sa voix. Il ne sait visiblement pas à qui il a à faire le gros. Mais bon, tout ça c'est derrière moi, maintenant, c'est vacances avec l'excuse des ennemis collés aux fesses. Ils étaient vraiment adorables ces fils de la nature, d'abord une Tour puis des vacances ! J'allais presque les aimer à ce rythme.
Au moment de franchir la faille, j'ouvris plus grand encore mes ailes, les étirant au maximum et une demi-seconde avant de franchir le gouffre, moi et mes deux coéquipiers poussâmes notre cri de guerre favori pour signer notre fuite: un cri de faucon. J'apprenais à tous mes élèves à produire ce son car il était celui de l'animal emblème de notre peuple ou en tout cas, celui qui lui correspondait le mieux. le passage se fit tout en douceur, comme d'habitude. J'eus une sensation de flottement pendant quelques secondes puis de nouveau la solidité de l'air sous mes ailes et le vent dans mes cheveux. Je ne me souciais plus de ceux qui me suivaient, j'avais à présent le paradis sous les yeux: des bosquets, des collines, des ruisseaux, des près verts. Tout cela pour tous et pourtant personne ne venait s'établir vraiment. Cette Parcelle était le seul endroit qui me faisait regretter la guerre qui déchirait nos peuple... Quoi que...

-Aller, on descend, on se trouve un coin sympa et c'est les...-

-Vacances !- reprirent tous en coeur les soldats, miens comprit.

Nous descendîmes vers le sol et après quelques instants de recherche, nous trouvâmes un endroit idéal: une clairière verte dans un bosquet épais dans laquelle coulait une petite cascade argentée et où on ne pouvait accéder que par le ciel tant le bois était dense. Nous nous posâmes et après quelques préparatifs comme les abris fait de branches et les affaires de nos sacs déballées, je prévins que je passerai le reste la journée seule à me reposer. Lust, qui bien sur était venu avec moi, sortit sa petite tête noire de ma sacoche et siffla doucement comme pour demander la permission de venir.

-Mais oui mon amour, viens avec moi, on va s'amuser tout les deux. Vous autres, faites en sorte qu'il y ai toujours au moins deux personnes au camp. Vous avez quartier libre, essayer d'attraper quelque chose pour le dîner quand même, moi je ferai la cuisine. A plus tard les garçons, soyez sages. Au moindre problème, vous savez à qui vous devez faire appel pour me prévenir.-

Je regardais en souriant l'un de mes confrères d'élite, lequel me sourit en retour avec un léger rosissement des pommettes. Il avait le don particulier de porter sa voix là où il le souhaitait. C'était presque de la télépathie. Lust déjà dans les airs, je saluais ma joyeuse compagnie et partis pour d'autres horizons. J'avais la journée devant moi et je comptais bien en profiter.
Je ne tardais pas à trouver un endroit parfait: l'ombre des arbres, de larges pierres pour me faire sécher au soleil et surtout, une portion de rivière calme et profonde. sans attendre, je me posais tranquillement, laissant mon bébé aux ailes bleues faire trempette en m'attendant. Si j'avais été plus attentive et s'il n'avait pas effacer les traces de tant d'éclaboussures, j'aurai eu tôt fait de voir que quelqu'un s'était baigné juste avant moi. Mais le soleil tapait fort, les oiseaux chantaient et j'avais plus que besoin de souffler un peu. Mes nerfs étaient à vif depuis quelques jours et j'allais craquer et tuer quelqu'un si je ne prenais pas immédiatement du repos. Je posais ma sacoche entre deux pierres et commençais à me dévêtir. Je m'arrêtais un instant, sentant comme une présence mais un oiseau prit son envol et avec un sourire je me détendis. J'étais vraiment trop en stress pour prendre un oiseau pour mon ennemi. A demi nue, je dépliais délicatement mes ailes au soleil, captant sa chaleur avec délice. Je fermais les yeux et laissais aller ma tête en arrière, mes muscles endoloris se détendre peu à peu et le calme me pénétrant doucement. C'était bon de sentir le soleil sur sa peau. Je ne portais qu'une bande de tissu serrée autour de la poitrine et un dessous simple mais de bonne qualité. quand on passe ses journées à bagarrer, on doit être bien équipée: un slip qui vous remonte tout le temps, vous savez combien c'est désagréable (ne faites pas semblant, vous l'avez vécu un jour ou l'autre.).
Alors que je me ressourçais tranquillement, mon petit Lust vint m'éclabousser copieusement. Retenant un cri à cause du froid de l'eau su mon ventre je jetais un regard mauvais au Minidrag. Il était mort de rire, le bougre. Je me jetais sur lui et nous tombâmes dans l'eau. Je le savais chatouilleux aussi je livrais bataille pour lui titiller le ventre afin qui produise ce petit sifflement entre-coupé de hoquets qui est synonyme de rire chez lui. Il était glissant comme une savonnette, ce n'était pas une mince affaire. Une fois nos ébats finit, je fis quelques brasses et me nettoyais de toute la poussière du voyage. Mes cheveux ruisselaient d'eau claire et mes plumes brillaient au soleil. Avec cette allure, je ne doutais pas un instant que n'importe laquelle de mes recrues, masculine j'entends, m'aurait déclaré sa flamme. Absorbée par mes pensées, je n'entendis pas mon adorable compagnon s'exciter autour d'une chose cachée derrière un rocher. Il finit tout de même par m'intriguer et, sortant de mes rêveries, je rejoignis la berge et m'accoudais à un rocher, le ventre et les jambes encore dans l'eau.

-Alors mon poussin, qu'est-ce qui te met dans cet état ?-

La réponse était: un livre. Mon Dragonnet avait trouvé un livre, un peu humide mais en excellent état. Il me l'apporta et je commençais à le feuilleter. Peut-être un voyageur l'avait-il oublié ici ? Je ne tardais pas à constater qu'il parlait de la musique et du chant chez les Aluïs. Heureuse de ma trouvaille, je sautais d'une page à l'autre, expliquant à mon bébé noir, qui était juché sur mon épaule, ce que certains passages voulaient dire. Il ne savait pas lire, le pauvre, mais me comprenait à merveille. Arrivant à la fin, je découvris quelques partitions de chant. Aussi heureuse d'une enfant qui découvre ses cadeaux pour Noël, je trouvais une pierre en plein soleil où m'assoir, je laissais mes pieds tremper dans l'eau et ouvrit légèrement mes ailes pour les faire sécher. Mes longs cheveux auburn gouttaient dans mon dos mais peu importait, il serait soit bientôt sec, soit bientôt mouillés à nouveau. Avec application, je déchiffrais les partitions.
Mon passe-temps favoris au Trois Pics, était de chanter, certains soir, pour un public. ce n'était pas des spectacles dédiés à moi mais plutôt des auberges presque cabaret où l'on pouvait se produire de temps à autre. J'avais un certain succès et ce n'était pas pour rien: ma voix devait être la plus pure de toutes les voix Aluïs et je devais remercier ma mère pour cela. Plutôt fière de mon don, je n'étais pas avare de mon talent et j'y prenais aussi un plaisir tout particulier.
Après quelques instants, je tentais le coup, lisant tout de même les paroles que je n'avais pas encore appris:

-Pour ne pas vivre seul, on vit avec un chien,
On vit avec des roses ou avec une croix,
Pour ne pas vivre seul, on s'fais du cinéma,
On aime un souvenir, une ombre, n'importe quoi,
Pour ne pas vivre seul, on vit pour le printemps,
Et quand le printemps meurt, pour le prochain printemps !
Pour ne pas vivre seule, je t'aime et je t'attends,
Pour avoir l'illusion de ne pas vivre seule,
De ne pas vivre seule.
Pour ne pas vivre seul, des filles aiment des filles,
Et l'on voit des garçons épouser des garçons,
Pour ne pas vivre seul, d'autres font des enfants,
Des enfants qui sont seuls, comme tous les enfants,
Pour ne pas vivre seul, on fait des cathédrales,
Où tous ceux qui sont seuls s'accrochent à une étoile !
Pour ne pas vivre seule, je t'aime et je t'attends,
Pour avoir l'illusion de ne pas vivre seule.-


Chanson

Ma voix montait dans l'air, claire et pleine d'une émotion que je tirais de la chanson et des notes, émotion qui me submerge à chaque chanson que je chantais.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Lun 28 Juin - 21:07

Parfois, dans certaines situations, savoir quoi faire tient de l’impossible. Que dire de ma situation actuelle ?
Alors que je me prélassais pour en apprendre plus sur mon ennemi, l’un d’eux débarque comme cela, sans prévenir et me contraint sans le savoir à me percher dans un arbre…
Ironique n’est-ce pas ? Ce sont les oiseaux comme cette…femme qui devrait-être percher pour se pendre et moi assis au borde de l’eau pour savourer le spectacle.
Mais bon, premièrement je ne suis pas un sadique et deuxièmement, la tendance actuelle tend plutôt vers l’inverse.

Mais que fait-elle ?

Non, elle ne va pas ?

Et aller, la voilas qui se déshabille. Bon, je trouve que la pomme qui pendouille…ah ! ben non, elle vient de tomber…
Je disais donc ; je trouve que la pomme qui roule au sol à l’opposée de Madame l’emplumée de service est trèès intéressante.

Ne me demandez pas pour quel raison je respecte l’intimité d’une personne que je devrais capturer sinon pourfendre sans autre procès. Je suis comme cela, point barre.

Le temps passe, la pomme à arrêtée de rouler et n’attends plus que les vers qui vont la dévorer. Je la prendrais bien moi.
Le temps passe, j’entends des ploufs, des cris, des gloussements ridicules et des espèces de cris bizarres qui doivent provenir de la bestiole qui accompagne Madame.

Puis le calme revient, enfin. Je m’adosse à l’arbre et ferme les yeux. Non pas qu’affronter cette dame me fait peur, je n’ai pas peur des être inferieurs, c’est juste que je tiens à respecter ce lui vierge de tous sang. Je vais donc dormir tranquillement en attendant qu’elle aille rejoindre ses oiseaux de compagnons.

Et voilas, à peine cinq minutes de silence. Cela recommence à couiner, que ce passe-t’il ce coup-ci ? Tu as trouvé la corde pour te pendre ?
M*rde ! Le livre.
Sale situation de pas de bol. Non mais franchement. Heureusement que le livre que j’ai oublié ne traite pas de la stratégie défensive des Aluïs, l’emplumées d’en bas aurait surement trouvé cela louche. Encore plus si ledit livre était celui que j’avais dans la main droite et qui s’intitulait « Les ailes des Aluïs ou comment les neutraliser ». Bref, cela est un détail qui ne vous intéresse pas.
Oh ! Non ! Cela semble en plus l’intéresser. C’est partit pour des heures de lecture. Je vais m’endormir ici si cela continu.

Ce que j’ai sans doute due faire puisque c’est une douce voix qui m’à tiré de ma torpeur.
La dame chantait l’une des chansons oubliées de son peuple sans en connaître les origines, j’en suis certain.

Mais quelle belle voix.

Mharcus ? Oui ? Colle-toi une belle gifle et profite de la sorte de transe de Madame pour ficher le camp.

Ce que je fis sans me faire prier à moi-même. Elle semblait dans une telle autre dimension que je pus descendre de mon perchoir, mon postérieur hurlant de bonheur sans même lui faire tourner la tête et à filer droit vers un bosquet. Zut de zut de mortes plumes.
Ce n’est pas le bon côté et me voici sur un rocher surplombant une cascade.

Bon, après une dizaine de secondes, je suis tombé d’accord avec vous qu’il y avait pire comme endroit pour se reposer et reprendre ses lectures. Ou jouer de la musique. C’est qu’elle m’a donné envi de sortir ma lyre la bougresse. Bon, aller tant qu’à faire autant y aller.

Je sortis donc de mon sac ma belle lyre en bois de chêne et dont les cordes étaient en cordelettes de lianes sauvages. Mes doigts efflueraient l’instrument qui émit une douce note. Je fermais alors les yeux et, perché sur mon rocher, au dessus d’une somptueuse cascade, je laissais libre court à mon esprit pour jouer.
Les notes s’enchainaient, résonnant sur les parois rocheuses et se perdant dans les cieux d’un ciel sans nuage.
Le rythme était lent et envoutant mais chargé de chagrin et d’amertume. Pourquoi ? Car c’est la musique qui colle le mieux à la chanson que j’ajoute par-dessus.
En effet, ma voix grave et rocailleuse en fin de refrain est venue compléter la mélodie de la lyre. Une chanson typique des militaire en mal du pays.

Loin de la maison
Je marche en solitaire
Combattre sans raison
Un ennemi imaginaire

C’est là la dure vie d’un soldat
Défendre son pays de son bras
Verser son sang pour les siens
Ou devenir moins que rien

Ma douce compagne
Loin dans ma demeure
S’occupe de la campagne
Pour mettre sur le pain du beurre

C’est là la dure vie d’un soldat
Défendre son pays de son bras
Verser son sang pour les siens
Ou devenir moins que rien

Mon fils que je ne vois grandir
Tu vivras dans l'abondance
Ma fille tu vas me haïr
Par ma si longue absence

C’est là la dure vie d’un soldat
Défendre son pays de son bras
Verser son sang pour les siens
Ou devenir moins que rien

Ma belle famille tant aimée
C'est a regret que je vous ai quitté
Mon ennemi m'a trouvé
De moi il à triomphé

C’est là la dure vie d’un soldat
Défendre son pays de son bras
Verser son sang pour les siens
Ou devenir moins que rien


Sans m’en rendre compte, les chants et morceaux de musique s’ensuivirent durant une bonne demi-heure. Laissant totalement libre court à mon inspiration, je ne remarquais même pas que ma voix de par mon emplacement portait loin de même que ma musique.
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Luella
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Lun 28 Juin - 22:26

Je cherchais une autre chanson intéressante quand un bruit étrange parvint à mes oreilles. J'aurais été un chat, mes oreilles auraient tourné dans la direction opposée sans que j'ai à levé le nez de ma feuille mais avec mes petits récepteurs immobiles, je dus m'arracher à mes recherches. Le son était assez mauvais et je ne voulais pas risquer de me ridiculiser en sautant sur un pauvre bête terrorisée. Je fermais alors les yeux, cherchais d'où provenais les ondes et modifiais leur amplitude. Une musique parfaitement claire résonna dans mes oreilles et d'un coup, tout le stress et l'agacement revinrent au galop.

*Mais c'est pas vrai ! On peut pas être tranquille deux minutes ?*

Je sautais de rocher en rocher jusqu'à mon sac, j'enfilais vite fais mes habits et pris un petit poignard caché dans une poche. Bien sur, j'avais laissé mon arme au camp, qu'elle idiote. J'allais partir quand la lumière se fit dans mon esprit: le livre n'était pas là depuis longtemps, il était en parfait état et humide, comme s'il avait été faire un séjour dans l'eau. Je me frappais le front trois fois pour me punir de mon manque de vigilance. Moi qui voulais tellement être en vacances, voila que j'avais failli me faire tuer de trop voir le paradis autour de moi. Décidément, les dieux ne voulaient pas que je me repose.
Lust tournicotait autour de moi sans vraiment comprendre. Je lui intimais l'ordre de rejoindre le camp et sans plus discuter, le dragon miniature s'envola et fila comme le vent retrouver sa place. Je retournais chercher le livre et le regardais, comme s'il venait de me trahir. Puis un sourire un peu dément se dessina sur mes lèvres et un rire les franchit. Je regardais le bois en direction de la musique, un regard brûlant de haine.

-Tu veux me pourrir la vie ? Très bien...On va voir qui va pourrir l'autre, ordure.-

Et je m'élançais sous le couvert des arbres vers la musique.
Une fois plus proche de sa source, j'entendis une voix grave et très mélodieuse qui me fit douter: et si j'attaquais l'un des miens ? J'étais peut-être simplement en train de péter un câble... Non, aucun n'avait d'instrument à corde et aucun n'avait de livre sur la musique. De plus, ils étaient tous au camp quand j'étais partis, ils n'auraient pas pu arriver avant moi, profiter de l'eau et oublier un livre su la berge.
Sur de moi, je volais jusqu'à une branche haute et poursuivais ma route de branche en branche, discrète comme une ombre grâce au feuillage. Finalement, j'arrivais là où chantait notre rossignol. Je failli m'étrangler de surprise quand je constatais qu'il s'agissait de la voix d'un Fehhort. La rage monta aussi vite qu'une vague contre la falaise: il saccageait l'art du chant par sa simple nature ! Et bien puisqu'il semblait aimer pousser la chansonnette, je décidais de me glisser dans son dos pour voir si, une fois la gorge tranchée, il chantait toujours aussi bien.
Le temps de manoeuvrer en silence, j'eus l'occasion de le voir sous toutes les coutures ou presque. Le doute n'était pas possible, c'était l'un de ces boueux, ami des plantes vertes et des cailloux. Et ça me faisais mal au coeur de l'entendre si bien chanter. Par deux fois je dus me mordre la langue pour ne pas l'accompagner. Les airs étaient simple et avec la lyre, c'était facile de suivre la mélodie.
Alors qu'arrivait la fin de la chanson, me laissais tomber en douceur, grâce à mes ailes, derrière lui et d'un geste rapide, lui saisit le menton de ma main libre, me collais à son dos, lui renversais autant que possible la tête sur mon épaule et appuyais ma lame contre sa gorge mise à nue. Dans cette position, j'avais la bouche très près de son oreille, ce serait facile de l'atteindre avec l'art du son. Et d'un mouvement, je pouvais lui ouvrir la gorge comme un fruit mûre. Elle est pas belle la vie ?
Pour le narguer, je reprenais un bout de sa chanson et ajoutais, un sourire carnassier aux lèvres:

-Trouvé ! Et je suis ton ennemi.-

C'était comique parfois la vie.

-Pas mal pour un traîne savate dans ton genre, dommage que ton imagination en matière de paroles soit aussi fertile qu'un champ de cailloux. Et il y a quelque notes qui mériteraient d'être mieux traitées.-

Je raffermis ma prise avec une certaine violence, tout sourire aillant disparut et lui murmurais:

-Je vais t'envoyer chanter en enfer, pauvre vers de vase. Un dernier mot ? Une dernière note ?-

Il gâchait le paysage, il pourrissait mes vacances, il ruinait la noblesse de l'art du chant, tant de raisons que j'avais de le tuer sur le champ. ¨Pourtant, quelqu'un que les dieux ont pourvu d'une voix mélodieuse mérite de dire un dernier mot avant la mort aussi le lui accordais-je. Mais je ne supporterais pas plus longtemps qu'il vive. C'était déjà assez dur d'être aussi proche.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Lun 28 Juin - 22:59

Non, franchement, là, il y a des limites. Pourquoi les Dieux se mettent-ils toujours en tête qu’il est absolument nécessaire de mettre des cailloux dans mes bottes ?
J’avais à peine terminé ma chanson que plusieurs éléments forts désagréables se produisirent.
Déjà, me retrouver avec une lame sur la gorge ne me plaisait qu’à moitié, d’autre part, que l’on m’attaque dans le dos connotait d’un manque d’honneur frustrant pour une personne de mon rang. De plus, l’ironie au ton volontairement blessant s’échappant de la bouche de mon assaillante me déplu au plus haut point et pour finir, je me maudissais de ne pas avoir mis plus de distance entre cette créature volante hautaine et moi.

La première chose qu’elle me dit m’allait droit au cœur. Comment pouvait-on être sadique à ce point ? Un tel irrespect même vis-à-vis d’un ennemi ? Cela ne se passerait pas comme cela, oh non !

Je pris sur moi et fis lentement pivoter ma tête vers la sienne de façon à voir ses yeux. Si elle me tue, qu’elle garde au fond d’elle mon visage gravé à jamais comme preuve de sa cruauté et de sa couardise. Je sentis la lame de son petit poignard entailler légèrement ma peau en une longue coupure sans gravité. J’avais vue pire. A peine pire que lorsque l’on se griffe avec une ronce, sauf que là, c’est une coupure nette, propre et sans bavure. A part mon sang qui perle doucement.

Nous y voilas. Mes yeux bruns rencontrent les … bruns siens. Tient donc ! Ironique !

Elle me laisse prononcer une dernière phrase ? Sans doute pour se donner bonne conscience.
Je ne me ferais pas prier.

Aluïs, j’aurais pus te tuer alors que tu chantais mais j’ai préféré te laisser en paix non pas pour toi, mais par respect pour cet endroit qui nous permets de trouver la paix lorsque notre cœur nous en fait sentir le besoin.

Je marquais une pause et elle put sans doute lire dans mon regard que si ma dernière heure était arrivée, elle n’aurait pas la joie ni de me voire pleurer, crier, gémir ou trahir mon peuple pour m’épargner des souffrances.
Puis je repris, la toisant du regard avec toute la détermination qui est mienne.

D’autre part, comment oses-tu remettre en question la profondeur de mes chants alors que toi-même est incapable de reconnaître que la chanson que tu à chanter en est une oubliée de ton propre peuple ?

Tandis que de ma tête je lui masquais sa propre main, j’abattis à une grande vitesse ma droite sur la sienne, emprisonnant ses doigts dans les miens et par ma force lui immobilisant le bras. Je pressais alors de toutes mes forces sur ses phalanges et de ma main gauche, j’amenais mon poignard en forme de griffe entre deux vertèbres dans sa nuque. J’exerçais suffisamment de pression sur ma griffe pour qu’elle ressente la minuscule piqure ainsi que la goutte de sang qui coula sur sa peau. Je prenais cependant bien garde de ne pas la blesser sérieusement puisque je cherchais à éviter l’affrontement.

Reprenant une voix autoritaire, je lui plantais mes yeux au fond des siens pour la convaincre une bonne fois pour toute de l’absurdité de son geste.

Tente de faire quoi que se sois, si je meurs, tu me suis dans l’enfer de ceux qui souillent ce lieu. Ne te mesure pas à moi sans me connaître fille de l’air, tu y laisserais trop de plumes pour te relever et retourner chez les tiens sans honte.

Il n'y avait plus qu'à attendre que son cerveau d'oiseau réfléchisse et pèse le pour et le contre.
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Luella
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Lun 28 Juin - 23:58

Alors là, c'était carrément par drôle du tout. De quel droit il se permettait de dire ça ? Il ne me connaissait pas, il a avait peut-être appris des choses dans ses vieux livres, mais notre vie avait changée et il n'en connaissait rien, osait me dire que je n'avais pas d'honneur alors que lui n'avait pas de courage ? Il se moquait de moi.
Et puis là, quelque chose qui m'a fait mal à l'égo: il a retourné mon arme contre moi. En même temps, ce poignard c'est un cadeau de mon boss, c'est une arme Aluïs et je l'utilise pour la primère fois alors autant dire que elle et moi, on ne se connait pas vraiment. Avec mon cimeterre, ca ne serait jamais arrivé, je le maniais trop bien. Mais quelle idiote de l'avoir oublié.
De rage, de colère, de frustration je montrais les dents et grondais comme un loup prit au piège, activant mon pouvoir sans le vouloir sous l'effet de la colère. Je le menaçais et il me menacait, nous étions à égalité. Mon étreinte autour de son cou de ma main libre s'était relâchée, elle ne servait plus à rien puisqu'il me menaçait dans une drôle de position et qu'il ne pouvait donc bouger, au même titre que moi. On allait prendre racine à ce rythme. Je plantais mon regard dans le sien, chargé de haine mais aussi de colère envers moi même. la première chose qui me vint à l'esprit fut une envie de le mordre jusqu'au sang pour passer ma frustration. Mais au lieu de cela je serrai les paupières pour retenir une larme: j'étais vraiment furieuse contre moi. Je sifflais:

-Et toi, pauvre crétin, tu crois connaître ton histoire ? Tu lis des vieux bouquins poussiéreux sur les Aluïs et tu crois nous connaitre ? Nos moeurs ont changés. La chanson que j'ai chanté parle de solitude et d'un amour perdu, crois-tu sincèrement que je ne sache pas à quelle période de notre histoire la rattacher ? Nous en avons composé d'autres depuis. Et si notre histoire s'étiole dans nos mémoire, à qui la faute ? Tes libre devraient être dans nos bibliothèque, pour nos enfants et non dans les mains sales d'un fils des rochers.-

Il m'énervait celui là ! Les Fehorts avaient un sens de l'honneur bien différent du nôtre: pour nous, peu importait au fond comment tuer, du moment que l'ennemi était mort et que la victoire nous revenait. Seul quelque uns méritaient le respect pour leur grande bravoure ou leur adresse.

-Toi tu n'es qu'un lâche. Parce que tu aimes trop les feuilles vertes et que tu as peur de voir le rouge du sang les salir, tu as préférés me laisser vivre plutôt que de servir ton peuple. Attaquer dans le dos te poses un problème ? Peut-être est-ce simplement parce que tu n'es pas assez vigilent pour prévoir ce genre d'attaque alors tu les condamnes. Moi jamais personne ne m'a attaqué dans le dos car je les sentais toujours venir, même si c'était au dernier moment et je m'en suis toujours sorti. Regardes-toi grand guerrier, tu as un couteau sur mon cou mais j'en ai un sur le tien. Pourquoi ? Parce que ta faiblesse t'as empêché de tuer une femme qui se baignait. Et tu viens me parler de l'honneur que j'aurai de ne pas souiller ces lieux ? Le sang des miens à trop coulé par votre faute et dans trop d'endroits pour que le vôtre ne puisse couler ici.-

Oui, il me dégoutait d'oser m'accuser alors qu'il n'était pas plus glorieux que moi. Moi je m'efforçais au moins de faire avancer mon combat. Et puis zut, c'était lui qui m'avait pourri mes vacances et maintenant, à cause de ma bêtise, j'étais coincée et dans de sales draps. Je ne pourrai pas lui pardonner de m'humilier de la sorte.
La frustration était trop grand et une larme unique roula sur ma joue, accrochant un rayon de soleil une fraction de seconde avant de disparaitre dans mon cou.
J'étais devenue irrémédiablement faible. Je me faisais pitié. Et lui, je le detestais, lui sa belle voix et ses yeux si semblables aux miens. J'allais devoir m'entraîner plus que ça, je me relâchais. Pathétique. Je te ferai payer pour ton geste mais en attendant, je dois deserrer les dents pour goûter à l'amertume de ma situation.

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 0:39

Bon, là cela devenait carrément grotesque. La voilas qui me renvoyait mes propres arguments en pleines figure rejetant la faute sur mon peuple qui avait trouvé ces livres dans une tour. Le statu quo ne me plaisait pas du tout. Quelle arrogance dans les mots de cette femme. Comme si elle se prenait pour la meilleure de son propre peuple. Il y avait cependant un truc qui clochait. Je la laissais me sortir toute sa tirade mais un détail m’intriguait et me surprenait.

Ses yeux. Ou plutôt, la larme qui perla, transformant en multiples rayons la lumière de l’astre.

Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Une guerrière qui font en larme parce qu’elle est à égalité avec un autre guerrier ? Euh, et je fais quoi moi maintenant ?

Mharcus, réfléchis. Que te reproche-t-elle ? Je suis un voleur de livre, un lâche, pas vigilent et faible ? Non, là franchement, cela fais beaucoup.
Je parlais alors d’une voix douce, calme, presque comme si aucun danger ne me menaçait.

Alors, je te tus et tu me tus ou bien tu me tus et je te tus ? Ou bien encore, on se lâche et on s’oubli, gardant tout deux pour nous la honte de l’autre comme trophée de guerre ?

Mes yeux n’avaient pas quittés les siens depuis le début. Braqués sur elle comme deux fusils. Sans siller, j’observais la larme se perdre dans son cou.
Je poussais alors un soupir de la catégorie « quelle m*rde ».

Je lui lâchais la main, libérant son poignard et retirais le miens de sa nuque. Sans la quitter des yeux je repoussais doucement sa main armée et posant ma lyre, je me relevais. L’espace d’une demi seconde, j’observais l’horizon, puis je m’écartais du vide et lui fit face, laissant tomber devant elle l’une de mes deux épées. Ma voix grondait et résonnait alors sur la roche. Mon ton était à la limite de l’agression.

Si tu veux vraiment essayer de me tuer ici, maintenant, prends cette épée et battons nous de face et non de dos comme des chats sauvages sur un mulot égarés. Tu verras si je suis aussi lâche et faible que tu semble le penser.

On allait voir maintenant si mon analyse était bonne. Ma voix fut brusquement plus douce.

Allons, relève-toi ! Retourne auprès des tiens et oublis moi. Nous aurons tous deux appris quelque chose. Toi qu’attaquer par derrière n’assure pas la réussite et moi que je dois surveiller mes arrières.

Je m’assis alors à nouveau et repris ma lyre. Je ne voulais pas la provoquer, juste lui montrer que la décision lui appartenait. Je chantais alors l’hymne de mon peuple.

Nous vivons pour la Terre
Nous vivons pour nos mères
Pour nos enfants et nos épouses

La Terre est notre domaine
Nous l’aimons et elle nous aime
Fehorts aimons la et respectons la

Moi membre de ce peuple
Je vivrais pour la Terre
Je vivrais pour les miens

Et dans l’obscure adversité
Tous ensembles nous lutterons
Notre force notre unité

Aidons nos alliés et ils nous aideront
Donnons leur notre confiance
Ils nous donneront la leur

Nous vivons pour la Terre
Nous vivons pour les nôtres
Et pour eux nous mourrons



Je n’ai jamais compris pourquoi l’alliance de nos deux peuples s’était écroulée, mais il est certain que c’était regrettable. Cela faisait plus de morts, plus de sang et plus de souffrances.
Mon poste ne me fait pas aimer la guerre, il m’apprend à limiter le nombre de morts parmi les miens et à nous assurer la victoire. C’est mon métier.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 13:27

Je l'aurai bouffé tellement la rancoeure et la colère grondaient en moi. Mais il semblait me laisser une chance de vivre. Ma première impulsion fut de me jeter sur lui mais je me retins, n'esquissant aucun geste, me contentant de le regarder avec méfiance, comme un chat maltraité qui voit entrer quelqu'un dans une pièce et se demande ce qui va suivre. Et sans vraiment savoir pourquoi, les paroles du maître me revinrent en mémoire. A croire que je les gardais en réserve au cas où je serais dans de sales draps.

-T'es qu'une tête de mule Lulu. T'aurais du naître Fehort avec cette tête de pioche ou Xuhecor pour t'enflammer comme ça. Tu es fille de l'air, réagis un peu comme telle, utilise ta tête, je sais qu'elle est pleine de choses incroyable, je t'ai vu t'en servir. Mais tu écoutes seulement ton coeur et il n'y a que pour les missions dangereuses que tu remue le plomb que te sers de cervelle. Apprends la patience et la mesure en dehors des moments de danger et tu seras plus redoutable encore. Je vais t'apprendre quelques exercices pour t'aider à te calmer, tu es plus agitée qu'un ouragan.-

Il avait raison. C'était pour sa sagesse et ses mots durs que que je l'appréciais tant ainsi que pour son sourire satisfait et ses gestes d'encouragements. J'avais trop vite oublié certaines leçons. Je ne manquais pas d'entraînement finalement, je manquais de patience. Et le plus terrible, c'est que je l'avais apprise mais je que l'avais oubliée, trop heureuse de ma situation. Finalement, il allait peut-être m'aider, cet enfant de la poussière. Sans le savoir, il avait fait remonter une information qui m'aiderais bien dans l'avenir. Quand il m'offrit son épée, je la pris entre deux doigts d'un air dégouté et la posais aussi éloignée que possible de moi. Une arme étrangère et qui plus est, ennemi, il me prenait vraiment pour une gourde. Je lui lançais un regard assassin. Ma colère retombais doucement pour ne devenir qu'une petite boule aigre et douloureuse. je devais accepter mon erreur car il était temps à présent de passer outre et de la corriger. Il en allait de ma fierté.
Je me levais à mon tour, m'époussetais les genoux et passais une main dans mes cheveux comme s'il n'était pas là et que je venais simplement de faire un somme. J'avais deux solutions: le pousser dans la cascade en espérant qu'il meurt, me pendre pour ma bêtise ou encore me venger et rétablir mon honneur dans un combat à la loyal. Ca faisait trois finalement... Mais au vue de ce que je venais de réapprendre toute seule, il ne restait qu'une solution.
Je le laissais chantonner son petit air. C'était des valeurs différentes, c'était sur. Mais au fond chaque nation avait l'amour de ses membres, des ses terres et de ses moeurs. Mais c'était intéressant que les peuples inférieurs aient des hymnes. Une fois terminée, je demandais d'un ton tranchant, le regard aussi froid que la glace:

-Ce que tu peux être bête, tu crois vraiment que je vais utiliser ton arme ? Ou que je vais partir et oublier gentiment ? Ce sont deux façons de sauver ta peau, une fois de plus. Et de me prendre en traître. A moins que chez vous on use de n'importe quelle arme sans faire de distinction, dans ce cas tu n'as même pas compris en quoi ton geste est insultant. Si tu avais mieux révisé, tu saurais que chez moi, on tiens à son arme comme à un membre de sa famille et qu'on ne se bat qu'avec elles. Je ne veux pas de ta lame, ce serait aussi risqué que dormir à côté de toi.- Cette pensée me fit frissonner. J'avais des idées qui m'effrayaient moi même mais c'était la première image qui m'était venue. -Quoi qu'il en soit, je ne compte pas te laisser repartir comme si de rien était.-

Je dépliais une aile et passais ma mains dans les plumes. J'en retirais une plume blanche que je laissais tomber au sol.

-Je te défie. Cette nuit à la lune haute, dans la prairie à l'est. Tu voulais un combat à la loyale ? Tu l'auras. Je vais laver mon erreur et te faire disparaître de cette terre.-

Sans attendre de réponse, je marchais jusqu'au vide. Les pieds au bord du rocher, je tournais la tête et lançais d'un ton mécontent au possible:

-La troisième corde est trop serrée, le son est trop aigu, c'est désagréable à entendre.-

Et je me laissais tomber dans le vide, déployant mes ailes presque au dernier moment pour profiter du courant que les remous de l'eau faisaient. Je suivis le cours d'eau et rejoignis le camp, d'une humeur de chien. Musicien du dimanche !

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 14:33

Cette jeune femme, car elle n’était pas vieille, était d’une humeur assez corrosive semblait-il. Je jouais nonchalamment ma petite chanson sans lui adresser le moindre regard, comme si elle ne représentait pas le moindre danger. Je perçu ses mouvements de biais mais ne m’en affolais pas, même lorsqu’elle ramassait mon épée. Lorsqu’elle la reposa, je me tournais vers elle tout en chantant et son regard que je qualifierais de tout sauf de sympathique m’arracha un sourire que l’on pourrait considérer comme provocateur. Mais une douce provocation, comme si elle et moi étions de vieux amis prenant un malin plaisir à nous chamailler. Ce qui bien entendu n’était pas le cas. Dieu merci, une bougresse à l’orgueil surgonflé comme elle…

Lorsqu’elle commença à parler en me rejetant verbalement ma lame en pleine figure, je me relevais de toute ma hauteur. De nouveau, je plongeais mes yeux bruns dans les siens, affichant mon air serein mais déterminé que mes hommes redoutaient et en même temps admiraient. Je ne prononçais pas le moindre mot, me contentant de l’observer au plus profond même de ses yeux qui avaient presque la même teinte que les miens, bien que plus clairs.

Dans ses mots, une phrase me fit froncer un sourcil. Pas blessante, pas outrageante, mais étrange. La comparaison qu’elle faisait entre le fait d’utiliser une de mes armes et le fait de dormir à mes côtés était étrange. Pourquoi avoir choisi cette image aussi improbable que déshonorante pour elle comme pour moi ?

Ah ! Tiens, la voilas qui me défit en me jetant une plume. Mœurs étrange et idiot. Pourquoi se mutiler pour lancer un duel ? Il suffit de dire ce que l’on souhaite.
Me faire disparaître de la surface de la terre ? T’as raison oiseau mal luné, tu crois que tu va y arriver facilement ? Tu ne sais même pas à qui tu t’adresse.

La dernière phrase qu’elle prononçait me fit sourire. A croire qu’elle cherchait à me blesser sans savoir que dire de méchant. Elle avait raison, bien sûr, mais franchement comparé à ce qu’elle avait put me dire plutôt, là c’était nul. Je lui criais alors du haut de la falaise en la regardant planer une réponse aussi nulle qu’inutile.

Et toi, tu à chanté une chanson triste sur un air de ballade, s’était atroce.

La nuit avait vaincue le jour depuis maintenant près de quatre heures et la douce et humide fraicheur de l’obscurité m’enveloppait. J’étais semble-t-il le premier au rendez-vous certes loin d’être galant, mais avec une traitresse d’Aluïs…heureusement.
J’avais revêtue mon armure de cuir noir, un plastron proche du corps avec les armoiries royales gravées dessus. Elles étaient cependant presque invisibles de nuit. Ma cape noire flottait doucement derrière moi et j’avais placé mes deux épées pommeau vers le bas pour les dégainer sans être dérangé par ladite cape retenue à mon cou par un bouton en bois sur lequel j'avais ficelé la blanche plume de l'Aluïs. Pourquoi j'avais fais cela? Aucune idée.

Je m’étais échauffé près d’une heure avant de venir au point de rendez-vous et tous mes muscles étaient près à en découdre. Je comptais lui donner sa correction, seul m’inquiétait le fait qu’elle pouvait arriver avec plusieurs amis à elle, ce qui me compliquerait la tâche.

Bon, alors, elle arrive oui ou zut ? Elle veut juste me faire poiroter toute la nuit ou quoi ?

Tu es en retard Aluïs, la lune a commencé à descendre depuis deux minutes.

J’avais lancé cette pique sans savoir si elle était là pour l’entendre, plus pour m’occuper qu’autre chose.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 18:30

J'allais le tuer rien que parce qu'il me tapait sur les nerfs.

-Je suis là depuis plus longtemps que toi mais tu ne m'as tout simplement pas vu.-

J'apparus alors, escortée de mes deux adjoints. Ils lancèrent chacun un regard assassin au Fehort. Il aurait dut tomber raide mort avec toutes les ondes de haine qu'on lui envoyait. La raison de ma quasi-invisibilité était due au pouvoir de l'un de mes deux amis: il était capable, entre autre, de renvoyer la lumière. Grâce à un entraînement intensif et avec un bon don d'observation, il pouvait rendre transparent n'importe qui du moment que l'immobilité du sujet était presque parfaite. Nous attendions donc l'ennemi depuis une demi heure environ quand il avait daigné pointer son nez hors du bois. Je me tenais entre mes deux grands gaillards, l'un pourvu d'ailes aux plumes grises et l'autre ayant quelque chose qui tenait plus de la chauve-souris. Je tranchais dans l'ombre de la nuit avec ma blancheur immaculée. Mais je n'avais pas choisi la plaine pour rien.

-Une dame doit savoir se faire désirer.-

Mon regard tomba sur la petite tache blanche près de son cou: il avait attaché la plume à sa cape. Un sourire narquois étira mes lèvres. Il avait une sacré envie de mourir pour me narguer comme ça. Il ne savait pas à qui il avait à faire. Je repris cependant bien vite ma mine fermée, me concentrant pour ne pas perdre le fil. j'avais fais beaucoup d'efforts dans la journée alors je ne devais pas tout gâcher maintenant.

Une fois de retour au camp, j'avais hurlé sur tout le monde et houspillé ma troupe avant d'aller me trouver un coin tranquille où bougonner. Lust était venu me retrouvé et j'avais alors pensé à haute voix, lui m'écoutant bien sagement assis sur son petit derrière, les ailes repliées. J'avais entrepris un long travail de retour sur moi et j'avais fini par digérer la situation. Il ne fallait pas se prendre la tête pour si peu. Ce n'était pas lui qui était exceptionnellement doué mais moi qui n'avait pas été assez attentive. Je ne commettrais pas deux fois la même erreur. Puis, la fin d'après-midi avait été dédiée à la méditation et à l'entraînement, si bien que je me sentais terriblement en forme et confiante le soir venu. Je me répétais les conseils du maître et finis par trouver cet état de concentration totale et de détermination sans faille qui caractérisait les début de mission périlleuses. J'étais excellente dans cet état mais au quotidien, je n'arrivais pas à l'atteindre. Ce soir j'en avais besoin pour faire face. L'heure approchant, j'avais enfilé ma tenue de combat: le cuir souple mais très résistant était d'une couleur rouge sombre. La coloration avait été faite à ma demande, de la même couleur que le sang. Voyant en plein jour, discret en pleine nuit. Un pantalon de bonne qualité, agréable et souple accompagnait tous mes mouvements et de hautes cuissardes à lacets protégeaient mes jambes sans leur enlevé leur marge de manoeuvre. Une chemise noire, un bustier de cuir dur, des gants épais et des épaulettes de cuir. J'avais attaché mes longs cheveux en une queue haute qui balançait au rythme de mes pas. J'avais échauffé ma voix pendant la dernière heure puis j'étais partis avec mes deux comparses, laissant les autre ronfler. Seul eux deux étaient au courant de ce qui se déroulerait ce soir et avaient ordre de ne pas intervenir, simplement de tuer le Fehort en cas d'echec. Mais je savais que je n'échouerais pas.

J'étais donc fin prête, la tête froide et tout le corps tendu dans l'attente du combat. Je remerciais d'un regard mes deux amis qui me souhaitèrent bonne victoire d'un hochement de tête et d'un sourire avant d'aller de mettre sur une butte à quelque mètres de là.
Je détaillais mon adversaire et mon regard accrocha sur le blason: le connaissais ces armoiries, elles ornaient la Tour que j'avais prise avec mes recrues. Il était donc dans l'armée du roi ? Et un poste important pour avoir un si beau matériel. Moi je n'avais rien pour me distinguer d'un autre guerrier mis à part mon titre et encore. La Section d'Elite n'était pas très connue et très réduite en effectif car nous visions l'efficacité et non la force brutale. Il n'en demeurait pas moins que j'étais à un poste important dans l'armée. Mais il n'en saurait jamais rien. Je me mis à lui tourner autour sans le lâcher des yeux. Je devais avouer que j'étais désormais curieuse. Ca avait du bon de se vider l'esprit, ca permettait de s'ouvrir à d'autres sentiments plus intéressants pendant un combat. Merci mon dieu pour les coup de canne que je me suis prise par le maître, il m'a mit du plomb dans la cervelle. J'avais une main sur le pommeau de mon arme et je regardais toujours mon adversaire, avançant à pas lents et conservant la distance qui nous séparait.

-Ca fait plaisir de voir un homme se faire beau pour un rendez-vous.-

Pour une fois, pas d'ironie mauvaise, d'humour agressif ou de pique assassine. C'était, bien sur, du second degré mais dit avec un ton presque sincère. Comme une simple blague entre ami qui attend une réponse mais qui n'est pas une véritable attaque. Il faut bien ouvrir le bal par une conversation avant de se mettre à danser, non ?
J'avais conscience que mon attitude était foncièrement différente de celle de notre précédente rencontre mais que cela le déstabilise ou pas, je ne comptais pas là dessus comme un atout. Je devais simplement passer pour un fille complètement frappée. Et ce n'était pas tout à fait faux.

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 19:33

Ah ! Ben si elle à put m’entendre, pour cause qu’elle était déjà là, cachée par l’un des pouvoir de ses acolytes. La bougresse, je savais bien que j’aurais du me camoufler et attendre son arrivée…non, c’est idiot, on aurait passé la nuit à s’attendre à dix mètres l’un de l’autre sans se voir et au petit matin on se serait retrouvé nez-à-nez, bêtement.
Non, finalement c’était mieux ainsi.

Je l’observais, sans bouger d’un centimètre, les bras toujours le long du corps. C’était une technique qui fonctionnait bien en règle générale pour ce qui était de faire naitre le doute chez l’adversaire. Il pouvait se poser pleins de questions dans le genre : « Mais il n’a pas peur ou quoi ? » ou encore « Mais pourquoi il ne réagit pas cet abrutit ?», etc.
Bon je vous avouerais que je ne m’attendais pas à la voir fonctionner sur cette espèce de piaf survolté sinon timbrée au moins terriblement imbue d’elle-même.
Mais bon, une habitude qui ne se perd pas.
Je ne pus retenir un petit rire lorsqu’elle m’annonça qu’une femme devait se faire désirer, ce à quoi je m’empressais de répondre avec un sourire provocant. Pas provocant d’une façon agressive, juste…amusé.

Et qu’est-ce qui vous fait croire que vous avez réussi ?

En la détaillant, mes yeux experts s’arrêtèrent sur son équipement. Tout comme moi, mais à la vue de ses ailes ce n’était pas étonnant, elle privilégiait le cuir. Jambes, épaules, mains et buste étaient enveloppés dans cette matière légère, résistante et souple. Bien plus que l’acier en tous les cas. Je vis également le pommeau de son arme dans son dos. Un long pommeau, sans doute une longue lame.
Son arme était forcément de très bonne facture pour qu’elle puisse la manier, car les arme longues sont lourdes et je n’ai pas noté une musculature particulièrement impressionnante. Bien développée et entretenue, certes, mais pas surdéveloppée. Pas comme son ego.

Puis elle se mit à me tourner autour, comme un rapace avant de fondre sur l’innocent petit mulot des champs. Sauf que dans le cas présent, le mulot renfermait un loup.
Je plongeais mes yeux dans les siens et malgré l’obscurité, l’image de ses iris me parue clairement. Du brun un brin plus clair que moi, très peu, comme si voler enlevait un peu de la couleur aux choses.

A sa dernière phrase, je captais le ton très différent de la matinée. Elle avait apprit de son erreur. Elle devait être douée. Il faudrait dans un premier temps analyser son jeu de jambe, puis celui de ses bras et enfin, celui de l’ensemble de son corps.
Pourquoi les jambes d’abord ? Savez-vous combien de personnes il est simple de vaincre parce qu’il ne contrôle que très mal leurs jambes ? Vous pouvez manier n’importe quelle arme à la perfection, si vos jambes ne suivent pas, vous êtes au sol en moins de deux.

Tournant sur place, je me mis à faire de minuscules petits ronds pour la suivre. Comme si nous marchions ensemble mais à cinq mètres l’un de l’autre.
Je répondis alors à sa phrase sur le même ton qu’elle.

Vous m’auriez dis qu’il s’agissait d’un rendez-vous, j’aurais mis ma cape de parade.

Une courte pause plus tard, je renchérissais.

J’espère que vous ne refuserez pas de m’accompagner pour autant.

Je lui tendis alors une main, comme pour l’inviter à danser, un sourire en coin à la bouche.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 21:44

Et il entrait dans le jeu. Tant mieux, c'était morose les adversaires qui ne comprennent pas l'humour. Un brin de causette ça vous change un combat alors face à un mur silencieux, on finit par se parler à soi même et ça finit toujours mal. Heureuse de constater que mister-plante verte n'était pas aussi buté qu'il en avait l'air. Et pourtant, il avait une mine sacrement renfrognée. Il avait mangé des anguilles vivantes ou quoi ? Et puis cette attitude guindée, raide... Il se la jouait vraiment super mature et sérieux quand même...Et moi qui me pensais imbu de moi même, j'avais face à moi quelqu'un qui jouait son rôle sans même s'en rendre compte. Moi au moins je savais que j'avais les chevilles enflées mais qu'il y avait de quoi. Mais je devais avoir qu'il avait une certaine classe, même si j'avais envie de lui trancher la gorge.
Quand tandis la main, j'approchais à pas mesurés mais sans hésiter. Doucement je tirais ma lame dans un chuintement délicat qui se termina par une note cristalline. J'étais encore assez loin mais je ne voulais pas me faire avoir. A mon tour je donnais la mienne mais pas question de le toucher, un bon mètre séparait encore nos corps et c'était très bien. Je savais bien qu'il avait deux armes mais ce n'était pas le problème: j'en avais vu d'autres et il ne m'impressionnait pas, ni par ses regards, ni par son attitude. Je voulais en revanche éviter de perdre une main en me la faisant emprisonner.

-Bien sur que non, un partenaire dans votre...genre, ça ne se refuse pas.-

Nous semblions danser un menuet à distance, c'était assez étrange. Je profitais de cet instant pour mieux le regarder: il était aussi jeune que moi, les yeux un brin plus sombre. Par contre, les cheveux, ils avaient une drôle de teinte verdâtre, c'était étrange. Mais les Fehorts avaient souvent des colorations un peu excentriques. Il me dépassait et je me doutait qu'il devait être assez musclé, vu la largeur du torse. Je n'avait pas intérêt à se faire aplatir par lui. Mais je le sentais du coup plus lourd que moi et c'était un avantage. La danse me rendait le pied léger, j'étais souple comme un chat et rapide. Il me manquerait la puissance musculaire mais je pouvais compenser. En tout cas, si il ne me cognait pas dessus comme un barbare sans me laisser de repi. Je me demandais quel poste il pouvait bien occuper dans la hiérarchie.

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mar 29 Juin - 22:32

Je l’observais tandis qu’elle dégainait son impressionnante épée à deux mains. Aucun doute possible, c’était obligatoirement une épée de très haute gamme. C’est étrange parfois la vie. En nous comparant tous les deux, il aurait été certes plus logique que j’use de son épée et elle des miennes.
La taille réduite, la légèreté et la maniabilité de mes lames étaient autant de point qui collaient avec son gabarit. La longueur, le double tranchant et le poids tout de même plus élevé de son arme conviendrait parfaitement à un guerrier de ma stature.
Mais non, les rôles étaient inversés, ou les armes, comme vous préférez.
J’avais choisi ces armes parce qu’elles me permettaient de compenser les défauts de mon gabarit.

Lorsqu’elle tendit sa main, je sus que les hostilités étaient ouvertes. Mais bien que nous soyons de races différentes, nous avions silencieusement convenue que nous croiserions le fer dans la « bonne humeur ». Je sais, le mot est mal choisi puisque le but reste de tuer l’autre. Mais c’est un fait et c’est comme ça.
D’ailleurs, c’est confirmé par ce qu’elle vient de me répondre.

Je venais de m’immobiliser et dégainais à mon tour l’une de mes épées. Un geste vif, précis, rapide. Pas cérémoniale comme le sien. Un geste courant aux soldats.
Avant que le résonnement de ma lame sortant du fourreau ne s’estompe, elle avait la pointe courbe de mon arme posée sur le creux de la main.
Le plat de la lame, pas la partie tranchante, juste le plat. Juste pour qu’elle comprenne que j’aurais surement pus la lui trancher. Elle aurait été l’un de ses deux hommes, je l’aurais réellement fait.

Alors si vous êtes prête, à vous l’honneur, je vous en pris.

J’affichais un minuscule sourire en pensant à ce que je lui réservais. Mais je ne me leurrais pas, le combat serait rude et surement très intéressant.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mer 30 Juin - 14:56

Le contact du métal sur le cuir me fit sourire. un petit quelque chose dans les yeux de l'ennemi me dit que je ne perdrais pas ma main ce soir. Je m'immobilisais au même titre que lui et plantais mon regard dans le sien. Il m'offrait la première danse ? Quelle galanterie ! Mais je n'étais pas dupe, je connaissais les avantages ainsi que les inconvénients. En défense, il pourrait observer mon attaque et en apprendre tandis que je m'ouvrirais plus que lui donc que je serais plus vulnérable. Mais en échange, j'aurais la primeur sur l'attaque que je posterais et comme il ne connaissait pas non plus mes techniques, les chances de se surprendre étaient bien plus élevées.
Je retirais ma main et plaçais ma lame contre la sienne. Je commençais par la faire s'enrouler autour, doucement, dans un crissement qui résonnait dans la nuit. Je faisais plus cela pour me laisser le temps de réfléchir à la meilleure tactique. J'avais un petit faible pour celle que j'appelais "les vents tournants". Ca consistais simplement à changer régulièrement de techniques pour décontenancer l'adversaire qui devait alors s'adapter. Même les plus grands guerriers se trouvaient dans des positions parfois difficile face à cette manoeuvre car ils devaient sans cesse changer de méthodes. Ma palette n'était pas encore très large mais elle comptait quand même quelques techniques intéressantes qui donneraient un peu de fil à retordre à ce prétentieux qui, je n'en doutais pas, devait être un très bon combattant. Bon, j'étais décidée. Maintenant, voyons comment notre fils des forêts s'en sortait.
Je brisais le contact de nos lames d'un mouvement vif vers l'exterieur. Je testais sa poigne. Ca avait l'air de tenir le coup. Je repris ma marche autour de lui, de plus en plus vite pour finir par une course rapide. Mes ailes m'aidaient dans mon élan et ma vitesse augmentait rapidement. Je cherchais une faille et si je n'en trouvais pas, ça aurait au moins le mérite de lui donner mal à la tête. Soit il me suivait et se donnait le tournis, soit il restait sans bouger et prenait le risque que je l'attaque sur le flanc. C'est d'ailleurs ce que je fis. Je coupais court à ma course d'un bond dans sa direction, la pointe de la lame visant l'interstice en bas du plastron. Je gardais cependant mon cimeterre près du corps pour parer une riposte éventuelle.

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mer 30 Juin - 15:20

C’était une manie de tourner ainsi autour des gens ? Après qu’elle eu frotté sa lame sur la mienne, la voilas qui faisait des tours autour de moi en allant de plus en plus vite.
Moi, je restais stoïque. C’est dangereux, certes, mais c’est la meilleure manière de sentir le coup arriver. En restant immobile, on peut ressentir l’air vibrer autour de nous, la respiration de l’adversaire nous renseigne sur sa position et le sifflement de la lame nous donne l’emplacement précis de la zone d’attaque.
Mon flan gauche. Facile.
J’effectuais un pas en avant et tout en me retournant vivement, j’abattis brusquement et à grande force ma lame sur la sienne.

J’avais mis une grande, une très grande puissance dans ce coup car je savais que je toucherais sa lame. Ca ne rata pas. Le bruit du choc résonna dans la nuit et plusieurs oiseaux nocturnes s’envolèrent. La vibration me remonta l’épaule, mais pour moi qui étais l’origine du coup, c’était bénin.
Pour elle en revanche, ce dut être plus douloureux.
J’avais donné à mon coup suffisamment de force pour que son arme pique vers le bas et j’en profitais pour lui décocher un coup de coude juste au dessus de la poitrine, sur le sternum.
Je la regardait droit dans les yeux et lui souriais.

Lorsque ce sera à vous d’esquiver un de mes coups, écoutez le bruit que fait l’air autour de vous, cela pourrais vous aider.

Je me surpris presque à dire cela. Mharcus, enfin, ce n’est pas l’une de tes apprenties, c’est une ennemie qui cherche à te tuer.
Je ne savais pas pourquoi je lui avais donné ce conseil. Il était sorti, naturellement, comme si je lui enseignais à se battre.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mer 30 Juin - 15:38

Ca par contre, je ne l'avais pas vu venir. Pas le détournement de mon cimeterre, non, ça je l'avais prévu. Mais le coup dans les cotes, ça c'était petit. Heureusement, en le voyant arriver, je vidais mes poumons. Bon réflexe, je n'eus pas la respiration coupée. Le choc dans le bras, je l'encaissait bien même si mon épaule le sentit passer. Après avoir combattu contre des brutes dans son genre, on prend l'habitude de serrer les dents. Lui souriait, moi je gardais une expression neutre, pas même concentrée. Son conseil me tira cependant un sourire. Monsieur je-sais-tout voulais m'apprendre à écouter ? Il l'avait dit en blaguant, pas possible...Non ? Il était sérieux ? Le pauvre, c'était d'un naïf comme commentaire. Mais ça m'apprenait au moins une chose sur lui: il écoutait attentivement. Dommage que ce conseil si précieux qu'il appliquait si bien lui cause du tord. Bah, ça lui apprendrait.
Bloquant sa lame avec mon pied un instant, je relevais les yeux vers lui. A cette distance, il ne pouvais que m'entendre:

-Trop aimable professeur, c'est un enchantement que de savoir que vous partagez votre érudition avec moi. Il faut dire qu'un Fehort est très bien placé pour donner des conseils aériens à un Aluïs.-

Une idée lumineuse me vint alors en tête: il écoutait l'air ? Et moi qui manipulais ses mouvements, c'était une aubaine ! Je n'étais pas Pys mais je pouvais créer des illusions de mouvements rien que pour lui s'il était aussi attentif qu'il voulait bien le croire. Je lâchais brusquement son arme et lui donnais un gros coup de boule. Pas dans le nez, dans le front. C'est moche un nez cassé. Puis j'enchaînais avec des attaques rapides, quelques feintes et tout cela en le promenant le plus possible. Je caracolais autour de lui, le faisait avancer et reculer pour voir comment il s'en sortait avec ses jambes. Et lui montrer que les miennes étaient en excellente forme. Pas de magie pour le moment mais l'heure viendrait bientôt.

[HJ: techniquement, me donner un coup relève du manque de fair-play parce que c à moi de décider si je le recois ou non. Pour faire quitte, j'ai fais porter le mien comme ça c'est égalité. Mais maintenant, faut respecter le reglement et ne pas jouer pour l'autre.]

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mer 30 Juin - 17:07

Joli ! Non, vraiment. Le coup de pied pour bloquer mon arme sur le sol était un bon mouvement. Elle avait admirablement bien encaissé mon coup de coude alors que j’avais déjà envoyé bon nombre d’ennemis au tapis avec ce genre de coup.
En revanche, je présentais que j’allais regretter de lui avoir donné le conseil d’écouter. Je ne sais pas pourquoi, mais cela me parut clairement que cela avait été une erreur.
Nous étions maintenant très proche. Non, pas dans le sens ou vous l’entendez, enfin ! On combat là, pour de vrai ! Et puis zut, c’est une Aluïs.
Sa phrase me parue légèrement plus ironique qu’avant. Décevant, l’esprit de camaraderie commencerait-il à l’agacer ?

C’est douloureux. Un coup de tête, on peut dire ce que l’on veut, cela fait très mal. Surtout quand c’est vous la cible.
Sur le coup, je fis un pas en arrière, redressant mon épée en position de défense. Bonne idée car les attaques et feintes arrivèrent vite. Elle était précise, rapide malgré le poids de son arme et disposait d’un beau panel de feintes. Impressionnant, vraiment. Il y eu même un moment ou je crus qu’elle allait me toucher. J’eu heureusement le reflex de dévier sa lame. Elle maîtrisait ses jambes et son équilibre, sa souplesse était très bonne, sa tactique rodée et parfois surprenante.
Je devais le reconnaître, elle était une très bonne guerrière. Un adversaire de taille.
Il était temps de sortir ma seconde épée.

Je la vis tenter un coup assez joliment exécuté et l’esquivais dans une pirouette qui fit voler ma cape. Ma première lame cogna la sienne pour la faire pointer vers le néant tandis que je dégainais la seconde dans un geste rapide et une fois mon tour complet effectué, je m’immobilisais une demi seconde. Mes yeux nageant au fond des siens, un sourire naquit sur mes lèvres.

Je fondis sur elle. Gauche, droite, haut, bas, de travers, de taille, d’estoc, mes deux lames travaillaient de concert. La couleur du titane avait cet avantage d’être d’un gris sombre et donc difficilement visible de nuit. J’exécutais des vrilles, ce qui l’obligeait à esquiver deux coups très rapides. Chaque coup était plus puissant que le précédent, plus violent.
Puis sans arrêter, je me mis à chanter. Les paroles, entrecoupées par mes inspirations et expirations ainsi que lors de chaque choc, étaient fort simple puisque j’ai écris cette chanson pour ce genre de cas. Oui, aussi étrange que cela paraisse, je combats mieux en chantant. Quelqu’un avec qui je croise le fer plusieurs fois fini par comprendre que lorsque je ma mes à chanter, c’est que le combat deviens intéressant mais aussi plus difficile pour moi comme pour l’autre. En somme, si je chante c’est que le combat devient vraiment violent, tout comme moi.

Je n’ai pas peur…de ton épée…je n’ai pas peur…de la douleur…je n’ai pas peur…de voir mon sang…couler sur toi…couler sur moi…
Pour mon peuple…je peux mourir…mais sois en sûr…tu me suivra…jusqu’aux enfers…et même le diable…te semblera doux…
Je n’ai pas peur…de la mort…mais toi aussi…la mort te fait rire…car c’est de moi…que tu dois avoir peur !


Les coups pleuvaient. Je me surpris même à espérer pour elle, adversaire si valeureuse, qu’elle casserait bientôt mon rythme avant que je ne devienne vraiment violent comme au cœur d’une bataille.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Mer 30 Juin - 19:40

Raté, raté, raté et encore raté. Il était décidément trop fort, il bloquait tous mes coups. Ah ! Enfin ? Non, raté encore une fois. Pourtant j'étais certaine d'y arriver. Il se débrouillait bien et je le tenais à bonne distance. Pourtant ça commençait à faire long tout ça. Porter des coups qui n'arrivent pas au but, c'est comme tenter encore et encore la même recette, on finit par se fatiguer. Il allait bientôt être temps de changer de stratégie. D'autant que s'il était plus pataud que moi, il avait cependant un bon jeu de jambe et des réflexes surprenant. Je étais même venue à sourire ant il était satisfaisant de voir qu'un adversaire est à la hauteur. Avec le temps je finirais même par me trouver des rivaux chez les Nerises et les Pys. Je comptais déjà Hestya et maintenant, lui. Je ne connaissais même pas son nom. J'allais devoir réctifier le tir.

*Et Me*de*


Il venait de dévier une énième fois mon coup et je vis, comme au ralentit, sa deuxième lame sortir de son fourreau. Pas cool ça, il allait falloir faire preuve de prudence. Le temps sembla se suspendre un instant et il me regarda droit dans les yeux: il était confiant et savait que j'allais passer un sale quart d'heure. Je lui adressais un sourire lumineux, comme s'il ne pouvait pas me faire de plus beau cadeau. Et la danse reprit mais je ne menais plus. C'était un vrai déluge de coups, de plus en plus violents. Je fus même obligée d'exécuter un salto arrière pour pour éviter de perdre mes jambes et m'accorder une demi-seconde de répi. J'avais me contrôler, un sourire un peu étrange flottait sur mes lèvres, je le sentais. C'était ce genre de sourire dément qui fait parfois hésiter l'adversaire qui se demande si vous êtes un peu folle. J'avoue, je dois l'être un peu car quand un combat se corse, ça me fait rire. Ne me demandez pas pourquoi mais je trouve ça follement amusant.
J'attendais de trouver une issu, mon cimeterre jetant des étincelles quand un coup trop violent venait le percuter, quand mon adversaire se mit à chanter. J'écoutais jusqu'au bout, profitant également de son talent de chanteur. On ne crache pas sur une occasion d'entendre une belle voix. A peine eut-il terminé que son coup porta au niveau du visage. Je penchais la tête sur le coté mais sentis une mèche de mes cheveux rendre l'âme. Pauvre petite. Il était temps que cela cesse où j'allais finir en saucisson tranché. Je déployais mes ailes et usant de toute ma force, avec un grognement d'effort, je le reposais aussi loin que possible tout en sautant en arrière. Il y avait maintenant trois bon mètres entre nous et je respirais à fond, profitant de l'accalmie. Je lui adressais un sourire charmeur, pour continuer sur notre lancée:

-Quelle jolie voix...Je te l'empreinterai un jour, c'est un enchantement. Tu permets que je te tutoie ?-

Et le pire c'est que j'étais sincère. Bon, ok, j'hyperbolais un peu, j'avais entendu des voix de basse un peu plus harmonieuses et qui fatiguaient un peu moins sur la fin des notes mais sinon, c'était vraiment agréable. Vraiment, vraiment dommage que ce soit un Fehort. Enfin bon bref.
Je reprenais doucement mon souffle et pensais à la suite des opérations. Il avait sortit sa 2eme arme alors j'allais devoir faire de même sinon je ne m'en sortirais pas. Je décidais d'utiliser une ruse écoulée mais avec une nouveauté: je me rapprochais un peu et recommençais mon manège de courir autour de lui. sauf que cette fois, j'allais mettre en oeuvre mon idée. Je me fendis tout à coup comme pour le frapper mais n'allais pas au bout de mon geste et repris de plus belle ma course. Je recommençais deux ou trois fois et fini par user de mon pouvoir: je provoquais un sifflement pareil à celui du métal qui fend l'air mais dans son dos alors que j'étais sur le coté. Je gardais le rythme puis l'augmentais, faisant pleuvoir les coups factices de tous les côtés pour le désorienter. Quand finalement j'en eu moi même assez de mon jeu, je plongeai en avant, de front, les pieds en premier pour lui faucher les jambes et le faire tomber.
S'il était au sol, avec deux armes dans les mains, il lui serait plus dur de se relever. Je devais faire porter mon coup, au moins une érafflure, que je n'ai pas l'impression de me battre pour rien. Il était vraiment coriace, mais c'était le plus intéressant.

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Jeu 1 Juil - 1:17

La technique qu'elle utilisa pour mettre un peu de distance entre nous fut assez impressionnante. En un tire d'aile, elle se retrouvait à trois bons mètres de moi. Quelques gouttes de pluies vinrent s'écraser sur ma tête. Ben voyons, ne manquait plus que cela. Même plus moyen de combattre au sec. Et ... quoi? Que dit-elle? Que j'ai une jolie voix?
Mince alors. Une Aluïs, une traitresse d'Aluïs qui me complimente...C'est vraiment le monde à l'envers cette histoire.
Je notais alors son sourire. Il n'avait plus rien de carnassier ou de démentiel. Il était juste...souriant. Joliment souriant d'ailleurs.

Bien sûr, comment pourrais-je refuser à une si souriante bouche de me tutoyer.


Et puisque l'on en était aux compliments, j'ajoutais une petite friandise.

Tu as également une voix charmante, voix qui te suis même lorsque tu es en colère.


Je lui fis un clin-d'oeil, juste avant qu'elle ne se remette à me tourner autour. Mais là...
Euh! Elle est là...Ah! Ben non en fait.
J'entendais des sifflements partout, dans tous les sens et toutes les directions. Cela devenait dangereux. Aussi fermais-je les yeux. Je me mis à chercher un son en particulier, un unique son qu'une fois repéré, je saurais ne pas lâcher. Sa respiration.
Je restais immobile mais suivant tout de même chaque son afin de parer une attaque. Mais aucune d'entre elle n'était portée jusqu'au bout. Sauf la dernière.

Tout alla très vite. Je sentis ses deux jambes faucher les miennes et n'eu pas le temps de prendre appuis. Je me retrouvais donc au sol et exécutais une roulade sur la droite pour éviter sa lame qui m'entailla la joue droite.
Saleté! Ca pique!
Je lui envoyais de violent coups de pieds pour forcer à reculer et exécutais un saut de carpe qui me permis de me relever rapidement tout en tenant toujours fermement mes armes.

Joli coup. Vous avez exploité avec brillance et intelligence l'erreur que j'ai fais plus tôt. Bravo.

Je fis alors comme elle plus tôt, je frottais l'une de mes lame contre la sienne. Je lui affichais un sourire amusé et qui prouvait le plaisir que je prenais à ce combat.
J'espérais juste que mes yeux ne lui avoueraient pas que je prenais également plaisir à la contempler. Ce serais déshonorant pour moi que cela se sache. Mais force est de reconnaitre que pour une fille du vent elle était agréable à l'oeil.
L'onde de choc traversa mon bras puis nos lames avant de s'arrêter à son poignet où elle explosa. Elle n'était pas trop forte, je ne désirais pas la pulvériser, mais suffisamment pour la projeter à quelques mètres. Il allait falloir qu'elle réagisse à une vitesse presque impossible pour esquiver mon attaque. Le seul moyen était qu'elle lâche son arme pour rompre le flux.
Dans le même temps, j'envoyais ma seconde épée dessiner une petite marque rouge sur sa joue gauche. Si elle n'esquivait pas les deux, au moins serions nous à égalité.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Ven 2 Juil - 0:36

Danse de la joie. J'avais réussi à l'ébranler, enfin. Il n'avait pas prit racine finalement...Par contre, impossible d'approcher, il donnait des coups de pieds comme un cheval enragé. Dommage. J'admirais avec une mine poliment impressionnée sa pirouette pour se remettre debout. J'eus un doute concernant la cape mais il semblait habitué à ne pas marcher dessus. Personnellement, je n'aimais pas beaucoup les capes pendant un combat, c'était un coup à vous tuer bêtement. Nos lames se rencontrèrent de nouveau et je reçu les compliments avec un sentiment de gêne mêlé à de la satisfaction. C'était un peu étrange étant donné que normalement, je ne ressentais rien sinon de l'amusement, parfois un peu de fierté mais sans plus... Peut-être était-ce parce qu'il était un ennemi et que ce n'était pas sincère. En tout cas, je ne pouvais pas être sure que ça le soit.
Une sensation soudain étrange me parcourut, j'avais le bras comme plein de fourmis. Et soudain, une violente secousse dans mon poignet qui m'arrache un cri. Je sens mes tendons souffrir et mon bras se rejeter en arrière, comme repoussé par un éléctro-choc. Je faillis lâcher mon cimeterre mais le retint de justesse du bout des doigts. C'était très douloureux mais je n'avais pas le choix. quand au coup porté au visage, je ne pouvais pas le voir venir, tout mon corps aillant été entraîné vers l'arrière, ma tête suivant le mouvement de mon arme pour ne pas la perdre des yeux. Une vivre brûlure me tira un grognement et je m'éloignais de plusieurs pas, le bras ballant, la joue en feu. Je passai ma main sur mon visage et la retirai rouge de sang. Ce n'était qu'une estafilade mais le sang coulais, chaud et épais. Je regardais mon adversaire en face, les prunelles ardents et je lêchais ma main dans un geste provoquant. Moi non pus je n'avais pas peur de mon propre sang.

-Interessant ton pouvoir...Et assez douloureux au passage. Je ne suis pas sure d'avoir comprit en quoi il consiste vraiment mais c'est...C'est impressionnant.-

La curiosité me poussais à dire la vérité. je me demandais s'il ne pouvais agir que sur le corps humain ou sur tout ce qu'il touchait. Si c'était le cas, je ne voulais pas imaginer les ondes sismiques qu'il pouvait envoyer. une chance que j'ai des ailes pour me porter. En l'air, j'étais loin des risques du sol. Tout en le regardant du coin de l'oeil, j'étirais mon épaule qui avait souffert du brutal changement de cap de ma main. Un craquement discret se fit entendre et je me sentis beaucoup mieux. Mon poignet palpitait encore mais il était solide et pourrait tenir mon arme et les chocs de ses attaques à condition qu'il ne remettre pas son pouvoir sur la table.
Puisqu'il avait fait usage de sa magie, il était temps pour moi de faire de même. Le regardant droit dans les yeux avec presque de la douceur, j'avançais tranquillement, un pied devant l'autre, dans une démarche féline. 0 mi-chemin, j'ouvris la bouche et chantais un petit air inaudible. Je cessais ma marche mais continuais mon chant. Le son augmenta peut à peu, d'abord de façon imperceptible puis allant largement crescendo. L'air vibrait de basses envoyée à toute allure vers mon adversaire. Je ne chantais plus de mélodie mais me contentais d'une seule note, très brave, dans les basses, presque un infra-son. L'air en était plein et je montais jusqu'à 120 décibels, le seuil de douleur. A ce stade, la plupart des gens on la tête qui pulse, qui bourdonne, l'équilibre se perd et l'on reste difficilement sans se boucher les oreilles. Contrairement aux sons aigus qui provoque une douleur forte et ciblée sur les oreilles, comme une vrille dans le tympan, les basses vont plus vibrer l'air et en général, on a la sensation qu'elle nous font vibrer en entier (comme dans les concerts). Mais à la longue, elle donnent des maux de tête, cause des douleurs aux oreilles et elles rendent plus fou que les aigus car elle c'est une sensation de douleur général et surtout d'usure des nerf beaucoup plus terrible. J'avais choisi ce son si particulier parce qu'il m'évoquait la voix grave et profonde de mon ennemi. Je poussai le caverneux très loin mais l'idée de base, c'était ça.
Ca me semblais équitable de montrer ses pouvoirs à l'autre quand il a eu la bonté de faire de même. Je cessais apres presque une minute, les poumons presque vide. Le son décru et je ne montrai pas mon essoufflement. J'inspirai normalement mais profondement sans lâcher mon adversaire des yeux. Mon bras me lançait désagréablement.

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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Ven 2 Juil - 18:30

J'étais content de moi. J'avais réussis à ce que mes deux attaque parallèles fasse mouche. Son bras, cela se voyait, lui faisait mal. Peut-être pas autant que je l'aurais souhaité car elle était coriace et relativement forte, mais je voyais bien qu'il ballotait un peu. Quand à sa joue, ce n'était que vengeance froide et amicale. J'aurais sans doute pus lui infliger pire, mais un adversaire de cette valeur est trop rare pour ce genre de coups bas.
Si elle doit mourrir de mon bras, ce sera avec l'honneur qui lui est du à la suite d'un terrible combat, pas par un coup vicieux, car il l'était, je l'avoue.
Je l'observais lécher sa main sans la quitter des yeux. Il était rare que deux ennemis se regarde droit dans les yeux ne serais-ce que quelques secondes, mais nous, cela devait faire la huit ou neuvième fois que nos regards se croisaient et chaque fois, nous nous toisions durant plusieurs dizaines de secondes, voir des minutes.
Elle me parla de mon pouvoir, ce qui me fit sourire.

Je le trouve également assez utile. Il s'agit d'onde de choc. Ne vous attendez pas à ce que je fasse de nouveau l'erreur de trop en dire, mais je dispose d'une ... disons ... certaine puissance.

Elle s'approchait maintenant, en me toisant du regard de ses yeux bruns qui affichaient une sorte de sympathie. Il est vrai qu'avoir un adversaire à sa hauteur est pour un fier guerrier quelque chose de flatteur donnant à un combat une tout autre dimension. Puis comme moi quelques minutes avant, sa gorge se déployait et projetait un doux chant. Mélodieux, le son augmentait en puissance jusqu'à ce que toute mélodie ne disparaisse, laissant place à une unique note grave dans un registre très similaire à ma voix. Le seul problème venait du volume.

Ma tête se mit à bourdonner, mon estomac à gargouiller et je sentais poindre un mal de crâne. Je fis un pas en arrière pour retrouver un équilibre que je sentais devenir précaire par mon etourdissement et entamais un mouvement pour me boucher les oreilles.
Je me ravisais, préférant garder mes bras près au combat.
Lorsqu'enfin elle cessa, je du encore une fois rétablir mon équilibre et je m'ébrouhais. Ma tête me semblait avoir gonflée et c'était comme si un ruche avait élue domicile dedans.

Imp...impressionnant! Je te retourne le compliement sans y ajouter la moindre originalité, mais je t'avouerais que je n'ais pas l'habitude que ma tête soit emplie de bourdons.

Je rafermis la prise sur mes lames et fondis sur elle. Le déluge de coups reprit de plus belle. Tourbillon de lames tranchantes affutées comme des rasoirs. Des flots d'étincelles illuminaient notre zone de combat et s'étallaient dans l'herbe verte et grasse. Nous combattions tous deux avec acharnement et volonté, mais le plaisir que je ressentais à affronter un soldat de cette trempe et de cette valeure était plus fort que le reste.
Notre niveau visiblement équivalent nous faisait stagner au statue quo et le combat s'éternisait. Un petit sursaut parveint tout de même lorsque dans un habile mouvement, elle m'entailla l'épaule, me laissant émettre un grondement sourd. D'autre coupure vienrent compléter la balafre de ma joue, mais ce fut surtout lorsque je sentis cinq bons centimètres de son impressionnante épée perçer ma chaire que je poussais un gemissement rauque.
Je pensais et j'espérais lui avoir causer au moins autant de dégas, bien que je rechiniais à amocher une personne au physique si agréable.

Mais aussi jolie et valeureuse soit-elle, je finis par sentir l'épuisement me prendre. J'exécutais donc une vrille en l'air avant de parer un de ses innombrables coups et de rabattre viollement ma lame de droite sur sa gorge.

Pourquoi, je n'en sais rien, mais je stoppais ma lame lorsqu'elle toucha sa peau. Elle s'en sortirait avec une nouvelle coupure et non sans sa tête comme dans mon plan initial. Je levais le regard vers elle où épuisement, joie, douleur et peine pouvait se lire et j'ouvris la bouche. La voix qui en sortie était essoufflée et j'y décelait une certaine rancune vis-àvis d'elle.

Ta gorge est mienne valeureuse guerrière Aluïs...

Mon regard devient sombre. L'idée de devoir la lui trancher me répugnait. Pourquoi alors qu'elle est mon ennemie me direz-vous? Par ce qu'il en est ainsi vous répondrais-je.
Mon regard se fit, je le sentait, fuyant et je savais qu'une certaine tristesse s'y voyait. Je rompis donc le contact avec ses yeux.

Pourquoi avoir insisté pour que ce combat somme toute évitable est lieu Aluïs? Ne crois-tu pas que déjà suffisament de sang à couler dans nos deux peuples pour que d'autre répende ses flots pour rien?

Je relevais les yeux sur elle en repensant à mes compagnons et frères d'armes tombés. Une larme se détacha de mes yeux humides et roula sur ma joue pour ensuite aller embrasser le sol.

Que dois-je faire maintenant que tu es à ma merci? Dois-je te tuer et souiller cette terre pure d'un sang inutilement perdu?
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Ven 2 Juil - 20:11

Le combat avait reprit de plus belle et c'est comme deux furies que nous avions croisé le fer. La plaine résonnait de nos coups. Je réussi à le toucher de nombreuses fois dont une qui fit mon plus grand bonheur. En retour je reçu cependant nombre de coups qui me laisserait des bleus et des cicatrices. Des entailles de toutes sortes s'alignèrent le long de mes bras et de mes épaules et une larges entaille à la cuisse me fit serrer les dents pour retenir un gémissement. Ce n'était pas vraiment grave mais ça faisait un mal de chien et le sang était poisseux.
Le combat commençait à devenir long et je fatiguais de plus en plus quand mon adversaire fit un bond et me passa son arme sous la gorge. Pendant un instant mon coeur avait cessé de battre: comment pouvais-je perdre ainsi ? Et puis mon regard tomba sur son plastron et une idée me vint. Je glissais ma lame sous le cuir et posais la pointe contre son ventre. Nous étions désormais à égalité. Je le regardais droit dans les yeux. Et là je vis une larme...Non, il se moquait de moi là ? Ou alors il était vraiment en train de pleurer ? Mais qu'est-ce qui se passait tout à coup ? Cette après-midi il jurait ma mort et voila qu'il se mettait à chougner à cause de la guerre ? Hey mon grand, t'es engagé dans l'armée je te rappel ! C'est ton boulot ! Alors arrête de pleurer ! Et puis moi, ça me gênait beaucoup: j'ai horreur de voir les autres pleurer. Mais là c'était bizarre: voir un grand gaillard comme lui verser sa petite larme sur mon sort et celui des morts, c'était ridicule. Et atrocement gênant pour moi. J'étais fière d'avoir un adversaire à ma taille, nous avions combattu comme des lions et maintenant, il pleurait ? Mais c'était n'importe quoi ce Fehort, encore plus marteau que moi. Je lui marmonnais d'ailleurs:

-C'est bon là, arrête de pleurer, c'est pas grave. C'est la guerre, c'est normal qu'il y ai des morts. C'est ton métier de la donner. Aller quoi, fais un effort, c'est gênant pour nous deux. Soit un homme un peu, reprend toi !-

Bon, ok, moi aussi j'avais versé une larme dans la journée, mais c'était de colère et de colère contre moi même, pas sur le sort des peuples...La situation était très embarrassante. J'aurai pu en profiter pour en finir avec cette histoire mais quelque chose retenait ma main. Peut-être ce brusque revirement de caractère qui, quelque part, faisait échos à certains de mes doutes. Ou alors ses yeux sombres qui reflétait tant et que j'avais tant croisé depuis peu. Et puis c'était traite, il fallait bien le dire. J'eus presque envie de le consoler tellement il faisait peine à voir.
Pour le ramener sur terre, je lui piquais un peu le ventre de mon cimeterre et avec un sourire je lui rappelais où il était:

-Dis, plutôt que de t'interroger sur le sort du monde, sur le mien et sur celui de cet endroit, tu devrais plutôt t'occuper du tien en priorité. Si ma gorge est à ta merci, moi j'ai le pouvoir de répandre tes entrailles par terre et on vit beaucoup moins bien avec. Alors les considérations métaphysique, tu repousse à plus tard. Hum ?-

Mon ton n'avais rien de méchant ou d'agressif, c'était celui d'un prof rappelant à un élève rêveur de se mettre au travail. Il était mignon avec ses grands yeux et ses idées de paix et de vie mais l'endroit et surtout la situation ne s'y prêtaient pas du tout.

[hj: c'est super pourri parce que j'avais fais un truc potable au début mais ça m'a tout effacé alors flemme de tout refaire. A toi de jouer =) ]

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Ven 2 Juil - 23:32

Ca pique!

Quelque chose me pique doucement le ventre, sous ma cuirasse.
Je ne l'avais pas quittée des yeux tandis qu'elle me parlait. Pas grave? Comment pouvait-elle considérer que ôter la vie de quelqu'un même si inférieur n'était pas grave? J'allais le lui faire remarquer lorsqu'elle avoua que la situation la dérangeait elle même. Etait-elle sérieuse? Le fait qu'elle marmonne me faisait penser que oui. Alors je me tus...que pouvais-je dire? Elle avait raison, même si l'accepter me faisait mal.

Voilas! Nous revenons au moment où elle me pique. Sortant un peu de ma torpeur, je n'eu pas besoin de la quitter des yeux pour savoir que c'était avec son épée qu'elle me piquait le ventre. Elle pouvait m'embrocher à n'importe quel moment.
Mais tout comme moi, elle n'en faisait rien. Pourquoi? Je voyais ses yeux, braqués sur les miens, me détaillant, m'analysant , ses beaux yeux si semblable aux miens.

De nouveau, elle me parlait en accompagnant ses paroles d'un sourire, me priant de renoncer à ma déprime expresse et que même moi je n'expliquais pas. Repousser à plus tard mes questions? Elle souriait, mais ne m'empalait toujours pas. Je sentis mon bras faiblir. La pression que ma lame exerçais sur sa gorge se relâchait doucement. Elle me confirma d'ailleurs que mes boyaux étaient à deux doigts d'aller se promener sur l'herbe humide.
Je raffermis mon bras, pressant de nouveau ma lame sur sa peau. Je fis un pas vers elle, ce qui nous plaçait à moins d'un mètre l'un de l'autre. J'esquissais alors un léger sourire qui en disait long sur ce qui suivrait. Une moquerie que je qualifierais d'amicale à la suite de ce combat.

Je suis certes un soldat qui défend son royaume contre ses ennemis, mais ce n'est pas pour cette raison qu'il me plait de tuer.

J'appuyais alors une peu plus mon ventre sur sa lame jusqu'à sentir une goutte de sang imprégner ma chemise.

Mais pourquoi me parles-tu au lieu d'en profiter pour me vaincre une bonne fois pour toute? Pourquoi semble-tu rechigner à tuer Mharcus Feyron plus que quiconque d'autre?

Elle avait maintenant mon nom. Je ne ferais surement pas l'erreur cependant de lui donner mon grade et mon poste au sein de l'armée, elle me tuerait à coup sûr.
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Luella
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Sam 3 Juil - 0:58

Il faisait vraiment des trucs auxquels je ne m'attendait pas. Se planter mon épée dans le ventre en faisait parti. Je ne voulais pas vraiment lui percer le ventre...Enfin...Si, j'en avais assez envie quand je me disais qu'il était ce qu'il était c'est à dire un ver de vase qui n'aurait pas même le droit de laver mon linge s'il était mon esclave. Mais un quelques chose dans son regard retenait mon bras. Voir passer la mort dans ses yeux serait comme la voir passer dans les miens, ils étaient si semblables...C'était déroutant et je me donnais mal au crâne à peser le pour et le contre. Ah tiens ? Une info ? Mharcus Feyron. Je n'oublierai pas ce nom, promis. Par contre, la question me dérangeait déjà beaucoup plus. J'aurai été plus à mon aise s'il m'avait fait enfiler une grenouillère pleine de poil à gratter. J'affichais une moue contrariée pour cacher mon doute sur la question:

-Et toi ? Tu en meurs pourtant d'envie d'en finir avec moi, non ? Et pourtant tu me parles de la vie et de la guerre comme si on prenaient le thé. Alors...alors voila.-

J'aurais pu trouver mieux comme fin mais sur le coup, je manquais cruellement d'inspiration. Je savais où était la pointe de mon épée et en la retirant, j'entaillais la peau perendiculairement à la première plaie pour former une petite croix bien nette avant de retirer ma lame. Je me penchais en avant, enfonçant le fil de son épée dans ma peau jusqu'à ce qu'une goutte de sang vermeil perle et roule dans mon cou, laissant un sillon rouge derrière elle, et je lui tirai la langue. Puis je me reculais et pris la direction de mes deux coéquipiers. C'était du suicide de lui tourner le dos mais je le surveillais et j'avais dans l'idée qu'il ne m'attaquerait pas. Ce soir, il n'y aurait pas plus de sang sur l'herbe. Arrivée en bas du tertre, je me retournais à moitié et lui lançais avec un sourire jovial:

-La prochaine fois, car il y en aura une, je viserai la cible que je viens de tracer. Prépares-toi bien d'ici là, Mharcus le Ferhort.-

Je repris ma route mais à peine deux pas plus loin, je m'arrêtais de nouveau: il s'était présenté et mon non. C'était un peu impoli et il avait gagné un certain respect qui demandait à ce que je me plie à la politesse. Je lançais donc par-dessus mon épaule:

-Je m'appelle Luella.-

Je gardais mon nom pour moi, il était inutile. Il n'y en avait pas deux comme moi de toute façon. Belle, arrogante et terrible combattante, je mettais quiconque au défi de trouve une autre Luella avec tous ses critères réunis. Une fois en haut de la butte, mes deux anges m'entourèrent et voulurent me soutenir. Mais je tiens debout les garçons ! Je suis pas en sucre ! J'acceptais en levant les yeux au ciel le bandage sommaire qu'ils me mirent autour du cou et de la cuisse puis je demandais à partir avant qu'il ne sortent tout le matos d'infirmière. Ils sont adorables mais ils me couvent trop. Je me retournais vers mon adversaire et lui adressais un dernier sourire et un signe de la main comme si nous nous quittions après une après-midi à bavarder entre amis. C'était ridicule mais le combat avait tourné au ridicule avec cet énergumène qui pleure puis s'empale tout seul. Alors je pouvais bien faire un truc gênant moi aussi. Puis nous prîmes tous les trois notre envol et rejoignîmes notre clairière.
Après quelques soins rapides, des plaie désinfectée et des bandages tout beau tout propres posés, je balançais armure et vêtements dans un coin de tente, me glissais en habits d'Eve dans une grosse couverture et prit Lust dans mes mains. J'avais besoin de câlins et de douceur après ce que cette brute m'avait infligé. J'avais les bras douloureux et les jambes en compote. Et pourtant, je m'endormis avec le sourire.

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Mharcus
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MessageSujet: Re: Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]   Sam 3 Juil - 1:38

Sa réponse-question me surpris. Je pensais qu’elle avait compris depuis l’après-midi, mais visiblement non. Je me devais d’être clair à ce sujet une bonne fois pour toute.

Je n’ai jamais souhaité ce combat. C’est pour cela que je ne t’ais pas attaqué cette après-midi, sans quoi tu serais morte, à coup sûr. Mais tu étais paisible, inoffensive et j’ai immédiatement vue en toi une guerrière au repos. Certes, je t’avouerais que je ne m’attendais pas à un tel niveau, mais j’ai jugé que comme tous guerriers, même ennemi, tu avais droit à un moment de détente et de repos. Pour profiter de la vie qui est si belle et intéressante.

La croix qu’elle fit sur mon ventre me piquait, mais aucun trait de mon visage ne changea. Je restais stoïque, comme à mon habitude. Ce qui me fit tiquer, c’est lorsqu’elle s’entailla la gorge. Je faillis lui dire d’arrêter, mais aucun mot ne sortie de ma bouche. Elle me tirait la langue ? Mais que…
Ce geste si enfantin, si innocent, si drôle me fit sourire. Elle avait le visage déformé par sa grimace, mais il réveillait un aspect que comme moi elle dissimulait. Sa sensibilité devenait apparente par ce geste si simple, tout en lui donnant une bouille des plus mignonnes. Je me fis violence pour retirer cette idée de ma tête, sans succès. Puis elle tourna les talons et s’éloigna.

Sa mise en garde m’arracha un sourire qui s’étendit jusqu’à mes oreilles. Je lui lançais sur le même ton jovial :

Pour toi Aluïs je serais toujours l’arme au poing pour t’en faire baver.

Luella. Je lui avais donné mon nom, elle me donnait le sien. Echange de bons procédés entre deux ennemis. Le respect de l’adversaire. Une belle mais terrible valeur.
Je restais là, à observer ses deux soldats la soigner et lorsqu’ils s’envolèrent, j’eu un sourire en voyant son geste, auquel je ne répondis pas. Je ne l’ais pas pus.

Plus tard, le lendemain matin, Luella trouvera un livre devant sa tente. Le livre des Chants Aluïs Oubliés. Dans ce livre, elle trouvera sa plume ainsi qu’un message, très court.

« Luella,

Ce fus un honneur pour moi de me mesurer à toi, même si du fond du cœur j’aurais préféré l’éviter. Ce combat restera à jamais gravé dans ma mémoire comme l’une de mes plus belles victoires. Un Fehors et une Aluïs qui se sont battus dans le respect et avec humour. Une Aluïs à souris à un Fehors, peut-être que la prochaine fois que nous nous croiserons cela marquera ma fin, mais je ne perds pas l’espoir qu’un jour nos deux peuples s’allient de nouveau et apprennent à cohabiter en voisins pour se protéger des autres races.

En attendant de revoir ton sourire entre deux coups d’épées.

Ton meilleur ennemi.

Mharcus FEYRON
Chef des Armées du Royaume Fehors
. »

Sa troupe et elle pourrait me chercher durant des jours sur la Parcelle Isolée, j’avais disparut, retourné chez moi.
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Une rencontre aussi étrange qu'improbable [PV Luella]

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