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 Au croisement d'une racine, un nérise sortit de son bocal !

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Sky
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Messages : 237

MessageSujet: Au croisement d'une racine, un nérise sortit de son bocal !    Jeu 7 Oct - 22:09

Sky dans un pré par l'odeur alléché... ça pourrait commencé de la sorte. Hélas, je n'avais pas prévu de tomber sur tout un régiment de Nérises. Mais alors pas du tout, la seule chose qui m'avait attiré jusqu'au beau milieu de cette clairière en bord de mer c'était l'odeur de poisson. Une odeur de poisson et de cuir chaud, j'ai tout de suite pensé, steack et brandade de morue ! Pardis, non ! C'était tout un bataillon d'homme de l'eau qui me fixèrent comme si j'étais tombé du ciel. Et c'était le cas.

Et là, moi qui était soudain tombé des nuages, je m'étais retrouvé à graviter en aveugle au milieu de l'odeur de poisson (excusez moi du peu... mais vous puez messieurs leur dis-je un moment) et j'ai finis par bousculer un grand homme. Plus large que moi mais tout aussi grand. Il avait cependant une étonnante coiffe sur la tête, le seul de tout le troupeau avec un casque. Je sifflais d'admiration en ajoutant quelque "et c'est pas trop lourd pour les cervicales ? Vous en avez couleur fraise des bois ?" Le grand gaillard avait un visage sévère et pourtant un sourire franc illumina son visage. Il perdit au moins... 50 ans d'un coup ! On aurait dit un enfant-homme. Ses yeux étaient voilés d'une double paupière artificielle et il me sembla qu'il était lui même aveugle tant les lentilles étaient remplis de cette fumée blanche. Mais non, il me détailla des pieds à la tête et voyant mon armure et mes yeux bleus. Mes cheveux blancs et l'absence d'ailes il piqua un fou rire. Vous imaginez même pas ! J'étais rouge de honte. Je lui ai dis de bien vouloir arrêter de rire de moi, c'est qu'on a pas idée de se moquer de l'orage. Il m'a répondu "chiche ?". C'était bien le premier vivant qui répondait "Chiche ?" à "L'orage n'aime pas qu'on oublie qui il est". Les yeux grands ouverts j'ai transformé un tas d'armure sale en un gros aimant. Trois de ses hommes furent happés par ma machination magnétique, le commandant Nérise arrêta de rire aussi net. Il me jaugea encore et encore et son sourire disparu. Mon égo en fut tout heureux vous l'imaginez bien...

-Pourquoi donc es-tu par ici, Orage.
-Sky pour le reste du monde
, fis-je sans une once d'arrogance, je sais pas trop en fait. Je suis tombé par hasard dans le coin et...
-Oui je t'ai entendu comparer mes hommes à un banc de thons.
-Je réitère, s'ils étaient plus petit je les aurais fais grillé au feu de bois.


Son rire retentit soudainement. Puissant. Il faisait vibrer les arbres. Il se tourna vers ses hommes et rit de plus bel en disant que l'orage était son invité parce qu'il aimait mon humour. Qui a dit que je faisais de l'humour ?

Il m'a alors guidé vers une tente et en entrant une odeur salée attira mon appétit. Certes, l'orage n'a aucun appétit, enfin pas de ce genre là, mais aujourd'hui j'avais décidé que je profiterais de ce corps organique pour découvrir ce qu'est la saveur. Bref, toute une aventure et voilà où j'en étais. De fil en aiguille. Ou d'une soupe à une assiette, j'ai parlé, énormément parlé car Alidan était quelqu'un de curieux. Il croyait que j'étais un parias. Je lui ai dis que non, bien sûr. Je suis l'Orage. L'électricité sous toutes ses formes. Il ne paru pas me croire, mais il ne dit rien. Son regard me traversait comme si j'étais la dernière des ombres, il penchait la tête, appuyée sur son poing et m'invitant à manger à ma faim (et plus) il m'écouta bien vite raconter mes derniers malheurs. L'histoire de l'Ombre dans la caverne attira son attention, il me posa plein de questions sur la jeune femme mais ne reçu que des "c'est super bon ça, c'est quoi ?" "Une jolie femme, vraiment !" "Oui oui, elle a emportée l'ombre, mais elle aurait très bien pu ouvrir la gourde dans le désert à midi et se débarrasser de tous ses ennuis !" Il n'était pas bien plus avancé jusqu'à ce que je râle sur la famille nimbus. Incapable de s'entendre entre eux, Cumulonimbus avait lancé au milieu d'une belle journée d'été un sujet fort désagréable.

-Cumulonimbus ?
-Oui le petit nuage là, il se cache toujours quand je suis là haut, il ne m'aime pas trop.


Une question allait transpercée ses lèvres mais il su d'avance que je lui répèterai que je suis l'Orage et la foudre, et le tonnerre et les éclairs... Alors d'un bref mouvement de la main, le visage presque ennuyé de m'écouter raconter mes petits malheurs il m'invita à continuer.

-Je disais, je peux me resservir de ceci ? fis-je soudain un doigt pointé sur un énorme plat de poisson à demi mangé avant de reprendre, donc Cumulonimbus narguait son grand frère, un vieil ami qui m'accompagne toujours quand je m'amuse à gronder là haut, il lui disait qu'il était le seul nuage que tout le monde aimait. Car oui, un nuage d'été c'est agréable, les vivants s'imaginent qu'ils ont des formes et qu'en devinant la bonne ils pourront faire un voeux ! Enfin voyez son grand frère plutôt malaimé, à cause de moi je dois l'avouer, s'est mis en tête de transformer cumulonimbus en un micronimbus... Et j'avais beau essayer de raisonner l'un et l'autre, ils s'insultaient de tous les noms c'était... grandiose entre les Coton-tige et compagnie... Et puis ils ont failli en venir aux mains ! Le ciel s'était assombris et mon vieil ami avait déjà commencé à souffler les vents. Une vrai tempête se préparait là haut. Mais même nous n'aimons pas trop les tornades, quand elles passent sur les lacs elles aspirent de grandes quantités d'eau et nous balance des bancs entiers de poissons malchanceux. Après on les renvoi de l'autre côté des parcelles histoire de s'en débarrasser avant qu'ils ne nous pourrissent entre deux gouttes. Monsieur, vous pourriez me resservir de cette soupe. Merci ! Où j'en étais ? Ah oui la tour ! Et donc...

-Quelle tour ?
Tonna-t-il ?

Ses longs cheveux s'éparpillèrent sur ses épaules et son visage me paru soudain parcouru de l'électricité qui m'habite. Il avait du charme et ce charisme s'exprimait réellement dans ses yeux. J'étais moi-même fasciné de rencontrer un tel individu.

-Oui la tour. Ah mais attendez j'y suis pas encore ! Donc, j'ai essayé d'empêcher la confrontation tempêtueuse mais rien n'y fit et quand ils se sont rentrés dedans, en quelque sorte, j'ai été littéralement expulsé vers le sol ! Une boule de foudre descendue du ciel ! En piqué vers le sol. Et mon corps n'était pas encore formé que soudain je butais contre un obstacle invisible. Je suis resté coincé un bon moment là haut, mes éclairs avaient du mal à se ressouder entre eux car la chose invisible pulsait d'un coeur tout à fait singulier.

-Et ?
ses lèvres frémissaient d'impatience. Il m'enjoignit de continuer en remplissant une énorme chope de vin odorant.

-Patience ! Le sermonnais-je une cuisse de je ne sais quoi dans la main gauche et la choppe dans la main droite. Donc j'étais là haut sur ce truc invisible et quand j'ai commencé à rassembler la matière pour me former ce fut comme si la tour avait disparue ! Pouf ! Plus de tour ! Je suis tombé droit sur le sol (et j'ai eu des bleus pendant des jours -et Cumulonimbus n'a de cesse de me rappeler ce moment fort hilarant) quelques jours plus tard j'y suis retourné sur cette plaine de la parcelle isolée. Je me souviens de l'emplacement de la tour parce qu'il y avait deux collines et une moitié de canyon à moitié rongé par le temps. C'est pas très loin d'ici.

-Une tour invisible dis-tu !
Il me coupait parce que bon, je peux le comprendre, quand je m'y mets je suis intarissable. c'est qu'il se passe plein de choses là haut !

-Oui ! Invisible. Mais on ne peut la voir et la toucher qu'à condition de l'être aussi !

-Juste à côté en plus. Que sais-tu d'autre ?

-Hum. Je peux avoir à nouveau de la soupe ?


Le soldat qui nous servait remplit mon bol à rabord et les sourires ce firent plus généralisés à la table de leur commandant.

-Parles donc ! Sa voix grave semblait ricocher sur ses convives tant elle était puissance. Tu peux bien manger en même temps, non ?
-Oui oui. Donc je disais... Hum. À oui la tour invisible. Donc la tour est invisible mais ce n'est pas ça le pire. C'est qu'en voulant y retourner l'autre jour, Alizée, une cousine de Cumulo est venue me dire qu'il avait entendu des échos moyennement joyeux pour cette tour ci. Vous savez quand une tour change de propriétaire elle émet un grondement que je suis le seul à entendre il parait. Son coeur s'arrête et redémarre en quelque sorte. Et son chant est assourdissant comme si elle se ré-accordait. C'est très douloureux ! Enfin bref, fis-je en voyant son air exaspéré, Alizée m'a dit que Anugès parlait de la tour, mais comme elle est aussi passée non loin de chez les Fehort elle a aussi entendu des messes basses sur cette fameuse tour. Elle m'a prévenu illico, pensez-bien, elle s'inquiète pour ma santé. Enfin voilà, il parait que les troupes Aluïs et Fehort se dirigent vers la tour en ce moment même pour la conquérir.

-Tu ne veux pas qu'on prenne la tour ?

Pourquoi donc cette question ? Pensait-il vraiment que je venais le prévenir pour qu'il aille mettre des bâtons dans les roues des deux autres camps ? Je ne lui en veux pas, c'est tout à fait logique. Et l'estomac se remplissant je suis encore plus bavard qu'une pie (et croyez moi, elles parlent beaucoup).

-Ce n'est pas à moi de décider de ces choses là.

-Si je la prends te dresseras-tu contre moi, Orage ?

-L'orage précède la pluie, et si le tonnerre sert le coeur de toute créature, l'eau, elle, vous aime et vous bénit.


On m'a laissé la tente et tous les plats remplis... Ils sont tous partis combattre. Des renforts furent appelés depuis la capitale Nérises et la suite... et bien la parcelle isolée à vu du monde récemment. Je crois bien que j'y étais...

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Quand l'orage ne gronde, il s'échoue sur les plaines et observe le ciel pleurer en son absence.
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