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 Début d'un truc de Mharcus

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Mharcus
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MessageSujet: Début d'un truc de Mharcus   Mar 16 Nov - 23:57

Ce pourrait être le prologue d'un machin que j'écris.
Si vous avez des commentaires, merci de les mettre dans le topic spécialement fait pour Smile


****************************Debut****************************

Le monde autour de moi s’est refroidit bien que le ciel soit toujours baigné de soleil et que les rayons de se dernier frappent toujours le sol, faisant scintiller les premières gouttes de rosé.
Le monde se calme enfin après les semaines mouvementées qui viennent de s’écouler, laissant les êtres de la nature sortirent de leurs cachettes pour de nouveau vivre leur existence tranquille.

Moi, j’observe ce monde, ce monde qui est le mien, qui m’a vu naître et évoluer.
J’observe ce que le monde est devenu, changer par la main de l’homme, à jamais modifié par notre folie.

Et quelle folie !
Lorsque les hommes sombrent dans la folie guerrière, répandant le sang de leurs confrères sur la terre, que les peuples se divisent, forment des alliances, en rompent, trahissent leurs promesses et que le nombre de mort grandit de jour en jour, le monde qui les accueille change automatiquement et ce de façon irrémédiable.
La guerre, le pire fléau qui soit pour nous tous. Les innocents sont toujours ceux qui souffrent le plus de par les enrôlements forcés, les meurtres gratuits, les viols ainsi que les destructions répétées de villages. Des soldats, majoritairement contraints de marcher sur un ennemi qui n’en est pas un, noyant leur chagrin en engendrant celui des autres et qui n’aspirent au finale qu’à retourner à leur paisible vie d’avant, que leur camp ai gagné ou non.
Cela, au final, ne les importe que peu.

Et je suis là, scrutant le résultat de mes yeux bleus fatigués, observant la plaine qui s’étend entre ma colline et le village en cendre, quelques centaines de mètres plus loin.
Les oiseaux commencent à nouveau à chanter, masquant petit à petit les gémissements et râles des blessés. Certains seront morts d’ici demain car personne ne va venir les chercher avant l’aube. Pour le moment c’est la fête, dans les deux camps. L’un fête sa victoire, l’autre la fin de la guerre, simplement. Et les deux ont raison.
Pour une fois.

Une forme mouvante attire mon regard, une femme sort du village en tenant un enfant en pleurs par la main, et un bébé hurlant dans l’autre. Si on cherche bien, on devrait trouver un mari écrasé par sa maison ou avec une balle quelque part dans le corps. Pauvre bougre qui bêchait sans doute la terre pour une misère mais permettant de faire survivre sa famille. Lui aussi avait raison, une existence simple au sain d’une famille heureuse et aimante. Je n’ais pas eu cette chance moi. Je n’ais pas fais ce choix, je n’ais pas pus.
J’aurais aimé pourtant.

Maintenant, c’est trop tard. Trop de sang, trop de batailles, trop, beaucoup trop. Et puis de toute façon, je ne peux pas.
Je suis prisonnier, prisonnier de mon âme et de mon passé.
Le monde à changé, pas moi.
Je suis maintenant debout, arpentant le chemin de terre qui me conduit droit sur la femme aux enfants.

Tout est trop complexe et pourtant d’une simplicité effarante. Tout va trop vite et pourtant rien ne bouge.

Mais la guerre est finie, toutes mes promesses tenues, sauf celle que je me suis faite. Il y a longtemps, tellement longtemps. Je ne l’ais jamais oublié. Comment aurais-je pus ? Ce genre de promesse, on ne peut pas l’oublier.
Jamais. Jamais on ne peut oublier qu’on s’est promis qu’à la fin de la guerre on ira voir un enfant pour, sans un mot le prendre dans ses bras et pleurer. Je ne peux pas oublier ça. Tout comme je ne peux oublier pourquoi j’ai fait cette promesse. Cela ne s’oubli pas, jamais.

Jamais on ne peut oublier qu’on a tué un enfant...

...de sang froid !

*****************************Fin*****************************
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Mharcus
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MessageSujet: Re: Début d'un truc de Mharcus   Ven 19 Nov - 15:35

Chapitre 1


Seize ans plus tôt, c’est d’après mes souvenirs là que tout à commencé. C’est là que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui.

A cette époque, alors âgé d’une quinzaine d’années à peu de choses près, je menais une vie de misère. Sans argent, sans abris, sans famille, sans souvenirs, je hantais les sombres ruelles d’une villes glauque n’offrant ni avenir pour les pauvres ni opportunités pour les riches. Une ville inutile pour une population pourrie vivant de la vente d’alcool, d’armes, de la prostitution ainsi que de quelques usines venues chercher une main d’œuvre à prix réduit.
Chaque jour, des gens et des prostitués mourraient à cause de l’alcool, des armes ainsi que d’accidents au travail.
Charmante bourgade, il n’y a pas à dire.

Au milieu de l’indifférence, du mépris, de la peur et de la haine générale, je déambulais, d’une ruelle à l’autre, d’une poubelle à une autre trouvant parfois des restes à manger ou quand j’étais chanceux, un fond de whisky. A la nuit tombée, le meilleur moyen de me trouver était de chercher sous des porches sombres et sales ou parfois dans des remises d’où j’étais chassé à coups de bâton au petit matin.
Bref, la vie minable d’un rebus minable d’une société minable dans une ville minable.
Et en plus, je n’avais plus de passé, plus de mémoire, un amnésique paumé dans un monde merdique où la guerre n’arrangeait rien.
Oui, la guerre était déjà là à ce moment, en fait un clochard m’avait dit un jour qu’elle avait débutée il y avait environ seize ans. Puis il m’a lorgné d’un œil blafard, l’autre étant recouvert d’une cataracte grise, à jaugé mon âge pour finir par me dire de dégager vite fait avant que je ne « prenne son pied au cul ». Le pauvre, il était tellement imbibé qu’il m’aurait sans-doute raté pour se prendre le mur, s’ouvrir la jambe sur une barre en métal et crever quelques semaines plus tard d’une gangrène qui l’aurait fait pourrir jusqu’à la moelle.

La guerre avait donc commencée à la même période que ma naissance, c’est de bonne augure ça tiens. Après tout, je ne m’en souvient pas, de ma famille non plus.
Parlons en de celle là tiens. Deux solutions s’offrent à moi et je n’ais jamais su laquelle choisir ni laquelle était la meilleur.
Soit nous formions une belle famille, aimante et chaleureuse où se retrouver le soir pour un repas était plaisant et divertissant. Une mère au foyer s’occupant de ses enfants ou travaillant comme boulangère ou tisseuse pour quelques sous en fin de mois, un père travaillant à l’usine, métier usant et mal payé mais qui permettait de faire vivre sa famille dans des conditions corrects, peut-être un ou deux frères et sœurs faisant des études ou suivant les voies des parents. Cette famille là serait sans doute morte dans l’écroulement de sa maison, le père cané lors de son premier jour de combat après avoir été recruté par une mobilisation générale.
Soit, mon père était ouvrier, alcoolique et violent, qui rentrait tard et complètement ivre, battant sa femme pour la sauter, frappant ses morveux de gosses pour le plaisir, voir passer sur sa fille quand la mère se débattait trop. Une mère soumise, dépressive, haïssant son mari mais trop craintive pour le fuir, haïssant par la même occasion ses enfants puisque lui rappelant son enfoiré d’époux. Frères et sœurs parties définitivement et depuis longtemps pour fuir les assauts et la violence du vieux, j’ai peut-être fais pareil.
La mère se serait suicidée, la fille terminant peut-être avec le même genre de mari, le fils mort à la guerre et le père égorgé lors d’une bagarre entre poivreaux.

Dans les deux cas, la guerre à foutue le bordel et m’a jetée à la rue, rue où dans les deux cas, je me suis réveillés après avoir tout oublié, lamentablement vautré entre les décombres de maisons, boutiques et agrémenté de quelques cadavres encore chauds.
Mais je ne regrettais pas de ne pas me souvenir de ma famille car peut-importe le cas de figure, se souvenir d’une famille aimante détruite est déprimant et s’il y en a qui ont survécus, personne ne m’a jamais recherché. Etais-je déjà si détestable ?
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